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Le rat, un casse-tête mondial

Jean-Simon Gagné
Jean-Simon Gagné
Le Soleil
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Avertissement. Si vous souffrez de la phobie du rat, l’une des plus communes, ne lisez surtout pas ce qui suit. Autrement, préparez-vous à plonger dans un monde où la survie se joue souvent dans l’ombre de la société humaine. Un monde parallèle. Un monde fait comme un rat.

À quel âge avez-vous aperçu un rat pour la première fois? Je veux dire, un rat en liberté. Un vrai. Moi, ça devait se passer en première année. Ou peut-être à la maternelle. Il y avait des travaux dans l’école. La seule chose dont je me souviens clairement, c’est d’avoir vu l’institutrice bondir sur son pupitre d’un seul coup. Un exploit remarquable, puisqu’elle portait des talons hauts! La pauvre criait des choses incompréhensibles, en pointant quelque chose. Une ombre, dans un coin.

Plusieurs adultes sont arrivés, probablement attirés par les cris. Ils ont parlé longtemps. Notre institutrice ne voulait plus redescendre de son perchoir. Dans la classe, la plupart des enfants n’avaient pas vu grand-chose. Personne n’avait peur. Tout le contraire. Nous pouffions de rire en nous bouchant les oreilles, pour ne plus entendre les hurlements. À la fin, il me semble que les adultes ont descendu l’institutrice avec les bras en croix, plus raide qu’un Jésus en plâtre.

L’animal, lui, était disparu depuis longtemps.

Un corps d’athlète

Un rat! Encore aujourd’hui, les mots provoquent instantanément le dégoût. Ou la peur. Ils claquent comme une menace. Vrai que l’animal semble doté de super-pouvoirs. L’émail de ses dents, aussi dur que l’acier, lui permet de grignoter le ciment, le verre et le cuivre. D’un seul élan, l’acrobate bondit à un mètre de haut. Il peut sortir indemne d’une chute de 10 mètres. Il arrive même à se faufiler dans une ouverture à peine plus grande qu’une pièce de 25 cents.

Le rat est aussi très prolifique. Une femelle de rat brun peut accoucher de 6 à 12 petits.1 À 10 ou 12 semaines, les ratons peuvent déjà se reproduire à leur tour. En théorie, un couple de rats peut engendrer une colonie de 1500 descendants en l’espace d’un an. Plusieurs millions, au bout de trois ans. Pour reprendre l’expression consacrée, si la nature ne les éliminait pas en grand nombre, nous pataugerions bientôt jusqu’au cou dans une mer de rats.

Le rat s’impose comme un fin gourmet. Il peut détecter une cuillère à thé de chocolat dans 5000 litres de lait. Il possède aussi un appétit d’ogre. L’animal mange 10 % de son poids par jour. Neuf kilos par an.2 En Inde, le ministère de l’Agriculture a déjà calculé que les rats dévorent en une année suffisamment de grain pour remplir un train de marchandises faisant plus de 4800 kilomètres de long, soit la distance entre Québec et Vancouver! 3

Le rat s’infiltre partout, y compris au cœur du pouvoir. À Washington, le rongeur est un habitué de la Maison-Blanche. Le président John F. Kennedy en aurait tué un à coup de talon de soulier, dans le Bureau ovale. Jimmy Carter se plaignait de la puanteur des rats morts dans les murs.4 En 1990, la première dame, Barbara Bush, a été terrifié de remarquer qu’un gros spécimen nageait avec elle, dans la piscine.5 En avril 2020, alors que Donald Trump donnait un briefing, un rat a été aperçu derrière lui, longeant les murs du célèbre bâtiment.6

«Si le rat pesait 20 kilos de plus, il serait le maître du monde», aurait dit Albert Einstein.

«Nos grandes villes sont devenues des «métropoles du rat» parce qu’elles sont aussi des «métropoles du déchet», répète inlassablement Bobby Corrigan, l’un des experts mondiaux du rongeur.

