L’année de Simone Boilard en compétition a été une succession de succès au Québec et au Canada.

Simone Boilard: la constance dans l’effort

Simone Boilard n’a que 17 ans, mais son parcours est rempli de succès. Elle a commencé le vélo très jeune. Née dans une famille de sportifs, elle se souvient qu’elle était accrochée derrière le vélo de son père pour de longues randonnées vers l’âge de deux ou trois ans.

À quatre ans, sur son propre vélo, elle entame la route des compétitions dans la région de Québec. Elle suit en quelque sorte les traces de sa sœur aînée, elle aussi adepte du vélo et de la compétition. Mais sa jeune sœur, aussi sportive que les deux autres, a plutôt choisi la nage synchronisée. Le sport fait partie des traditions familiales.

Au secondaire, son parcours se précise avec l’inscription au volet sport-étude de l’école Cardinal-Roy en cyclisme. Même chose cette année, sa première au cégep Garneau, ce qui lui permet d’être en classe le matin et de s’entrainer les après-midi.

Pas question de laisser l’école de côté. «C’est très important pour moi», exprime-t-elle en entrevue. «À la maison, en revenant de l’école, pour tout le monde c’était les devoirs et les leçons avant les entrainements. J’aimerais bien travailler dans le monde de l’éducation plus tard.»

Pour elle, sport et études vont de pair depuis longtemps. Autant elle met de l’énergie et de la détermination dans le sport pour améliorer ses performances, autant elle s’assure d’avoir de bonnes performances scolaires. «Il faut des efforts constants», affirme-t-elle. C’est ce qui l’a marqué pendant son secondaire à Cardinal-Roy, un passage déterminant dans sa carrière, selon elle.

Meilleure performance canadienne en 17 ans

En examinant la fiche des résultats de Simone Boilard en compétition, on constate d’un coup d’œil que son année a été une succession de succès au Québec et au Canada, en plus de se classer 8e au monde en Norvège championnat du monde de course sur route junior à sa première année junior.

«Je n’avais jamais participé à une compétition mondiale», explique-t-elle en se remémorant la course. «Je voulais savoir à quel niveau je me situais. Mon objectif était d’éviter les erreurs et terminer la course pour accumuler des données pour l’an prochain. Je n’ai pris aucun risque. Je suis très fière de ma performance.»

Elle regrette un peu le fait qu’elle n’ait pas pris plus de risques pour devancer d’autres compétitrices. «J’aurais pu être plus opportuniste à certains moments», souligne-t-elle. Elle aurait pu gagner quelques rangs, mais à ce niveau une erreur aurait pu être dramatique pour son classement.

Malgré tout, sa gestion du risque — et sa prudence — lui ont permis de se hisser parmi l’élite chez les juniors. Et les données colligées pendant la course permettront d’analyser son comportement pour des améliorations à apporter pendant les entrainements afin de pouvoir faire encore mieux à la compétition mondiale de l’an prochain.

Sa huitième position constituait la meilleure performance canadienne en 17 ans à cette compétition en même temps qu’un sommet québécois depuis le triomphe de Geneviève Jeanson, en 1999.

En dehors des entrainements et des cours, Simone Boilard passe aussi du bon temps avec ses amies, sans abuser. «J’essaie de ne pas trop me fatiguer», dit celle qui avoue conserver ses énergies pour les compétitions et son parcours scolaire.