Michel Dallaire, le président et chef de la direction du Groupe Dallaire, a défendu l’étendue de son projet en disant qu’il essayait de créer un environnement où les gens pouvaient vivre, travailler et se divertir. Il a ajouté que c’est ce qui se faisait dans les grandes villes.

Le Phare: l’immensité qui dérange et éblouit

Les 65 étages, les 250 m et le caractère démesuré du projet Le Phare sont revenus souvent parmi les questions et les préoccupations des quelque 150 citoyens qui assistaient mercredi à la deuxième soirée d’information du Groupe Dallaire.

«Vous êtes l’homme qui représente la grenouille qui veut devenir plus grosse que le bœuf. Ce projet, c’est une ville dans la ville avec un amphithéâtre qui va compétitionner les autres», a déploré d’entrée de jeu Claude L’Heureux.

Claude Reny a risqué une comparaison avec la métropole. «Pourquoi un gratte-ciel aussi haut. Moi, je reste à Québec, car il y a une image propre à Québec. Je n’ai pas le goût de rester à Montréal. Ce projet n’est pas trop gros, il est trop haut, même si c’est un immeuble magnifique.»

Mathilde Bernier comprend la nécessité de densifier, mais trouve que Le Phare y va... un peu fort. «Ce ne sont pas quatre petits projets, ce sont quatre immenses projets», a-t-elle plaidé en parlant des quatre bâtiments qui composeront le futur complexe.

Le président et chef de la direction du Groupe Dallaire, Michel Dallaire, a défendu l’étendue de son projet. «Oui, on essaie effectivement de créer un environnement où les gens peuvent vivre, travailler et se divertir. C’est ce qui se fait dans les grandes villes», a-t-il d’abord expliqué.

Demande de la Ville

Il a ensuite rappelé que Le Phare était issu d’une demande de la Ville de Québec. «La vision de la Ville a été rendue publique, c’est de faire de ce secteur un pôle d’affaires. Il y a effectivement beaucoup de demandes de la part des gens d’affaires pour s’installer dans le secteur», a-t-il poursuivi.

M. Dallaire ne croit pas non plus que la construction du Phare contribuera à dévitaliser d’autres secteurs de la ville. «Dans l’édifice Jules-Dallaire, l’espace à bureaux est aussi grand que celui qu’il y aura dans le Phare. Est-ce que ça a vidé le reste de la ville? Non. Et Le Phare ne le fera pas non plus.»

D’autres participants étaient plutôt stimulés par l’immensité du projet. «Moi, je suis emballée par ce projet d’avenir. Les Québécois, y compris moi, il faut changer notre culture de bungalows à l’entrée de la ville de Québec. Grouillons-nous, on sort des limbes, on s’en va vers l’avenir!», a lancé Suzanne Girard, qui possède un bungalow à 500 m du futur complexe, provoquant des applaudissements nourris. 

Jacques Lacasse, de Sillery, a pour sa part salué le courage et l’audace des promoteurs de créer un projet comme celui-là. «J’étais très favorable au projet avant votre présentation, et maintenant j’y suis très, très favorable», a-t-il illustré.

Plus populaire

Dressant un bilan des deux soirées de présentation, Michel Dallaire s’est dit heureux de la réaction de la population. «Ça confirme ce que disent nos sondages que l’on fait à chaque année depuis 2015: 67% de la population de Québec est favorable au projet et 65% de la population de Sainte-Foy. Pour nous, c’est important. Nous sommes heureux de voir que ceux qui sont favorables, qu’on ne voit pas normalement dans ces assemblées, se soient exprimés», a-t-il résumé.

L’homme d’affaires a même ajouté que le projet Le Phare semblait mieux perçu que le complexe Jules-Dallaire ne l’était avant sa construction en 2008. «Depuis deux jours, ce que j’entends, c’est que les gens sont plus favorables au Phare qu’ils ne l’étaient envers le complexe Jules-Dallaire. Plusieurs veulent le projet et estiment que Québec est prête pour ça», conclut-il.