Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, se rend au caucus de son parti, mercredi, à l'Assemblée nationale.

Le PQ confrontera Uber à l'Assemblée nationale

Après avoir pesé le pour et le contre, le Parti québécois (PQ) a tranché. Ses députés demeureront présents lorsque les représentants d'Uber Québec prendront place en commission parlementaire jeudi. La discussion qui avait cours à l'interne à ce sujet est terminée.
«Ça nous met mal à l'aise», a d'abord indiqué le chef péquiste, Pierre Karl Péladeau. «Mais, en même temps, je pense que nous avons une obligation, comme parlementaires, de faire en sorte de participer au débat et de trouver des solutions. Nous allons participer à la commission parlementaire.»
M. Péladeau a fait part de la décision de son équipe mercredi, à 8h15, une heure à laquelle il a pris l'habitude de donner des conférences de presse en bonne et due forme. Elles se tiennent en marge de réunions statutaires de son aile parlementaire.
Mardi après-midi, le chef du Parti québécois avait déclaré que le «raisonnement de [la députée] Martine Ouellet est tout à fait approprié» et qu'il était «troublant d'accepter que des gens qui ne respectent pas la loi viennent ici - ici dans le foyer de la démocratie».
«Nous vous répondrons en temps et lieu. Nous continuons à en discuter», avait ajouté M. Péladeau à l'évocation de la possibilité que les représentants de son parti quittent la salle lorsque ceux d'Uber Québec y feraient leur entrée.
La chaise vide, la pire des politiques
L'option qui a emporté l'adhésion au Parti québécois est celle voulant que la politique de la chaise vide soit la pire de toutes.
Le coup d'envoi de la commission parlementaire annoncée par le ministre des Transports, Jacques Daoust, sera donné un peu avant midi jeudi. Elle portera, selon les termes officiels, sur le «transport rémunéré de personnes par automobile».
Selon la dernière liste communiquée aux médias, Taxelco, le Regroupement des travailleurs autonomes, le Regroupement des intermédiaires du taxi de Québec, Uber Québec et le Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi défileront l'un après l'autre lors de ce premier jour d'audiences.