Kalenga Muganda joue pour le Blizzard du Séminaire Saint-François depuis quatre ans.

Kalenga Muganda: la NFL, un rêve atteignable

Kalenga Muganda nourrit une passion qui ne se tarit pas: le football. À sa sixième année du primaire, à la suite d’un camp d’été de à Chibougamau, il a eu la piqûre. Toute la suite de son parcours a été orientée vers ce sport.

Son père, joueur de soccer, a transmis sa passion du sport à ses fils. Mais c’est Gloire Muganda, le frère aîné, qui a influencé Kalenga.

«J’avais 12 ans et j’étais émerveillé par ce que mon frère faisait. En plus, il avait toujours plein de filles autour de lui», raconte Kalenga en riant.

Depuis sa deuxième année du secondaire au Séminaire Saint-François, il a suivi la concentration football. En secondaire V, cette année, le séminaire a pu établir un parcours sports-études qui lui a permis de se concentrer encore davantage sur sa passion.

«Nous avons une excellente équipe autant pour la préparation physique que l’entraînement» spécifique au football, ajoute-t-il. Même les étés, ses activités sont centrées sur son développement physique en vue de la prochaine année sur le terrain.

Le cégep l’an prochain? «Non», répond le jeune homme. «Je vais aux États-Unis, je passe des tests d’admission pour les high
schools le 2 décembre.» Son objectif ultime est clair : faire partie de la NFL (National Football League), d’où le parcours scolaire chez les voisins du Sud.

Actuellement, il vit un rêve avec un parcours quasi sans faute. Lui et son équipe, le Blizzard, n’ont perdu que deux parties en quatre ans, et aucune défaite dans les deux dernières années.

Mieux encore, lors du match du Bol d’or de la division 1, il a accumulé 458 verges au sol, un exploit hors de l’ordinaire. Sur les 39 courses de son équipe, il en a complété 37. Il a été élu le joueur par excellence du match.

Les autres porteurs de ballon, ils ont fait quoi pendant la partie? «Ce sont eux qui ouvraient le chemin en effectuant les blocs», ajoute-t-il en insistant sur l’esprit d’équipe et la victoire en équipe.

«Je suis vraiment fier de moi», lance-t-il avec émotion et plein de confiance. Il croit en ses moyens et en ses chances de percer dans les collèges des États-Unis pour réaliser son rêve.

Son entourage manifeste aussi sa confiance comme le rapportait Jean-François Boisvert, le coordonnateur offensif du Blizzard du Séminaire Saint-François. «J’ai utilisé le terme pour désigner seulement quelques joueurs dans ma carrière. Kalenga est spécial, on l’a vu dès qu’il est arrivé en secondaire 2.»

Récemment, dans Le Soleil, il le décrivait comme un «joueur explosif et capable de baisser l’épaule comme son frère Gloire. Ses rapides mouvements latéraux lui permettent aussi d’envoyer valser ses adversaires sans même les toucher. Et il n’a jamais échappé le ballon en match à ses deux premières saisons avec nous.»

«Kalenga est un joueur spécial, il a marqué l’histoire du Blizzard, mais il est aussi un modèle pour tous les jeunes qui vont au SSF. Il est humble et terre à terre devant ses succès», ajoutait l’entraîneur du club Luc Savoie.

Les observateurs du football considèrent que les portes s’ouvriront facilement devant lui dans les prochaines étapes.