Les candidats libéraux Florent Tanlet, Gertrude Bourdon et le ministre de l’Éducation Sébastien Proulx discutent de la vocation des Nouvelles-Casernes.

Le PLQ promet d’intégrer les Nouvelles-Casernes à L’Hôtel-Dieu

S’ils sont réélus, les libéraux intégreront les espaces des Nouvelles-Casernes à ceux de L’Hôtel-Dieu pour en faire un immense pôle de santé communautaire et globale, de recherche et de création au cœur du Vieux-Québec.

C’est l’engagement pris par le ministre de l’Éducation sortant responsable de la Capitale-Nationale, Sébastien Proulx, lors d’un entretien accordé au Soleil, dimanche. Le candidat de Jean-Talon était pour l’occasion accompagné des candidats dans Jean-Lesage et Taschereau, Gertrude Bourdon et Florent Tanlet.

Dans sa vision, Sébastien Proulx souhaite que cet îlot à l’intérieur de la Cité soit toujours utilisé à des fins hospitalières et de santé, mais aussi qu’on puisse joindre à cette utilité tout le volet historique et innovation, pour ramener des emplois de qualité et de haute valeur ajoutée.

«On veut utiliser les lieux pour être capable d’amener dans ce secteur des emplois d’innovation, des gens qui prennent des décisions. On pourrait très bien envisager d’avoir un espace dans les Nouvelles-Casernes où on exercerait notre devoir de mémoire et en même temps où on pourrait utiliser la vocation santé pour occuper les lieux. Je pense [entre autres] à la Commission de la Capitale-Nationale qui pourrait très bien y emménager», explique-t-il.

Selon les candidats du PLQ, on parlerait de 1500 travailleurs dans ces deux lieux. Des personnes importantes pour la survie du Vieux-Québec. «En inscrivant 500 millions $ dans le plan québécois des infrastructures, on se donne les moyens d’avoir une vision pour le Vieux-Québec et on se donne aussi les moyens de répondre à l’intention des gens du milieu d’amener des gens à habiter dans le Vieux-Québec», soutient M. Proulx. 

«On a une vision pour le Vieux-Québec avec L’Hôtel-Dieu, les Nouvelles-Casernes, le Musée de l’Amérique francophone, mais aussi avec les commerces. J’ai pris l’engagement d’aider les sociétés de développement commercial à se doter d’un agent de liaison pour que les directeurs généraux aient davantage de temps pour faire du démarchage auprès de nouveaux commerces», renchérit Florent Tanlet.

Plusieurs possibilités

Si certaines avenues pour l’occupation des lieux sont encore à l’étude, un rapport du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSS) de la Capitale-Nationale doit sortir d’ici la fin de l’année, il est clair par contre qu’il y aura un service de santé de première ligne à L’Hôtel-Dieu. Les candidats des quatre principaux partis ont d’ailleurs tous pris cet engagement.

Selon Gertrude Bourdon, les urgences pourraient ressembler à une superclinique qui serait ouverte jusqu’à 22h. «On pourrait avoir un Groupe de médecine de famille universitaire [GMFU] avec des médecins de famille et du sans rendez-vous pour répondre à la fois aux besoins des résidants et des touristes», spécifie-t-elle.

Les locaux pourraient être également utilisés pour des soins palliatifs, une unité de convalescence pour aînés, et un centre d’hébergement réservé à de jeunes adultes handicapés.

«En regroupant les jeunes avec un handicap, on peut créer un espace qui leur est propre. C’est dans l’esprit des Augustines, c’est ce qu’elles souhaitent», mentionne la candidate dans Jean-Lesage.

Pour les libéraux, le gouvernement a le devoir de poursuivre l’histoire et la vocation des Augustines, c’est-à-dire aider les autres avec des soins de santé et des activités pour les proches aidants, tout en se servant des lieux pour de l’innovation sociale et communautaire, et de la recherche. 

Florent Tanlet souhaite par exemple créer dans Taschereau une aire ouverte pour les jeunes entre 14 et 25 ans qui ont des problèmes de santé mentale. Ce projet pourrait trouver sa place dans les Nouvelles-Casernes ou au CLSC Basse-Ville. Les Nouvelles-Casernes pourraient également accueillir des espaces de création et d’exposition pour les jeunes.

Enfin, les libéraux s’engagent à détruire les six étages supérieurs de la tour rectangulaire ajoutée il y a plus de 50 ans aux bâtiments historiques.