Un poil de chocolat

À l’échelle du monde, le rat constitue un casse-tête. Avec sa cousine la souris, il détruirait jusqu’à 20 % de la nourriture destinée aux humains.7 Pour un grain rongé, dix seraient contaminés par son urine ou par ses déjections.8 Un seul rat peut produire 25 000 crottes par année. Il dissémine des millions de petits poils derrière lui. Il est si présent que plusieurs aliments contiennent sa trace en quantité infime. Au Canada, selon les normes en vigueur, une tablette de chocolat peut contenir l’équivalent d’un poil de rongeur par 100 grammes… en toute légalité.9

Aux États-Unis, chaque rat adulte causerait 15 $ de dommage à l’économie.10 Normal. Le prodige surgit souvent là où on l’attend le moins. Récemment, les garagistes américains constataient une augmentation des fils électriques de voiture rongés ou sectionnés. La faute à certains constructeurs automobiles, qui utilisent du matériel à base de soja ou de maïs pour isoler les câbles. Un goût irrésistible pour tout bon rat normalement constitué.11

Le rat mange de tout, ou presque. Au faîte de sa gloire, au début des années 90, le narcotrafiquant colombien Pablo Escobar encaissait des profits pouvant atteindre 420 millions$ par semaine. Il accumulait tellement de billets qu’il les entassait en vitesse dans des entrepôts abandonnés ou dans des caches enterrées sous des champs. Le «roi de la cocaïne» pensait que ses billets se trouvaient en sûreté. Il avait seulement oublié les rats. Une erreur colossale.

Au fil des ans, on estime que les rongeurs ont grignoté plus de 10 % de sa fortune, soit une montagne de billets estimée à 2,1 milliards $. Le casse du siècle.12

«La métropole du rat»

La liste des maladies que peut transmettre le rat donne toutes sortes de palpitations aux hypocondriaques. En 2014, une étude de l’université de Colombia suggérait qu’un rat de New York constitue une arme biologique miniature, susceptible de transmettre une quarantaine de maladies et d’infections, notamment la bilharziose, le typhus murin, la salmonellose, la leptospirose, la bactérie C. difficile et plusieurs virus proches de l’hépatite.13

Plus récemment, d’autres chercheurs ont semé l’émoi en trouvant dans le métro de New York des traces de la peste bubonique, une maladie transmise par la puce du rat noir, un cousin du rat d’égout.14 Pour calmer le jeu, la direction des transports de New York a dû publier un communiqué spécifiant que les bactéries ne se trouvaient pas en quantité suffisante pour menacer la santé humaine.15

À qui la faute? «Nos grandes villes sont devenues des «métropoles du rat» parce qu’elles sont aussi des «métropoles du déchet», répète inlassablement Bobby Corrigan, l’un des experts mondiaux du rongeur. Selon M. Corrigan, le rat trouve dans une ville comme New York tout ce dont il rêve. D’abord des terriers chauffés à l’année [le métro et les égouts]. Ensuite, des infrastructures vieillissantes qui lui offrent quantité d’ouvertures et de cavités pour s’abriter. Finalement, les parcs lui procurent […] un ravitaillement constant en pointes de pizza et en os de poulet.»16

M. Corrigan sait de quoi il parle. Durant ses études, il se couchait parfois dans une ruelle infestée de rats, avec du beurre d’arachide répandu tout autour de lui, pour mieux les photographier.

