Isabelle Lapierre et sa jument Cescha ont remporté la compétition équestre internationale de Bromont.

La complicité en compétition équestre

Isabelle Lapierre a passé sa vie dans le monde des chevaux. Ses parents possédaient une écurie, de sorte qu'elle a appris à monter en selle à l'âge de 4 ans et commencé les compétitions équestres à 5 ans.
L'entraînement des élèves, des compétiteurs et des chevaux fait partie de sa routine quotidienne. Et elle doit aussi s'entraîner et entraîner sa jument Cescha tous les jours. «C'est un travail 12 mois durant», précise-t-elle.
Non seulement la monture doit-elle être en excellente condition physique pour la vingtaine de compétitions que Mme Lapierre fera durant l'année, mais ces entraînements sont aussi propices à développer le lien de confiance unissant les deux compétiteurs.
En remportant la compétition équestre de Bromont, la cavalière et sa monture ont causé une surprise, car Isabelle Lapierre concourt avec Cescha depuis cette année seulement. «Les gens ne nous connaissaient pas. La jument en est à sa première année dans les compétitions», explique Mme Lapierre, qui entraîne son cheval depuis cinq ans. 
Elle a commencé la formation de Cescha alors qu'elle avait cinq ans, et ce, pendant cinq ans, car il faut un certain temps pour développer le potentiel du cheval et la complicité entre les deux partenaires.
La force du mental
«Lorsque nous avons acheté la jument, elle démontrait un bon potentiel, mais rien ne peut prédire si le développement ira dans le sens de son talent. Il faut du temps et s'assurer que le côté mental suivra le talent physique. C'est la même chose pour n'importe quel athlète de haut niveau. Si le potentiel est élevé, il faut aussi que la force mentale suive», explique l'entraîneuse.
Et les deux ensembles n'en étaient pas à leur premier prix : elles ont remporté deux autres compétitions cette année. Une en Floride l'hiver dernier, l'autre à New York en juin. Il semble donc que la complicité et la confiance entre les deux se sont bien développées.
La compétition, c'est la passion et c'est la vie d'Isabelle Lapierre, autant lorsqu'elle entraîne ses élèves qui chevauchent pour le plaisir, que ceux qui veulent faire de la compétition. Le concours équestre de Bromont est le seul auquel elle participe au Québec, car il est de calibre national, voire international. Le temps des concours est plus limité dans la province, les activités se déroulant de mai à octobre. 
Pendant le reste de l'année, elle doit donc participer à des compétitions ailleurs au Canada, et aux États-Unis. L'hiver prochain, ce sera la Floride comme port d'attache afin de continuer à performer dans les sauts d'obstacles.
Interrogée à savoir si les compétitions équestres olympiques l'intéressaient, Mme Lapierre souligne qu'à ce niveau élevé de compétition il faut une excellente monture. «Il y a très peu de chevaux pour ce niveau, et ils s'achètent à fort prix. De plus, se préparer pour les Jeux olympiques demande de gros investissements pour participer à de nombreuses compétitions à l'étranger», explique-t-elle.
Entre-temps, l'entraînement de Cescha se poursuivra, et viendront ensuite d'autres concours équestres. Qui sait, les deux ensemble pourraient causer d'autres surprises.