Laura Doyle Péan a commencé à s’impliquer dans des comités dès l’école primaire, mais sa propension à aider les autres remonte à son plus jeune âge. «À un an, au parc, je suivais une enfant plus jeune pour le protéger», raconte-t-elle.

Laura Doyle Péan: une énergie au service des autres

Laura Doyle Péan, est ce qu’on pourrait appeler une superwoman. Finissante du DEC Art, lettres et communication, profil Créativités et médias, elle est impliquée dans pas moins de huit comités au cégep Limoilou et à l’extérieur. Elle travaille également à la Librairie Pantoute. Son engagement, son leadership, et sa réussite scolaire ont été récompensés par la Fondation boursiers Loran avec une bourse de 100 000 $ sur quatre ans octroyés à 35 Canadiens parmi 5089 candidats. Tout ça avec le TDAH.

Au Cégep Limoilou, Laura Doyle Péan est porte-parole du comité local Entraide universitaire mondiale canadienne Limoilou, qui a amassé près de 46 000 $ pour parrainer des étudiants réfugiés et fait des activités de sensibilisation à la migration forcée. Elle est directrice générale du journal étudiant Le Phoque et s’est aussi engagée dans le comité environnement du Cégep ainsi que dans les comités de mobilisation politique, LGBT et femmes de l’Association générale des étudiantes et des étudiants du Cégep Limoilou. 

À l’extérieur, Laura est secrétaire du conseil d’administration de la Table de concertation du Mois de l’histoire des Noirs de Québec et s’implique auprès de l’Entr’actes. «Quand je suis arrivée au cégep, je ne connaissais personne. Je me suis dit : “faut que ça bouge”. Je suis allée à une séance d’information du comité de parrainage des réfugiés et ça m’a plu.»

Ces implications lui ont permis de faire un choix pour ses études universitaires. «J’ai rencontré plusieurs personnes et fait des découvertes sur mes intérêts», souligne Laura, qui entamera des études en droit à l’Université McGill à l’automne. 

Dès son plus jeune âge

Laura a comme croyance que lorsqu’on a la possibilité de faire des choses, il est important d’utiliser cette situation pour aider les gens qui n’ont pas cette vie. «C’est gratifiant de savoir qu’on est capable de faire la différence.»

Son implication dans des comités a commencé à l’école primaire, mais dès son plus jeune âge, elle a commencé à aider les autres. «D’après ma mère, je suis portée à aider les jeunes depuis que je suis petite. À un an, au parc, je suivais une enfant plus jeune pour le protéger», raconte-t-elle. «C’est quelque chose qui m’a toujours tenu à cœur et ça a développé un sentiment d’appartenance avec toutes mes écoles. Quand on s’implique, on a une voix et on s’aperçoit qu’elle compte», ajoute-t-elle.

Il faut dire que ses parents lui ont aussi servi de modèle. «Ils sont très impliqués aussi.» Pour la petite histoire, Laura Doyle Péan est la fille de l’écrivain, animateur et journaliste Stanley Péan.

Le TDAH, une force

Comment on fait pour concilier, études, travail et implications alors qu’il n’y a que 24 heures dans une journée? Son secret : son agenda. «Pas le temps pour la procrastination. C’est possible de se concentrer et de faire ses taches parce qu’on ne peut pas les remettre au lendemain», fait-elle valoir. Laura a toujours été performante à l’école, ses implications sont naturelles, mais elle a relevé certainement son plus gros défi avec le TDAH.

«Le TDAH, c’est une force en ce moment, mes multitudes de projets me permettent de canaliser et de dépenser mon énergie. Mais ça n’a pas toujours été facile. Au primaire et au secondaire, je devais prendre des médicaments. J’ai été suivie par un psychologue pour gérer mon temps, le travail en équipe et le stress», confie-t-elle.

Son implication dans les comités lui a donc appris à se contrôler et à vivre avec le TDAH, mais il ne faut pas s’en mettre trop sur les épaules d’un seul coup. «J’ai l’impression d’en faire jamais assez. J’ai appris à me restreindre et à prioriser certains projets», avoue-t-elle. «En faisant partie de plusieurs comités, c’est également facile de faire des liens entre les différents projets et de faire des projets plus grands», poursuit-elle. Laura Doyle Péan a maintenant le désir et l’ambition d’inspirer d’autres jeunes à s’impliquer.