— Non, ce n’était pas totalement sécuritaire, a-t-il confié au journal The Guardian. Oui, il arrivait que les rats me fassent pipi dessus. Pour la recherche, tu fais parfois des choses un peu folles.17

Le syndrome Ratatouille

À Paris, l’histoire de la cohabitation entre les rats et les humains se révèle pleine de surprises. Il y a quelques semaines, à l’occasion du 150e anniversaire du siège de la ville par l’armée prussienne, les médias ont rappelé que le rat était alors devenu un mets recherché. Une occasion de ressortir la recette du «rat à la bordelaise», cuisinée par les Parisiens affamés de l’époque. Le Soleil l’avait partagée avec vous, il y a quelques années :

  • Enlevez la peau du rat;
  • Immergez la viande pendant 24 heures dans deux litres de vin rouge;
  • Faites griller l’animal jusqu’à la consistance voulue;
  • Servez avec un sauce épaisse, dans laquelle vous ajouterez des olives noires et des échalotes;
  • Ne dites surtout pas à vos invités de quelle viande il s’agit. Parlez de petit lapin...

À Paris, le rat ne génère pas souvent la bonne humeur. Périodiquement, l’opposition municipale ressort le chiffre plus ou moins fiable voulant qu’il existe deux rats pour chaque habitant de la ville! À plusieurs endroits, des citoyens exaspérés constituent des brigades anti-rats, dirigées par un «expert». La plus célèbre, celle du 17e arrondissement, prétend avoir découvert un truc infaillible pour rendre ses appâts attrayants. Elle y ajoute une goutte de Pastis...18

Mine de rien, le rat arrive aussi à se faire des amis dans la capitale française. Un lobby pro-rat a même vu le jour. En 2016, une pétition réclamant la fin au «génocide des rats» a recueilli 26 000 signatures.19 «Aucune législation ne protège ces pauvres bêtes, se désolait la responsable de la pétition, Josette Benchetrit, une psy à la retraite. C’est un délit de sale gueule.»20

À Paris, l’association Zoopolis milite désormais en faveur d’une cohabitation harmonieuse entre les humains et les rats. En septembre 2018, elle a commencé une campagne d’affichage dans le métro de Paris. On pouvait y voir un adorable petit raton, tenant une pancarte sur laquelle on pouvait lire, en bon français: «free kisses». «Les rats ne sont pas nos ennemis».21

Signe des temps, les rats parisiens peuvent compter sur des gens qui les nourrissent, durant les périodes difficiles. On parle même du syndrome Ratatouille depuis le succès du film qui raconte l’histoire d’un rat cuisinier à Paris. En 2019, la police a distribué 420 contraventions, principalement à des touristes.22

Dans plusieurs grandes villes, on reconnaît désormais l’importance du rat dans le nettoyage des égouts. À Paris, il consommerait jusqu’à 34 000 tonnes de détritus, chaque année.

Coyotes et crustacés

Au fil des siècles, tout a été essayé pour se débarrasser du rat. Avec des succès variables. Les pièges. Le poison. Les meutes de chats. L’électricité. Durant les années 30, New York bombardait sa décharge de l’île de Rikers avec du gaz moutarde hérité de la Première Guerre mondiale. En 2010, la Ville de Chicago a libéré une soixantaine de coyotes munis de colliers émetteurs, dans des parcs de la ville. À la blague, le comté de Cook, dans le centre-ville, s’est rebaptisé «la plus vaste étude de coyotes urbains du monde».23

À plusieurs reprises, les chasseurs de rats ont crié eurêka! Ils croyaient avoir découvert l’arme ultime. Celle qui allait changer le cours de la guerre. Durant les années 50, on s’enthousiasmait pour la découverte du «mort au rat», un anticoagulant que l’on mélange à un appât. En plus, le poison agissait lentement. Il tuait au bout de plusieurs jours, en provoquant diverses hémorragies internes. Comme ça, les autres rats n’associaient pas les appâts à la mort de leurs congénères.24

Depuis, le poison miracle a montré ses limites. Aujourd’hui, après trois générations d’anticoagulants, des rats ont fini par développer une résistance. Sans compter que d’autres animaux peuvent s’empoisonner en mangeant les rongeurs. En 2012, des chercheurs ont retrouvé des traces d’anticoagulants dans le foie de 100 % des faucons examinés dans la grande région de Vancouver.25

