Même s’il visite plusieurs pays et foule de bien plus grandes scènes, Vincent Roberge, alias Les Louanges, ressent toujours un petit quelque chose de spécial quand il chante à Québec.

Vincent Roberge: une ascension rapide et fulgurante

Même s’il visite plusieurs pays et foule de bien plus grandes scènes, Vincent Roberge, alias Les Louanges, ressent toujours un petit quelque chose de spécial quand il chante à Québec.

«C’était la première fois que je jouais au Festival d’été de ma vie. Venant de Lévis, c’est quand même big pour moi. Ça représentait beaucoup, pour avoir été un festivalier assidu toute ma vie», raconte-t-il en entrevue avec Le Soleil.

«Si je scannais la foule, ce n’était pas long que je reconnaissais des visages. C’est hot de se retrouver là.»

L’artiste se rappelle aussi son spectacle à l’Impérial Bell en février. Il avait assez bien réchauffé la foule pour Andy Shauf, disons-le. Plusieurs avaient salué sa générosité et son énergie débordante sur scène.

En plus d’une première invitation au Festival d’été de Québec, il a ramené à la maison le prix Espoir FEQ, qui reconnaît le talent mais aussi le potentiel à l’international. En juin, il a décroché le prix Félix-Leclerc de la chanson et notons aussi sa nomination au prix Polaris. 

«Pour être franc, les choses allaient déjà bien. Je ne demandais rien d’autre. En ce moment je suis dans le jus, ça fait deux mois que j’essaie de me faire couper les cheveux et je ne suis pas capable!» rigole le multi-instrumentiste, avec toute l’humilité du monde.

«Ce sont de grandes institutions et ça récompense avant tout la qualité et le contenu du travail, plus que les ventes ou la popularité, et ça reste mon focus d’être reconnu pour ma musique au lieu des frasques sur moi dans le journal.»

À vitesse grand V 

L’ascension des Louanges se déroule à la vitesse grand V. Il cumule les prestations et se déplace partout pour faire entendre ses mots à tous ceux qui le désirent. 

Il venait tout juste de terminer son spectacle au Festif! de Baie-Saint-Paul qu’il s’envolait vers la Belgique. Après un court retour de deux jours à Montréal, il repartait vers Val-d’Or, et puis Rouyn, et reviendra à Montréal pour Osheaga. Cet automne, il retournera en Europe afin de revenir en Belgique, et il s’arrêtera en France et en Suisse. 

«Mon assiette est vraiment pleine de ce temps-ci et les prix, c’est juste malade quand je les reçois. Je n’attends pas près du téléphone. Le Canada anglais, j’aimerais bien l’atteindre, mais ce n’était pas dans mon plan de match. Mon idée c’est d’être bon en show, de composer d’autres tounes et on surfe avec ce qui arrive.»

Vincent Roberge est honnête : les objectifs changent toutes les semaines depuis un an. Il dément les prédictions avec son succès rapide.

«Ça faisait quatre ans que je mangeais mes bas sur un moyen temps tout seul chez nous. J’avais de la misère et je continuais. Ça arrive très vite, je suis chanceux, et je m’estime aussi chanceux d’en avoir bavé une petite affaire avant. Ça me garde groundé.»