Olivier Dufour et Byron Mikaloff

Lauréats : arts et culture

GAGNANTS : OLIVIER DUFOUR ET BYRON MIKALOFF
› 5 mars 2017

Dans les jours suivant la fusillade à la Grande Mosquée de Québec, comme à peu près tout le monde, Byron Mikaloff dissimulait mal sa peine et son désarroi. Lui qui a grandi dans une famille de la Colombie-Britannique où les valeurs humanistes tenaient le haut du pavé a alors éprouvé l’irrésistible «besoin de faire quelque chose». Son idée lancée sur Facebook, le 31 janvier, comme une bouteille à la mer, d’organiser un «événement de compassion et d’inclusion» n’allait pas tomber dans l’oreille d’un sourd.
Saisissant la balle au bond, le metteur en scène Olivier Dufour accepte aussitôt l’invitation. En moins de trois semaines, les deux hommes réussiront à impliquer quelque 160 membres de la communauté artistique de Québec, de tous horizons, pour offrir le spectacle Ensemble, qualifié de «vibrant hymne à l’unité et à la diversité».
Les deux artistes refusent de voir leur ville ternie par ce tragique événement. «Québec est peut-être un peu ignorante, mais pas une société aussi fermée qu’on le laisse croire», lance Olivier Dufour.
«J’ai toujours pensé que la ville de Québec était la plus belle ville de notre pays. Il y a beaucoup d’amour et de générosité ici», conclut Byron Mikaloff.

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MARIE TAILLON ET GILLES PELLERIN

› 16 décembre 2017

Ils ont fondé la maison d’édition l’Instant Même en 1985, avec à leur actif quelque 400 volumes et 180 auteurs publiés.

«La littérature, c’est quelque chose d’esthétique. En relisant quelques livres lorsque nous préparions la fête des 30 ans de l’Instant Même, j’ai compris que nous étions plus que de simples éditeurs, mais des producteurs de beauté.» — Marie Taillon

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LUCI TREMBLAY

› 2 décembre 2017

Après une carrière médiatique, notamment au Festival d’été (FEQ), elle est nommée déléguée du Québec à Tokyo.

«En assistant à une table ronde alors que des repré­sentants de festivals américains prenaient la parole, je me disais que nous devrions être là sur la scène pour parler de ce qui se passe à Québec [au FEQ].»

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STEVE HUOT

› 22 octobre 2017

Directeur général et artistique du Groupe Danse Partout, il a concrétisé le projet de la Maison pour la danse.

«J’ai découvert dans la danse un univers qui m’a touché profondément. Une forme d’art qui m’a ému au plus profond de mon être.»

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IAN GAILER

› 30 septembre 2017

Directeur général du Festival de cinéma de la Ville de Québec, il a mené la 7e édition à un succès incontestable.

«Il ne faut pas oublier les autres formes d’art avec le FCVQ. Si le cinéma est le septième art, il y en a six autres avant lui. Alors, nous avons choisi d’allier l’histoire, le Vieux-Québec, la musique, la bande dessinée avec nos présentations.»

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ELISABETH FARINACCI

› 27 août 2017

À sa première année à la tête des Grands Feux Loto-Québec, elle a réussi à implanter avec succès une nouvelle formule de spectacles pyrotechniques avec thématiques dansantes.

«J’ai fait en six mois ce que j’avais fait en deux ans au 400e. Et les chapeaux ont été nombreux à porter, mais en fin de compte, le résultat a été au rendez-vous.»

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STEVE BARAKATT

› 20 août 2017

La Corée du Sud a remis au musicien une plaque d’appréciation pour sa contribution au projet Saemangeum, soit l’hymne officiel de cette future cité verte, cinq fois plus grande que l’île de Manhattan.

«J’ai pris le temps d’écouter les gens pour comprendre leurs rêves. J’ai voulu raconter les rêves de cette ville à travers les rapports humains, car une ville, ça se construit d’abord autour des gens.» 

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Daniel Gélinas et Louis Bellavance

L'ÉQUIPE DU FESTIVAL D'ÉTÉ DE QUÉBEC

› 23 juillet 2017

Le 50e Festival d’été de Québec (FEQ) a été un succès sur toute la ligne : succès de participation, succès de programmation, succès financier et succès encore quant à la notoriété de l’événement qui rejaillit sur la grande région de Québec. 

«La machine a été bien rodée au fil des 15 dernières années. C’est grâce à nos outils de planification qui nous permettent de prévoir tout ce qui est planifiable que ce soit la programmation, les finances, la technique.» — Daniel Gélinas

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HERVÉ DEMERS

› 12 février 2017

Le cinéaste a obtenu le prix du meilleur film court francophone de Vaulx-en-Vélin, en France, pour l’œuvre de fiction Le nom que tu portes.

«Le cinéma est un médium qui contient tout. On peut raconter une histoire. Ça passe aussi par la photo, par le scénario qu’il faut écrire, ce qui rejoint mon intérêt pour la littérature.»