Plus récemment, la biotechnologie est venu à la rescousse. Une chercheuse a développé une mixture qui provoque immédiatement la ménopause chez la femelle du rat.26 De son côté, la Nouvelle-Zélande songe à introduire des rats «génétiquement modifiés» qui rendraient toute la population de rongeurs stérile, au bout de quelques générations. Une méthode controversée, qui vise à faire disparaître le rat sur tout le territoire néozélandais, d’ici 2050.27

Quand il s’agit des rats, l’un des clichés les plus répandus consiste à dire qu’ils survivraient à une guerre atomique. Une affirmation exagérée, mais pas complètement idiote. De 1948 à 1952, les États-Unis font exploser plusieurs bombes atomiques sur l’îlot Enjebi, au milieu du Pacifique. À chaque fois, une immense boule de feu enveloppe l’îlot. Durant quelques secondes, l’air ambiant atteint 10 millions de˚C.

Contre toute attente, une cinquantaine de rats ont survécu, réfugiés au fond de terriers profonds ou cachés sous le bunker construit pour l’occasion. Dès 1957, on évalue leur nombre à plus de 10 000 individus. Ils mangent des insectes ou des petits crabes. Ils ne semblent pas trop affectés par les radiations, qui atteignent encore des niveaux intenses, 70 ans après les explosions.28

Mon rat, ce héros

«Nous détestons le rat parce qu’il prospère dans tous les endroits que nous essayons d’oublier : les égouts, les bâtiments désaffectés, les terrains vagues et les décharges publiques, écrit Robert Sullivan dans son livre Rats.29 Pourtant, une autre image du rat commence à émerger, même si nous sommes loin de l’enthousiasme des fidèles du temple de Karni-Mata, dans le nord-ouest de l’Inde. L’endroit abrite plus de 20 000 rats, qui sont traités avec le plus grand respect. Normal. Les fidèles croient qu’ils sont la réincarnation de poètes et de conteurs.30

Dans plusieurs grandes villes, on reconnaît désormais l’importance du rat dans le nettoyage des égouts. À Paris, il consommerait jusqu’à 34 000 tonnes de détritus, chaque année.31

Sans parler de son rôle dans la recherche scientifique, avec des études au nom aussi poétique que  «Les effets protecteurs d’extraits de marc de raisin riches en polyphénols dans un modèle d’inflammation colique chez le rat».32 En Amérique du Nord, les rongeurs constituent plus de 90 % des animaux de laboratoires.33 Selon les évaluations les plus généreuses, leur nombre atteindrait 111 millions.34

Vrai que la science ne cesse de redécouvrir le rat. L’éternel mal-aimé serait capable d’un certain degré d’empathie. Il émet une sorte de rire lorsqu’on le chatouille.35 Il joue à cache-cache.36 Il serait même capable d’éprouver des regrets.37 Il rêve, probablement à des lieux où il voudrait aller.38 Du genre : «j’aurais donc dû aller au bout de la ruelle, où m’attendait sans doute un cornet de crème glacée à la fraise échappé par terre et quelques fils électriques enduits d’un caoutchouc à base de maïs. Un pur délice!»

Sur les anciens théâtres de guerre, le rat de Gambie, un cousin du rat d’égout, joue les héros. À cause de son odorat exceptionnel, l’animal se révèle très utile comme démineur.39 Il peut renifler une superficie de la taille d’un terrain de tennis en 30 minutes, alors qu’un humain y mettrait quatre jours. Le plus célèbre, appelé Magaw», a détecté à lui seul plus de 67 engins explosifs à travers le Cambodge. Il a «sécurisé» 14 hectares, soit l’équivalent de 26 terrains de football américain.40

Ici et là, le rat devient un animal de compagnie. Moins que le hamster, mais plus que la gerboise.40 On lui organise des concours de beauté, avec des juges qui analysent sérieusement les plus belles oreilles ou les griffes les mieux taillées.41 Signe des temps, des biologistes de New York organisent des «safaris urbains», pour montrer aux touristes la vedette dans son habitat, de préférence à la nuit tombée. Promis, juré, vous traversez plusieurs ruelles sombres, entourés de sacs de poubelles qui bougent tout seuls. Le rêve.41

