Une nouvelle exposition temporaire, où se trouve un canon américain rapporté au terme d'une bataille sanglante par l'armée britannique, en 1775, ouvre ses portes aujourd'hui.

Le Musée Royal 22e Régiment revisité

Un petit canon américain, trophée de guerre que les Britanniques ont pris aux insurgés américains, en 1775, est la nouvelle «vedette» du musée de la Citadelle. La pièce d'artillerie a dormi pendant des années dans les entrepôts du Royal 22e Régiment. Avant longtemps, plusieurs artefacts militaires y referont surface.
C'est une somme de 4,1 millions$ qui sera consacrée à l'agrandissement du musée qui reçoit déjà annuellement 120 000 visiteurs. L'espace pour les expositions sera quadruplé et occupera la casemate Est - l'abri fortifié et recouvert de gazon -, située à l'entrée de la Citadelle.
Ce ne sont pas les pièces de collection qui manqueront. Le Royal 22e Régiment possède 13 000 artefacts, sans compter des milliers de photos, de lettres de soldats et d'autres documents. De nouvelles salles permettront de mettre en valeur objets et archives témoignant de la participation du bataillon francophone à différentes guerres. Les pièces à exposer ne se limitent pas à ce groupe de militaires.
Les travaux d'agrandissement seront terminés en 2014. L'inauguration coïncidera avec le centenaire du Royal 22e Régiment, né avec la Grande Guerre de 1914-1918. Le ministère de la Défense nationale assume l'essentiel de l'investissement nécessaire (3,6 millions$).
Don privé
Mais c'est un don privé de 150 000$ qui a lancé le projet, indique la muséologue Geneviève de Muys. Le donateur est un ancien du régiment qui a demandé à ce que son nom ne soit pas rendu public.
L'exposition temporaire, où se trouve le canon rapporté au terme d'une bataille sanglante et d'une coûteuse victoire pour l'armée britannique, en juin 1775, à Bunker Hill, près de Boston, ouvre ses portes aujourd'hui.