Pierre-Luc Lachance pense déjà aux nouveautés de l'an prochain.

Pierre-Luc Lachance: créateur de contexte

«Directeur général, c'est un peu pompeux. J'aime mieux dire que je suis un créateur de contextes. C'est ça que je fais lorsque je rencontre des gens avec leurs idées pour créer des événements», lance Pierre-Luc Lachance, directeur général de Québec numérique et de la gestion de la Semaine numérique de Québec.
Le succès de la semaine d'activités est énorme avec la réunion de 2500 professionnels, de plus de 15 000 personnes du grand public autour d'une bonne centaine d'événements, des classes de maîtres, des conférences, des initiations au monde numérique par les arts et la science pour tous les groupes d'âge. Plusieurs éléments continueront de vivre jusqu'en juillet au Musée de la civilisation de même que le Social Derby concernant les rues commerciales de Québec qui se poursuit tout le mois d'avril.
Il illustre sa spécialité de mise en contexte par une rencontre qu'il avait eue à la fin de 2014 avec le fondateur du Pixel Challenge, Louis Leclerc. Pourquoi ne pas joindre les activités de la compétition de création de jeux vidéos et de mini-métrages d'animation dans les mêmes lieux et dans la même semaine que le Web à Québec (WAQ)? 
«À mon avis, il y aurait une économie de coût alors qu'il y avait un lien de parenté numérique entre les deux événements», indique M. Lachance. Le conseil d'administration de Québec numérique, où siègent des fondateurs du WAQ, Carl Frédéric De Celles, Joé Bussières et Philippe Doyle, approuve l'initiative.
C'est ainsi que l'idée de la Semaine numérique commence à prendre forme pour le printemps 2015. «C'était notre version démo ou bêta», raconte celui qui se spécialise dans la mise en contexte comme le ferait un metteur en scène: il réunit les acteurs et s'organise pour que ça fonctionne.
En 2016, l'Université Laval et Québec International se joignent à la semaine d'activités de l'univers numérique avec des colloques et le concours Catapulte pour les jeunes pousses du monde du divertissement et du jeu vidéo. La première soirée F5, lien entre les arts et le numérique, lance sa première prestation. La mobilisation des acteurs de l'écosystème numérique Québec prend de l'ampleur.
Cette année, les gens de la première heure sont de retour. S'ajoutent plusieurs volets comme InsurTech, le colloque sur la réalité augmentée, le salon TedxQuébec, le Printemps des réseaux sociaux, Femmes Alpha, Les femmes et le numérique. Le réseau des bibliothèques de Québec ouvre ses portes à des activités numériques et la bibliothèque Gabrielle-Roy devient la scène du WAQ junior. Le Musée de la civilisation démystifie le monde des robots et de l'intelligence artificielle et accueille le forum des innovations culturelles. 
Rayonnement international
La Ville de Québec et le gouvernement provincial entrent eux aussi dans le grand bal numérique, car il met Québec et ses créateurs en lumière à l'international alors que des ententes et des échanges avec les organisations du genre en France, en Belgique et en Afrique feront des petits.
Lundi, deux heures à peine après avoir rangé les dernières rallonges électriques qui jonchaient les salles du Terminal, avec Martin Boivin, il sonnait à une porte. Les lieux pourraient servir à un événement pour la Semaine numérique 2018.
Québec attire les grands noms du numérique dans le monde comme conférenciers à cause de son accueil et de sa diversité. Et ça ne fait que commencer, assure Pierre-Luc Lachance, lui qui oeuvre dans l'évènementiel depuis l'université passant par les Fêtes de la Nouvelle-France, le Festival d'été, Bordeaux fête le vin, les défilés de la Parade des jouets, du Carnaval de Québec, de la Saint-Patrick. Son cerveau en ébullition pense déjà aux nouveautés de l'an prochain.