«Un terminal de conteneurs comme Laurentia met en quelque sorte la ville de Québec sur la <em>map</em> mondiale des routes de commerce maritime et on peut, sans jeux de mots, faire beaucoup de millage avec ça», a dit Mario Girard, président-directeur général de l’Administration portuaire de Québec.
«Un terminal de conteneurs comme Laurentia met en quelque sorte la ville de Québec sur la <em>map</em> mondiale des routes de commerce maritime et on peut, sans jeux de mots, faire beaucoup de millage avec ça», a dit Mario Girard, président-directeur général de l’Administration portuaire de Québec.

Le Port de Québec s’associe au plus grand port européen

Le Port de Québec s’est associé à sept grands joueurs de l’industrie et de la recherche, dont le Port de Rotterdam, pour faire de Québec un des chefs de file mondiaux de l’innovation technologique en transport maritime.

L’administration portuaire de Québec a annoncé lundi la signature d’ententes d’association avec le plus grand port européen (celui de Rotterdam), l’opérateur portuaire Hutchison Ports, le CN, l’accélérateur international de jeunes pousses PortXL, Québec International, l’Université Laval et la Ville de Québec. 

Ces partenariats sont étroitement liés au projet de terminal de conteneurs en eaux profondes Laurentia (anciennement Beauport 2020) qui agrandira le port de Québec. Par le biais de ce projet, le port de Québec veut voir naître un carrefour technologie entourant le transport maritime dans la future zone d’innovation du Littoral Est prévue par la Ville de Québec. 

«Un terminal de conteneurs comme Laurentia met en quelque sorte la ville de Québec sur la map mondiale des routes de commerce maritime et on peut, sans jeux de mots, faire beaucoup de millage avec ça», a dit Mario Girard, président-directeur général de l’Administration portuaire de Québec. 

La signature des sept partenariats branchera les entreprises technologiques locales à une réseau international qui leur donnera «un accès plus direct et plus rapide» aux clients potentiels à travers le monde, a expliqué M. Girard. 

Le Port de Québec s’est notamment associé au Port de Rotterdam pour partager les meilleures pratiques des deux côtés. «En reliant les écosystèmes d’innovation des ports de Québec et de Rotterdam, nous créerons des opportunités à la fois pour le port de Québec et pour celui de Rotterdam», a déclaré René van der Plas, directeur du Port of Rotterdam International, qui était présent à l’annonce par visioconférence.

Après Singapour, Rotterdam et Anvers, Québec devient la première antenne nord-américaine de PortXL, un accélérateur de jeunes pousses en matière d’intégration technologique dans les secteurs portuaires et logistiques. PortXL contribuera à faciliter les liens entre les opérateurs internationaux du secteur maritime et les établissements universitaires. 

Dans le partenariat, l’Université Laval contribuera notamment au développement de la recherche dans les domaines de l’intelligence artificielle, de l’optimisation des chaînes d’approvisionnement, des technologies vertes et des études nordiques. 

La rectrice, Sophie D’Amours, a expliqué que l’institution n’avait pas hésité à faire partie de ces ententes avec, entre autres, le port de Rotterdam et PortXL, «pour faire du port de Québec le terminal le plus vert, le plus technologique au monde». 

«L’université, qui se fait offrir un plateau d’argent de cette nature, dit oui et répond présente», a-t-elle dit. 

L’administration portuaire de Québec a annoncé lundi la signature d’ententes d’association avec le plus grand port européen (celui de Rotterdam), l’opérateur portuaire Hutchison Ports, le CN, l’accélérateur international de jeunes pousses PortXL, Québec International, l’Université Laval et la Ville de Québec.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a estimé pour sa part que les partenariats annoncés par le port de Québec fortifieront la future zone d’innovation du Littoral Est, en bordure du fleuve, entre les quartiers Maizerets et du Vieux-Moulin. 

Il a dit aussi avoir eu des conversations avec Clemence Cheng, le directeur exécutif de Hutchison Ports, à propos d’un éventuel centre de recherche en transport maritime et logistique. 

«Nous, on a de l’argent, lui en a beaucoup, alors aussitôt qu’ils sont prêts, moi je suis prêt dès maintenant à investir dans un centre de recherche», a dit le maire Labeaume, 

Le projet de terminal Laurentia, qui n’a pas encore reçu le feu vert d’Ottawa, représente un investissement conjoint de 775 millions $ de Hutchison Ports, du CN et du Port de Québec. Il consiste à prolonger la ligne de quai de 610 mètres afin d’exploiter un terminal de conteneurs en eaux profondes.