Avec un peu de chance, vous apercevrez un descendant de «Pizza Rat», un animal devenu célèbre après qu’on l’eut filmé en train de ramener consciencieusement une pointe de pizza chez lui, dans un escalier du métro...44

Épilogue

Impossible de conclure sans mentionner cette blague toute récente, qui se moque des promesses politiques jamais tenues, en particulier lorsqu’elles concernent les rats.

«Il était une fois un politicien qui visitait un village isolé, au milieu des collines.

— Nous avons deux problèmes, commencent les citoyens.

— De quoi s’agit-il, demande aussitôt le politicien en adoptant son air du gars «très intéressé».

— D’abord, il y a des rats partout, expliquent les gens.

Le politicien prend aussitôt son téléphone cellulaire et il s’éloigne. On le voit qui discute. Malgré la distance, on constate qu’il hausse le ton. Puis, il revient vers les villageois.

— Ça n’a pas été facile, mais je vous ai arrangé ça, explique-t-il. Une équipe de dératisation va passer au cours des prochains jours. Je les connais. Ce sont les meilleurs.

Le politicien range son téléphone. Il demande.

— Quel est votre second problème?

Les villageois semblent hésiter. Puis, l’un d’eux se risque.

— Notre deuxième problème, c’est que nous n’avons pas de réseau cellulaire dans le village.

+++

Testez vos connaissances sur le rat

Vrai ou Faux?

  1. Dans une ville, vous ne vous trouvez jamais à plus de deux mètres d’un rat.
  2. Le rat peut se faufiler dans une ouverture grande comme un 25 sous;
  3. Dans les grandes villes, il existe autant de rats que d’être humains.
  4. Le rat brun, notre rat d’égout, peut devenir aussi gros qu’un chat. 
  5. Le rat prolifère seulement dans les endroits malpropres;
  6. L’Alberta constitue le seul territoire habité de grande dimension où il n’existe pas de population de rats; 
  7. Le rat possède un odorat si développé qu’on l’utilise parfois pour détecter la tuberculose;
  8. La plupart des rats bruns ne vivent pas beaucoup plus d’un an;
  9. Le rat vit en groupe très hiérarchisé, avec un chef, une sorte de «classe moyenne» et des quasi-esclaves; 
  10. Le rat est néophobique, i.-e. qu’il n’aime pas ce qui est nouveau.

Réponses :  1. Faux  2. Vrai. 3. Faux. Le nombre de rats dépend notamment de la quantité de nourriture. 4. Faux. 5. Faux. 6. Vrai. 7. Vrai.  8. Vrai. Plus de 90 % ne dépassent pas l’âge d’un an. 9. Vrai. 10. Vrai. En général, il suivra toujours les mêmes trajets.



NOTES

(1) https://animaldiversity.org

(2) Les rats sont entrés dans Paris, L’Histoire, 1er mars 2020.

(3) Albert Marrin, Oh, Rats! Puffin Books, 2006.

(4) John Whitcomb and Claire Whitcomb, Real Life in the White House, Routledge, 2000.

(5) Rat Swam Past Her in White House Pool, First Lady Reports , Los Angeles Times, 10 juillet 1990.

(6) Rodent Scurries Behind Donald Trump During Coronavirus Briefing in the Rose Garden - but Manages to Escape Being Photographed, Daily Mail, 15 avril 2020.

(7) Indiana Department of Health (IDH), Rats and Mice, 2012.

(8) How Alberta Won the Rat Race, Foreign Policy, 31 mars 2019.

(9) Rodent hairs and bugs: The acceptable amount of grime allowed in your food in Canada, Global News, 29 septembre 2017.

