Lorsqu’elle arrive pour l’entrevue, la jeune femme de 17 ans marche d’un pas déterminé, le feu dans les yeux. On sent dès le départ qu’elle a du tempérament et qu’elle veut aller le plus loin possible.

Marie-Philippe Benoît: l'engagement comme mode de vie

Lorsqu’elle regarde son agenda chargé de notes et de rendez-vous tous les jours, Marie-Philippe Benoît affirme qu’elle aura une belle semaine. Ce sont des activités, mais aussi des rencontres. Pour elle, l’engagement ce n’est pas du temps partiel, c’est un mode de vie.

Lorsqu’elle arrive pour l’entrevue, la jeune femme de 17 ans marche d’un pas déterminé, le feu dans les yeux. On sent dès le départ qu’elle a du tempérament et qu’elle veut aller le plus loin possible.

Chose certaine, toutes ses activités sont tournées vers les autres, que ce soit les Sentinelles de l’aide pour favoriser l’intégration des jeunes de première secondaire dans la polyvalente. Ou encore les Aidants secrets, ceux et celles qui dénoncent l’intimidation, voire la Fondation de la polyvalente de L’Ancienne-Lorette, un organisme qui lui tient à cœur, car c’est un moyen d’aider les élèves ayant des difficultés financières.

«Fais suer ton prof»

Elle a organisé une campagne de financement originale : «Fais suer ton prof». Ce sont des défis sportifs amicaux lancés aux profs par les élèves qui mettent un 2 $ dans la cagnotte. Si le prof réussit à battre l’élève ou à égaler sa performance, tant mieux. Sinon, il y aura une conséquence composée de redressements assis, de push-ups, et quoi d’autre pour faire suer l’enseignant un peu plus.

«Rien dans les défis ne doit humilier ou abaisser le professeur, lance Marie-Philippe. C’est pour le plaisir de participer, d’amasser de l’argent pour les autres.»

Elle qui a toujours des liens avec la fondation, Marie-Philippe Benoît voit plus loin encore. Elle veut entraîner d’autres écoles secondaires dans son sillage, même des écoles du primaire pour que l’activité «serve à des causes qui leur tiennent à cœur» en faisant suer les profs.

«Il faut que cela s’étende à tout le Québec.» Alors, elle décuple ses efforts pour que tout cela se réalise.

Son secondaire est à peine derrière elle qu’elle s’est déjà engagée dans le Club Entrepreneuriat Sainte-Foy comme vice-présidente au partenariat.

Inscrite en Technique en gestion commerciale au Cégep de Sainte-Foy, elle sait que ce sera une étape vers les études à l’Université Laval en management, ou une autre branche connexe la menant vers l’entrepreneuriat et le monde des affaires. Car le prix de Forces Avenir était accompagné d’une bourse de 10 000 $ pour ses cours universitaires. Travailler dur pour réussir ne lui fait pas peur. Au contraire, elle carbure aux défis.


Plus loin

«L’engagement fait en sorte que je veux pousser toujours plus loin, réaliser de nouveaux projets chaque année, m’épanouir en tant que personne, et grandir à travers les expériences, explique Marie-Philippe. Ça me permet de créer de nouveaux contacts, de rencontrer de nouvelles personnes et de me faire de nouveaux amis.»

Dynamique, elle veut réaliser de nombreux projets. «Pas question de faire toujours la même chose, lance-t-elle. Je veux toujours aller plus loin. Je ne veux pas m’arrêter là, dans un seul emploi, mais découvrir d’autres expériences.»

Habituée aux engagements dans le Programme d’études internationales (PEI), elle croit bien avoir dépassé les 100 heures en bénévolat à l’école et en dehors de la polyvalente. «Je connaissais tout le monde dans l’école. Tout le personnel me connaissait aussi. Le directeur de la polyvalente, Marc Chamard, m’encourageait, il approuvait mes projets et participait aux événements en encourageant les professeurs à participer aussi. Ça créait un sentiment d’appartenance dans l’école et ça mettait une belle ambiance.»

Marie-Philippe estime devoir à ses parents cette propension à l’engagement envers les autres : «C’est une question de valeurs familiales qu’ils m’ont transmises. Ils m’encourageaient me soutenaient et m’aidaient à peaufiner mes projets.»

Pour elle, la limite de l’horizon, ce n’est pas un mur, mais une simple étape à franchir.