La Commission politique nationale du Parti libéral du Québec soumettra des recommandations aux délégués du 33e grand congrès de la formation du 24 au 26 novembre, dans la capitale.

Le prochain programme électoral du PLQ se dessine

EXCLUSIF / La Commission politique du Parti libéral du Québec propose d’augmenter l’âge de l’instruction obligatoire à 18 ans pour les élèves n’ayant pas obtenu de diplôme d’études secondaires ou de formation professionnelle.

Elle préconise de rendre les gestionnaires de programmes gouvernementaux «responsables de l’atteinte des objectifs de performance et de la qualité des services offerts, et ce, en récompensant les performances et en pénalisant les contre-performances».

Dans la même veine, elle suggère de rendre «les fonctionnaires davantage comptables de leurs actes auprès des citoyens en mettant sur pied un conseil de discipline de la fonction publique».

Elle recommande aussi de «réduire le fardeau fiscal des entreprises afin de contribuer à leur compétitivité».

Ce sont là quatre des recommandations que la Commission politique nationale du Parti libéral du Québec (PLQ) soumettra aux délégués du 33e grand congrès de la formation, qui se déroulera du 24 au 26 novembre dans la capitale.

Si certains estimeront que ces propositions ressemblent au programme de la Coalition avenir Québec, la plupart s’en éloignent.

Elles sont généralement très pointues. Elles constituent le noyau du prochain programme électoral du gouvernement Couillard — si les délégués les avalisent. Elles embrassent toutes les sphères de la vie en société.

Étudiants étrangers

Ainsi, il est proposé que le gouvernement du Québec rembourse aux étudiants étrangers l’écart entre les droits de scolarité standards et ceux qu’ils auront dû défrayer si, après l’obtention de leur diplôme, ils travaillent ici pendant au moins trois ans.

La commission politique du PLQ souhaite aussi que le gouvernement «déploie des mesures favorisant la prise en charge de l’immigration au niveau local et régional», qu’il oriente «les Québécois issus de l’immigration vers les diverses possibilités d’emploi en région» et qu’il élargisse «l’offre de cours de francisation en région». Le mot région revient plus souvent qu’à son tour dans le document consulté par Le Soleil.

Quelques propositions

Ce document compte plus de 200 propositions. Parmi celles-ci, citons encore les suivantes :

  • Que le gouvernement fasse «de la télémédecine l’un des principaux moyens d’accès aux soins dans les régions»;
  • Qu’il «attribue une partie des excédents budgétaires au financement des mesures favorisant l’équité intergénérationnelle et le soutien aux personnes les plus vulnérables»;
  • Qu’il mette sur pied «un programme de sensibilisation sur la notion de consentement et sur les conséquences physiques, psychologiques et morales d’une agression sexuelle pour la victime» et qu’il songe à «un recours civil accéléré pour les victimes d’agressions sexuelles»;
  • Qu’il étudie «la possibilité d’instaurer une période d’activité physique libre, suivie d’une période d’études et de devoirs à l’école après la fin des classes pour faciliter l’accès à l’aide aux devoirs ainsi que la conciliation famille-travail-études»;
  • Qu’il mette «tous les jours l’acti­vité physique au programme de toutes les écoles primaires et secondaires»;
  • Qu’il «instaure un concours annuel Si j’étais premier ministre... afin de permettre à tout citoyen de proposer un projet législatif et de choisir parmi les idées soumises celle qui fera l’objet d’une loi portant le nom du citoyen lauréat».