La traverse Québec-Lévis

Le ministre D'Amour veut plus de passagers sur les traversiers

Le ministre délégué des Transports, Jean D'Amour, veut augmenter l'achalandage sur les traversiers du Québec en «vendant» les traversées du fleuve Saint-Laurent comme des croisières.
Le ministre rencontrait mercredi le président de la Société des traversiers du Québec (STQ), Jocelyn Fortier, pour un rapport d'étape sur la stratégie en élaboration pour accroître le nombre de passagers aux traverses.
M. D'Amour nous a fait part de la commande gouvernementale mardi, lors d'une entrevue téléphonique portant sur l'état du navire F.-A.-Gauthier.
«Sincèrement, je veux que nous fassions mieux. Et je m'inclus là-dedans, ce n'est pas une pierre que je lance à la STQ. Le transport maritime, sur le plan environnemental, il y a des gains à faire. En soi, c'est une aventure de traverser le Saint-Laurent à bord d'un de nos navires, qu'il soit opéré par la STQ ou le privé. Je ne vois aucune raison pour laquelle on ne pourrait pas augmenter le nombre de passagers», a-t-il fait valoir.
Le député de Rivière-du-Loup prône une nouvelle approche s'inspirant du secteur privé. «La STQ, c'est une société d'État. On prend le monde qui arrive sur les quais pis on les traverse pis on est content. Moi, je veux qu'on soit un animateur, je veux qu'on soit un développeur, je veux qu'on soit un démarcheur. Et je veux qu'on soit plus performants parce que plus il y aura de monde, plus la STQ sera rentable. Ça nous permettra peut-être de donner des services supplémentaires», développe-t-il.
M. D'Amour voudrait même faire du démarchage à l'extérieur du Québec. «Moi, je ne vends pas des traversées, je vends des croisières», lance-t-il.
Jean D'Amour, ministre délégué aux Affaires maritimes
Pas de baisse de tarification
Il n'est toutefois pas question de revoir à la baisse la tarification, là où il y en a, pour attirer davantage de clients. «Je ne raconterai pas d'histoires au monde. Moi, une augmentation en faveur de l'IPC [indice des prix à la consommation], une augmentation normale, ça va de soi. Il faut suivre pour éviter les chocs tarifaires», plaide le ministre libéral.
Malgré la chute du prix de l'essence, il croit que le traversier demeure rentable pour les usagers. Même à Québec-Lévis, où le détour par les ponts n'est pas très long. M. D'Amour invite les citoyens à considérer non seulement leurs dépenses d'automobile, mais le temps et le stress épargnés dans le trafic.