(10) Environmental and Economic Costs of Nonindigenous Species in the United States, Bio Science, Cornell University, janvier 2000.

(11) Rats Will Devour your Car, The Washington Post, 13 février 2020.

(12) Legendary Drug Lord Pablo Escobar Lost $2.1 Billion in Cash Each Year — and it Didn’t Matter, (13) Business Insider, 24 septembre 2016.

(13) Rats and Their Alarming Bugs, The New York Times, 14 octobre 2014.

(14) Among New York Subway’s Millions of Riders, a Study Finds Many Mystery Microbes, The New York Times, 5 février 2015.

(15) Bubonic Plague in the Subway System? Don’t Worry About It, The New York Times, 5 février 2015.

(16) Enemy at the Grates, On the Front Lines of Humanity’s High-Tech, Global War on Rats, The Verge, 13 mai 2015.

(17) Man v Rat: Could the Long War Soon Be Over? The Guardian, 20 septembre 2016.

(18) Municipales à Paris : les rats prolifèrent-ils plus vite avec le réchauffement climatique? Le Parisien, 23 janvier 2020.

(19) www.mesopinions.com/petition/animaux/stoppez-genocide-rats/26805

(20) Politique et symbolique : Paris face à la bataille du rat, L’Obs, 12 mai 2018.

(21) Spécial Paris 17e - Alerte aux rats ! La lutte s’organise, Le Point, 6 décembre 2018.

(22) Affamés par les confinements, les rats ont envahi cette cité parisienne, Aujourd’hui en France, 24 janvier 2021.

(23) 60 Wild Coyotes Patrol Chicago (And Occasionally Stop At Convenience Stores), National Public Radio (NPR), 8 décembre 2010.

(24) Enemy at the Grates, On the Front Lines of Humanity’s High-Tech, Global War on Rats, The Verge, 13 mai 2015.

(25) Killing Rats is Killing Birds, Nature, 14 novembre 2012.

(26) Man VS Rat: Could the Long War Soon Be Over? The Guardian, 20 septembre 2016.

(27) New Zealand’s War on Rats Could Change the World, The Atlantic, 16 novembre 2017.

(28) Rats on Atoll Seared by Nuclear Tests Are Providing Valuable Data for Scientists, The New York Times, 18 avril 1977.

(29) Robert Sullivan, Rats, Bloomsbury, 2005.

(30) «La mauvaise réputation des rats remonte à l’Antiquité», Libération, 2 mai 2018.

(31) Les rats, ennemis publics numéro 1 à Paris, Le Figaro, 12 avril 2018.

(32) Université d’Auvergne-Clermont-Ferrand I, 2015.

(33) How Many Mice and Rats are Used in U.S. Labs? Controversial Study Says more than 100 Million, Science, 12 janvier 2021.

(34) The Critical Role of Animals in Developing COVID-19 Treatments and Vaccines, Americans for Medical Progress, 25 mars 2021.

(35) Rats Can Laugh—Provided You’re Willing to Tickle Them, Time Magazine, 10 novembre 2016.

(36) Les animaux joueraient juste pour le plaisir, Science et vie, 23 juiin 2020.

(37) Rats Experience Feelings of Regret, Scientific American, 29 juillet 2014.

(38) Rats Dream About the Places They Wish to go, The New Scientist, 26 juin 2015.

(39) Meet the Giant Rats That Are Sniffing out Landmines, National Geographic, 7 octobre 2015.

(40) Magawa, héroïque rat démineur, Courrier international, 8 octobre 2020. Medical Progress, 25 mars 2021.

(41) They’re Intelligent and Friendly. Why Some People Think Rats are the Perfect Pet, for Fun and Comfort, The Washington Post, 5 octobre 2019.

(42) Albert Marrin, Oh, Rats! Puffin Books, 2006.

(43) Rats Are Taking Over New York City, The New York Times, 22 mai 2019.

(44) Pour voir la célèbre vidéo de «pizza rat»