La Cour suprême a refusé d'exaucer les voeux du maire Jean Tremblay. Elle a ordonné hier de ne plus réciter la prière au conseil municipal de Saguenay, la jugeant discriminatoire et contraire au principe de la neutralité de l'État.

Le maire de Saguenay obéira au jugement de la Cour suprême sur la prière

Le maire de Saguenay va arrêter de prier à voix haute aux séances du conseil municipal.
Jean Tremblay a annoncé, jeudi matin, qu'il obéirait, à contrecoeur, au jugement de la Cour suprême tombé la veille.
Mercredi, la Cour suprême du Canada a ordonné au maire de cesser la récitation de la prière dans les salles de délibérations du conseil municipal.
Dans une décision unanime, le plus haut tribunal au pays a déterminé que la pratique contrevient à la liberté de conscience et de religion garantie par la Charte québécoise des droits et libertés de la personne.
La cour est d'avis que le fait de prononcer une prière au conseil municipal porte atteinte au principe de neutralité religieuse de l'État.
M. Tremblay a tenu à dire sa déception, au cours d'un point de presse à Saguenay. Il a invité le Québec à se tenir debout pour défendre ses traditions, sans préciser la manière.