Selon Mathieu Ouellet, fondateur de la Grande journée des petits entrepreneurs, «il faut montrer aux jeunes comme à leur parent que c'est le fun d'être entrepreneurs».

Mathieu Ouellet: la passion de l'entrepreneuriat

L'entrepreneuriat, Mathieu Ouellet a ça dans le sang. Ce n'est pas sans raison qu'il a voulu en 2013 partager sa passion d'entreprendre en faisant vivre l'expérience à des jeunes âgés de 5 à 12 ans.
Le premier événement s'est déroulé dans la région de Québec en 2014. C'est en avril 2013 qu'il prend contact avec Isabelle Genest par l'entremise de Facebook. Elle avait quitté la Fondation de l'entrepreneurship pour poursuivre sa carrière à Québec International.
«Je ne la connaissais pas personnellement», raconte M. Ouellet qui était au courant son penchant pour l'entrepreneuriat. «Je lui ai exposé l'idée en quelques minutes et elle a dit oui au projet sur-le-champ. Il était trop tard pour organiser l'événement, mais on pouvait commencer à chercher des partenaires pour l'été 2014.»
La première année à Québec a été un bon succès. Les partenaires financiers avaient été faciles à convaincre. Et l'objectif d'avoir 4000 jeunes pour la Grande journée des petits entrepreneurs a été largement dépassé. Les données ne sont pas toutes compilées, mais il y avait au moins 4200 participants aux quatre coins du Québec.
L'an prochain, une autre Grande journée? «C'est notre souhait», exprime M. Ouellet. «Nous sommes un organisme sans but lucratif. Il faut renégocier les partenariats chaque année afin d'organiser l'événement, prévoir le matériel, la promotion.»
Ça ne l'empêchera pas de reprendre le bâton de pèlerin, car il croit dur comme fer à cette idée de faire vivre une expérience d'entrepreneuriat aux enfants qu'ils aient à peine 5 ans et même à 12 ans. 
«Il faut montrer aux jeunes comme à leur parent que c'est le fun d'être entrepreneurs, répète Mathieu Ouellet. C'est tout le côté de liberté et de créativité que l'on trouve dans cette aventure d'un jour. Les jeunes apprennent à se prendre en main, à planifier, à organiser. Ils doivent trouver leur produit, se donner un nom d'entreprise, créer leur logo.»
Pour lui et pour toute l'organisation, cette expérience est un apprentissage concret du sens des responsabilités et du travail bien fait. Il relate ce qu'une même lui racontait la semaine dernière. Son enfant fabriquait des bijoux en forme broches, mais il ne s'appliquait pas toujours. Elle lui demande comme il se sentirait si sa petite voisine revenait avec un produit qui n'a pas tenu le coup. La voisine serait déçue et la fierté du petit entrepreneur en aurait pris un coup. L'enfant a découvert la valeur du travail bien fait dans le concret, lui soulignait la maman.
Pour en finir avec le «J'aurais dont dû»
Pour Mathieu Ouellet, découvrir le monde de l'entrepreneuriat en bas âge, la fierté d'avoir réussi un projet, c'est une expérience qui valorise le travail de l'entrepreneur au lieu de le démoniser. À l'âge adulte, l'effet sera d'éviter le «J'aurais dont dû» lancer le projet lorsque j'en avais la chance. Il est convaincu de voir ces jeunes sauter sur l'occasion au moment venu, car ils auront appris à se prendre en main, à travailler pour réussir quelque chose qui leur tenait à coeur, à être autonomes et organisés.
Le monde de l'entrepreneuriat sera toujours passionnant, fascinant et inspirant pour ce jeune homme d'affaires. Et il ne cessera certainement pas de le faire savoir autour de lui.