Noëlla Lapierre est bénévole à la Maison des Grands-Parents depuis près de 18 ans.

Noëlla Lapierre, des années de bénévolat pour le plaisir

Bénévole depuis presque 18 ans à la Maison des Grands-Parents dans le secteur Sainte-Foy, Noëlla Lapierre s’occupe d’un groupe pour l’aide aux devoirs du haut de ses 83 ans et cinq mois.

PRÉSENTATION

Lauréate : Noëlla Lapierre

Occasion : Elle a reçu dimanche la médaille du lieutenant-gouverneur pour ses années de bénévolat à la Maison des Grands-Parents.

Ce n’est pas étonnant comme choix d’engagement, car l’enseignement fait partie intégrante de sa génétique. Ses deux grands-mères, sa mère, ses cinq sœurs, et elle aussi, ont passé leur vie dans les écoles. Dans son cas, c’était au primaire, puis au secondaire à l’école Rochebelle.

À la retraite

Elle siège toujours au conseil d’administration de l’organisme qu’elle a présidé pendant quatre ans. Elle prend part aux activités avec plaisir, dit-elle.

«Lorsque j’ai pris ma retraite de l’enseignement en 1998, je me suis donné trois ans pour prendre le temps de décanter et me reposer. J’ai vu quelques années plus tard que la Maison des Grands-Parents cherchait des bénévoles pour l’aide aux devoirs entre autres. Comme j’ai enseigné toute ma vie, j’ai cru que je pouvais donner un coup de main avec mon expérience», souligne Mme Lapierre.

Pourtant, depuis quelques années, les bénévoles vont dans les classes pour apprendre les nouvelles méthodes. «On n’enseigne plus le français et les mathématiques comme avant», explique-t-elle. Il faut donc que les grands-parents bénévoles refassent leurs classes pour que leur aide aux devoirs reste dans la même ligne de fonctionnement que les professeurs, avec les mêmes règles et le même vocabulaire.

Depuis quelque temps, l’organisation peut compter sur une employée permanente pour la coordination. «Avant, tout était organisé par des bénévoles, signale Mme Lapierre. Nous formons encore aujourd’hui une famille tissée serrée. Les gens se voient en dehors de leurs heures de bénévolat. Et nous avons quelques fois par année des activités tout le monde ensemble. Il y a un bel esprit de famille et d’entraide. S’il manque un bénévole pour l’aide aux devoirs, l’un des autres s’occupera de deux enfants au lieu d’un seul. C’est ça l’entraide. Aucun enfant ne sera laissé à lui-même.»

Le sens de la gestion

Et ces bénévoles dans les différents ateliers sont des professionnels à la retraite ; des enseignants comme Mme Lapierre, des ingénieurs, des infirmières, des agronomes pour en nommer quelques-uns.

Comme elle avait un sens inné de la gestion, c’est elle qui s’occupe de l’organisation de son groupe d’aide aux devoirs. En même temps, elle participe au recrutement et à l’évaluation des bénévoles. Les nouveaux arrivés doivent montrer patte blanche, car ils auront des enfants sous leur responsabilité. Les règles sont claires.

Outre sa passion pour le bénévolat, jusqu’à ce qu’elle vende sa propriété il y a quelques jours, Mme Lapierre s’occupait de ses plates-bandes, de ses fleurs et d’un petit potager. Sur la table de la cuisine, elle montre quelques fleurs qu’elle a coupées dans son jardin la veille du passage chez le notaire. «Ça me rappelle la maison», lance-t-elle.

Quant à l’honneur qui lui est fait par la remise de la médaille du lieutenant-gouverneur, elle prétend qu’elle ne le mérite pas plus qu’un autre bénévole. «C’est une reconnaissance que je partage avec les 116 bénévoles de la Maison des Grands-Parents. Tout le monde mériterait une médaille. Mon bénévolat, je l’ai toujours fait par plaisir», confie-t-elle.