Outre un deuxième projet multidisciplinaire, Hubert Lenoir planche sur la musique d’un film et sur un projet d’art-performance.

L’année étoilée d’Hubert Lenoir

Mercredi dernier, devant une foule bien compacte à la place D’Youville, Hubert Lenoir a prouvé qu’il méritait amplement son prix espoir FEQ, remporté un mois à peine après le prix Félix-Leclerc aux Francos de Montréal.

«C’était un spectacle particulier parce que c’était extérieur, gratuit, à Québec, devant beaucoup de membres de ma famille. Je sais bien que tous mes spectacles ne seront pas comme ça», a commenté l’auteur-compositeur-interprète de 23 ans de Beauport, au lendemain de ladite performance. 

Au moment de recevoir le prix Espoir FEQ, remis à un artiste émergeant ayant un potentiel international, il en avait profité pour faire un plaidoyer pour la ville de Québec. «Ça va m’aider à continuer ce que je veux faire en tant qu’artiste, c’est-à-dire aller là où des artistes québécois ne sont jamais vraiment allés et peut-être prouver à tout le monde que c’est possible de faire quelque chose d’exceptionnel et international qui est produit ici», réitère-t-il.

Avec sa fleur de lys tatouée sur une fesse, le jeune homme semble avoir remis le symbole à l’avant-plan. Plusieurs spectateurs en avait orné leur affiches (ou leur seins!) mercredi. «Je crois que ma génération a une conception très différente [de celle des générations précédentes] de ce que c’est d’être Québécois, note-t-il. Pour moi, c’est pour son côté avant-gardiste que le Québec mérite d’être célébré.»

Il était déjà prévu qu’il aille jouer en Suisse, en France et en Allemagne. Le Japon et d’autres destinations canadiennes et européennes viennent s’ajouter à la liste grâce au prix Espoir FEQ. L’année prochaine sera donc marquée par les voyages. 

Il faut dire qu’Hubert Lenoir (de son vrai nom Hubert Chiasson) a l’habitude des tournées, puisqu’on peut l’entendre depuis plusieurs année au micro de The Seasons. Après l’album PULP, le groupe a donné des spectacles pendant près de trois ans. «Je ne crois pas que je referais ça. Les shows, c’est cool, mais c’est vraiment en studio que je suis le plus à l’aise», souligne-t-il.

«Tout est possible»

Entre cette séquence de spectacles et l’écriture de son album (doublé d’un livre) Darlène, Hubert Lenoir a joué sa musique dans les rues, l’été. Se retrouver, un an plus tard, sur une scène du FEQ, est un beau signe que «tout est possible». «Wow, je me sens presque comme un artiste grand public!» a-t-il lancé pendant le spectacle.

Avec sa musique inventive et sexy, Darlène a créé une belle onde de choc. «Noémie [Leclerc, qui signe le livre] et moi, on était un peu face à rien, on venait de quitter la maison de nos parents, donc on avait envie de faire quelque chose de plus grand que nous-mêmes, qui allait avoir un impact dans l’ordre cosmique des choses», se remémore le jeune homme. «Je croyais que si je suivais mes idées les plus folles, il y avait des chances que ça ne fonctionne pas du tout.» Et pourtant…

Outre un deuxième projet multidisciplinaire (dont deux nouvelles chansons, Sucre et sel et Quatre quarts nous ont donné un petit avant-goût mercredi), Lenoir planche sur la musique d’un film et sur un projet d’art-performance.