En attendant les autobus électriques, le Réseau de transport de la capitale (RTC) poursuit ses achats de modèles hybrides.
En attendant les autobus électriques, le Réseau de transport de la capitale (RTC) poursuit ses achats de modèles hybrides.

Le RTC commande 30 nouveaux véhicules hybrides

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
En attendant les autobus électriques, le Réseau de transport de la capitale (RTC) poursuit ses achats de modèles hybrides. Elle annonce une nouvelle commande de 30 véhicules; une dépense évaluée à quelque 37,4 millions $ qui grimpera à 44,9 millions $ en ajoutant les intérêts qui seront payés durant les 10 prochaines années pour rembourser l’emprunt.

L’emplette était prévue dans le grand plan d’acquisitions d’autobus neufs qui s’étale de 2020 à 2029, explique Brigitte Lemay, coordonnatrice aux relations publiques. Et dans ce «plan», il est inscrit qu’il faudra dénicher 30 véhicules en 2021.

«La quantité achetée reflète les besoins de remplacement des autobus qui ont atteint leur durée de vie utile (qui est d’environ 16 ans).»

Le conseil d’administration de la société de transport municipale a donc voté un emprunt de 37,4 millions $ mercredi soir. À terme, le RTC escompte cependant ne payer qu’une fraction de la facture, le gouvernement national subventionnant ce type de transaction. Cette fois-ci, le trésor public québécois devrait rembourser autour de 33,6 millions $, selon des documents officiels expliquant le dossier.

Pourquoi ces véhicules coûtent-ils si cher? «En ce qui concerne les coûts, ceux-ci sont issus d’un contrat conjoint avec l’ensemble des sociétés de transport du Québec, via l’Association du transport urbain du Québec (ATUQ), attribué à l’issue d’un appel d’offres public», explique Brigitte Lemay. «Ils reflètent donc le marché.»

Et pourquoi ne pas acheter des autobus électriques? «Avant d’entamer l’acquisition de véhicules électriques, nous devons attendre la confirmation du financement du gouvernement du Québec, pour ensuite procéder à la mise à niveau de nos infrastructures afin qu’elles permettent le remisage et la recharge de ce type de véhicules. Or, en attendant, nous devons quand même poursuivre notre plan de remplacement du parc. C’est pour cette raison que le Programme d’immobilisations 2020-2029 prévoit l’achat d’autobus hybrides.»

Nouvel entrepôt

Par ailleurs, le RTC va acheter l’ancien entrepôt de l’entreprise vestimentaire Simons dans le parc industriel Frontenac, près des autoroutes Henri-IV et Robert-Bourassa.

«Ce troisième centre d’exploitation offrira l’espace nécessaire au remisage et à l’entretien d’environ 180 autobus standards et articulés», décrit Brigitte Lemay. 

Cet immeuble s’ajoute au centre Lebourgneuf, inauguré en 1979, et au centre Métrobus, mis en opération en 2009, lit-on dans un communiqué de presse

Le bâtiment coûtera environ 32,5 millions $. Il faudra investir gros pour l’aménager selon les besoins du RTC.