Les midibus remplaceront notamment les mal-aimés «écolobus», souvent brisés.

Le midibus, pour faire oublier l'Écolobus

Avec deux ans de retard sur l’échéancier initial, le Réseau de transport de la capitale (RTC) a finalement reçu son premier midibus — un véhicule hybride plus petit que les autocars habituels — qui sera testé sur la route d’ici l’été. Il faudra cependant attendre 2019 pour que les 64 commandés soient déployés. Un projet d’environ 51 millions $.

Les midibus remplaceront notamment les mal-aimés Écolobus, souvent brisés. Mais ils seront également envoyés sur des parcours moins achalandés de la périphérie, ou sur les trajets des quartiers denses puisqu’ils sont plus maniables.

C’est que les midibus produits par la firme Van Hool de Belgique mesurent environ 9,6 mètres (un peu plus de 30 pieds), soit quelque trois mètres de moins que les autobus réguliers du RTC. Ils comptent 24 places assises sur un total de 40 places.

Plus petit ne veut toutefois pas dire moins cher. Leur prix est sensiblement le même que les modèles plus longs. Cet achat n’est pas motivé par des économies, convient d’ailleurs le président du RTC, Rémy Normand. «Le transport en commun n’est jamais “rentable”.»

Le gain serait ailleurs. Dans la modernité, l’efficacité. Une suspension améliorée devrait offrir plus de confort, des prises USB permettront de recharger les cellulaires, le moteur hybride devrait être plus silencieux.

M. Normand espère maintenant que l’épisode des Écolobus sera enfin oublié. «Je ne sais pas de quoi vous parlez quand vous parlez d’Écolobus!»

Les midibus produits par la firme Van Hool de Belgique mesurent environ 9,6 mètres (un peu plus de 30 pieds), soit quelque 3 mètres de moins que les autobus réguliers du RTC. Ils comptent 24 places assises sur un total de 40 places.

En feu

Ceux-ci ont défrayé la chronique. Achetés 400 000 $ chacun en 2008, les huit minibus électriques ont connu de nombreux bris qui ont nécessité de coûteuses réparations, notamment pour le remplacement des batteries. Quand ils ne prenaient pas en feu, ils tombaient en panne dans les rues pentues. Incapable de les vendre après leur retrait en 2015, le RTC en a envoyé cinq à la ferraille; les trois autres ont été donnés au centre de formation professionnelle Wilbrod-Bherer pour servir dans les cours de mécanique.

Alors, après la saga des Écolobus, assistons-nous au premier volet de la saga des midibus? Rémy Normand affiche une assurance certaine : «Il n’y a aucun problème pour ce qui est de la question des côtes. On n’est pas du tout dans la même classe de véhicule. […] On n’a pas trop d’inquiétudes sur la qualité de ce véhicule-là.»

Le RTC avait annoncé son projet de midibus en 2013, pour une mise en service en 2016. Finalement, il faudra attendre 2019 pour voir la flotte dans les rues de la capitale. Pourquoi? «Quand on va en appel d’offres international, il y a toujours des délais qui sont induits par le processus comme tel», tente de clarifier Rémy Normand. Puis il explique qu’il a fallu obtenir une autorisation du ministère des Transports pour acheter ces véhicules en Europe, qu’il a fallu définir en détail ce que le Réseau de transport de la Capitale voulait obtenir, échanger avec le fournisseur pour que les plans de production répondent aux attentes… Il semble que toutes ces étapes se sont étirées.

L’entreprise Van Hool a été la seule à répondre à l’appel d’offres internationales du RTC. La commande initiale était de 21 midibus, rapidement augmentée à 30. Puis, sans en faire grand bruit, le conseil d’administration avait fait grimper son achat à 64 autocars.