Le Phare: Jean Rousseau prédit un cauchemar pour les automobilistes

Le conseiller municipal Jean Rousseau demande au gouvernement de suspendre le projet du Phare pendant au moins un an le temps de réfléchir à la reconfiguration de la tête des ponts, sinon les automobilistes vivront un enfer pendant 10 ans.

«Si nous ne prenons pas le temps de réfléchir aux aménagements qui s’en viennent, nous allons nous diriger tout droit vers un échangeur Turcot, c’est-à-dire un cauchemar pour la circulation automobile pour les 10 prochaines années», a plaidé Jean Rousseau, qui avait convoqué les médias devant le futur site du Phare sur la rue des Châtelets, à la veille de la consultation de la Ville sur le projet de la tour de 65 étages.

Selon le conseiller municipal, il n’y a jamais eu de présentation sur les impacts de la circulation. «On va avoir 13 200 autos chaque jour, matin et soir. Ça va être extrêmement difficile, la circulation. Le projet va avoir un impact énorme sur la configuration des autoroutes et c’est franchement bizarre qu’on refasse la configuration routière en fonction du Phare», déplore-t-il, alors que cela devrait être l’inverse, selon lui. 

M. Rousseau était accompagné de plusieurs citoyens du secteur, dont l’ancien conseiller municipal Henry Jenkins, pour interpeller le premier ministre François Legault et la ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault. 

«Prétendre qu’il n’y aura pas d’impact, c’est impossible. Si on veut reconfigurer tout ça, ça voudrait dire qu’il faudrait exproprier tous les immeubles de ce quartier-là, qui est déjà à haute densité, puis reconfigurer aux seules fins d’un promoteur, à même les fonds publics. À un moment donné, il faut prendre le temps de réfléchir avant d’agir.»

M. Rousseau estime également qu’il faut penser à l’interconnexion avec la Rive-Sud. «Qu’est-ce qu’on fait pour relier la Rive-Sud à la Rive-Nord? Sur ce site, il va avoir le pôle d’échange où on va avoir 3200 places de stationnement, une station souterraine pour le tramway, des espaces avec les autobus, comment communique-t-on avec la Rive-Sud?» demande-t-il. 

Le Phare n’a pas fini de faire des remous. Une pétition contre le projet du phare a été mise en ligne le 20 novembre par une citoyenne, Anne Delpech. Au moment d’écrire ces lignes, déjà 63 personnes l’avaient signée.  http://chng.it/dLSSLL66fL