Le provincial toujours flou sur sa participation au SRB

Alors que les maires de Québec et de Lévis exigent maintenant d'une même voix que les gouvernements fédéral et provincial assument l'entièreté de la facture du service rapide par bus (SRB), Philippe Couillard, lui, maintient le flou sur le pourcentage de la facture qu'il sera prêt à acquitter. 
«Nous, on est prêt à assumer une large part de ce financement-là», laisse-t-il entendre, tout en refusant de dire s'il serait prêt à y mettre plus de 50 % de la facture totale. 
Le budget fédéral déposé récemment prévoit que les contributions d'Ottawa en matière de transports collectifs seront limitées à 40 % des coûts totaux. C'est donc dire que sans une cotisation à hauteur de 60 % de la part du gouvernement québécois, les villes de Québec et de Lévis devront sortir leur chéquier.
Philippe Couillard indique que les questions de financement seront résolues lorsque des «chiffres précis» seront disponibles. «On n'a pas encore assez de détails pour dire [au gouvernement fédéral] : "on a besoin de tant de votre part". [...] Le gouvernement fédéral, comme c'est le cas pour le REM, comme c'est le cas pour la ligne bleue de métro, doit nous éclairer.»
«Très bonne nouvelle»
Le premier ministre qualifie de «très bonne nouvelle» le fait que les maires de Québec et de Lévis se soient finalement entendus sur un «projet commun» de SRB. «Là, on voit que c'est un projet qui est unanime des deux côtés du fleuve. Tant mieux, bravo, on va aller de l'avant.»
Il réitère par ailleurs l'importance du projet du SRB pour son gouvernement. «Le SRB est une priorité. C'est un de nos trois grands projets prioritaires aux Québec pour les transports collectifs [...]. On est très confiant que le projet va avancer. C'est une solution importante pour le problème de congestion à Québec.»