Hervé Demers a toujours aimé les arts et particulièrement le cinéma qui lui permet d'utiliser différentes formes d'expression artistique.

Hervé Demers: le cinéma plein les veines

Jeune réalisateur et cinéaste de 34 ans, né à Saint-Jean-­Chrysostome, Hervé Demers a le cinéma quasiment inscrit dans sa génétique. Les arts visuels l'ont toujours attiré, de sorte qu'il en a fait son champ d'études à l'Université Laval.
Entre l'histoire de l'art, la photographie, les arts visuels et la littérature, il se découvre une passion pour le cinéma, alors qu'il se décrit comme un «cinéphile intense», notamment pendant ses études. Il travaille même dans un club vidéo à Lévis. 
Il est habité par le monde des arts, de sorte que le 7e art devient pour lui une voie capable de contenir à la fois la littérature, la photo, l'histoire. «Le cinéma est un médium qui contient tout. On peut raconter une histoire, expose-t-il. Ça passe aussi par la photo, par le scénario qu'il faut écrire, ce qui rejoint mon intérêt pour la littérature.»
Hervé Demers vient de réaliser son quatrième court métrage. Et son dernier, Le nom que tu portes, lui a valu plusieurs prix à l'international jusqu'à lui ouvrir des portes pour le financement d'un long métrage de fiction dont il est en train d'écrire le scénario avec Jean-Philippe Boudreau, «Et nous sommes conseillés par le comédien et dramaturge Alexis Martin», ajoute-t-il. Son projet est soutenu par la SODEC et le Conseil des arts et des lettres du Québec.
«Le fait saillant avec Le nom que tu portes, au-delà des prix remportés, c'est d'abord la sélection dans la compétition internationale du Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand, en France, alors que c'était le seul film retenu pour cette compétition en 2016. Cette année-là, il faisait partie des 79 films retenus sur 7778 soumissions mondiales», raconte-t-il. «C'est le concours le plus prestigieux au monde spécialisé dans le court métrage.»
Ce fut le début du parcours dans d'autres festivals et c'est ce qui lui a permis de faire des rencontres et d'établir des contacts avec des gens de l'industrie, notamment des rencontres avec des producteurs. «Du coup, ça mettait en lumière ce que je faisais comme cinéaste.»
La première projection du film à Clermont-Ferrand a permis que le film Le nom que tu portes soit sélectionné dans d'autres concours internationaux. En même temps, Hervé Demers a été invité à le présenter dans une dizaine de pays notamment au Mexique, en Ukraine, et tout récemment en Norvège. «Je suis très fier d'avoir vu mon film sélectionné et recevoir des prix prestigieux. C'est ce qui pave à voie à mon but de réaliser un long métrage», insiste-t-il.
Projet de maîtrise
Actuellement, entre les périodes de rédaction du scénario de son long métrage, M. Demers complète une maîtrise en cinéma à l'Université de Montréal. «Mon projet porte sur l'esthétique de la mémoire au cinéma», illustre le cinéaste. «Lorsque l'on filme quelque chose, cela devient une archive. Ce qui m'intéresse c'est de voir comment le cinéma peut représenter une mémoire collective et communautaire sans avoir recours à des images d'archives.»
Son projet de maîtrise comporte deux volets, le mémoire avec la recherche et un court métrage documentaire qui comporte une part importante de création.
Son court métrage Le nom que tu portes a obtenu le Grand prix du meilleur film au Festival du film court francophone de Vaulx-en-Velin; le Grand prix du meilleur film au Festival international du film de Tanger, au Maroc en 2016; une mention spéciale du jury au USA Film Festival, à Dallas, aux États-Unis, en 2016. Sasha Samar a été choisi meilleur acteur lors du Festival international du film Canada-Chine, en 2016 au Canada et le prix du meilleur scénario pendant l'événement Longue vue sur le court à Montréal la même année.
En plus de ses courts métrages, son projet de maîtrise et celui du long métrage, Hervé Demers a touché à d'autres éléments de réalisation dans le secteur de la publicité et dans le monde de la mode.
Site Web : hervedemers.com/fr/