Au lendemain de l'élection du gouvernement libéral minoritaire de Justin Trudeau, les discussions sur la sécession dans l'Ouest canadien se multiplient.

Le résultat électoral alimente le débat sur la sécession dans l'Ouest canadien

CALGARY — Les discussions sur la sécession dans l'Ouest canadien - ou «Wexit», comme certains l'appellent - se multiplient au lendemain de l'élection d'un gouvernement libéral minoritaire.

Les libéraux ont réussi à conserver des sièges en Ontario, au Québec, dans les provinces de l'Atlantique et en Colombie-Britannique, mais l'Alberta et la Saskatchewan sont tapissées du bleu conservateur, à l'exception d'une circonscription néo-démocrate à Edmonton.

La page Facebook de «VoteWexit», avec sa devise «The West Wants Out» («L'Ouest veut se séparer»), compte plus de 150 000 membres.

Et une pétition en ligne appelant à une alliance de l'Ouest et à la séparation de l'Alberta a été soutenue jusqu'à présent par quelque 26 000 personnes.

Grant Fagerheim, chef de la direction de la société pétrolière Whitecap Resources, a soutenu que les contributions de l'Alberta et de la Saskatchewan à l'économie canadienne n'étaient pas évaluées à leur juste valeur.

M. Fagerheim n'est pas étonné qu'il ait été question de séparatisme dans l'Ouest, mais doute que cela entraîne des actions concrètes.

«Je ne crois pas à l'heure actuelle que les gens, qu'ils habitent en Saskatchewan ou en Alberta, seraient prêts à dire qu'ils sont Canadiens avant tout», a-t-il tout de même relevé.

M. Fagerheim a déclaré qu'il était pour sa part traditionnellement fédéraliste, tout en ajoutant ne pas pouvoir dire en ce moment qu'il est fier d'être Canadien.