Le pétrolier Genmar Daphne est bloqué au large des Escoumins, sur la Côte-Nord.

Le pétrolier attendu à Québec toujours immobilisé

Même s'il a reçu mardi soir l'autorisation de se rendre au port de Québec pour y subir des réparations, le Genmar Daphne était toujours à l'ancre mercredi, entre Les Escoumins et Trois-Pistoles. Du côté des groupes environnementaux, la mise à l'ancre du navire n'est pas nécessairement une bonne nouvelle.
Pour un, le directeur général de Nature Québec ne trouve pas rassurant le fait que Transports Canada ait immobilisé le pétrolier au large des Escoumins. «Ça montre jusqu'à quel point [...] on joue avec le feu», a réagi Christian Simard.
«Quand on augmente le transport [du pétrole] massivement, par rail, par pipeline, par bateau, [...] on augmente massivement les risques pour le Saint-Laurent. Transports Canada a fait son travail. Mais des bris peuvent arriver. Il les a vus, cette fois-ci. Les verra-t-il toujours?» a-t-il ajouté.
Interdiction de départ
On se souviendra que Transports Canada avait décrété dimanche une interdiction de départ au Genmar Daphne, en raison du bris d'une pompe d'incendie d'urgence, bris signalé par l'équipage lors d'une inspection de routine.
Suncor Énergie, qui a affrété le pétrolier, n'a pas donné suite à l'appel du Soleil, qui voulait savoir quand le navire se rendra à Québec pour y subir les réparations exigées par Transports Canada. Quant à la compagnie chargée des réparations, la Montreal Marine Services, elle s'est refusée à tout commentaire.  
Avec la collaboration de Michel Corbeil