Daniel Gélinas et Louis Bellavance sont les piliers sur lesquels repose l'équipe du FEQ.

Festival d'été de Québec: le succès d'une équipe

Le 50e Festival d'été de Québec (FEQ) a été un succès sur toute la ligne : succès de participation, succès de programmation, succès financier et succès encore quant à la notoriété de l'événement qui rejaillit sur la grande région de Québec. Et dans les bureaux du FEQ, rue Saint-Joseph, ça sent la fierté.
Ce succès de la 50e présentation n'est pas le fruit du hasard, convient Daniel Gélinas, directeur général du FEQ, mais le résultat du travail acharné des 60 employés permanents et des quelque 500 autres s'ajoutant au moment de la grande fête sur les plaines d'Abraham et dans les autres lieux de spectacle.
«La machine a été bien rodée au fil des 15 dernières années. C'est grâce à nos outils de planification qui nous permettent de prévoir tout ce qui est planifiable que ce soit la programmation, les finances, la technique», continue le chef d'orchestre de la grande équipe.
Pour les 50 ans du FEQ, la réflexion pour la création de l'événement avait été amorcée un an et demi avant l'ouverture des festivités. «Il fallait imaginer ce que serait la fête, mais aussi faire de ce 50e le format des prochaines années, raconte encore M. Gélinas. C'est pour cela que nous avions quelques expériences additionnelles comme celles des Plasticiens volants et de Transe Express après les spectacles des deux fins de semaine, ou encore la présence du collectif L'orchestre d'hommes-orchestres au parc de l'Amérique-Française tous les soirs à 18h30.» Sans oublier quelques «spéciaux» avec Michel Louvain, Lisa LeBlanc, Isabelle Boulay, l'hommage à Bob Walsh.
Le FEQ comporte sa magie organisée et sa magie spontanée avec la réaction des foules aux divers spectacles. La magie s'est transportée dans les médias et les médias sociaux où le Festival a aussi connu un «succès total», estime M. Gélinas. «La couverture du FEQ était la première nouvelle en importance au Québec tous médias confondus entre le 10 et le 16 juillet alors qu'elle était deuxième dans les premiers jours», souligne-t-il.
Évènement national
Pour lui, cela démontre que le FEQ doit être traité comme un événement national d'autant qu'il rassemble des foules immenses pendant 11 jours. «Le standard des grands festivals, ce sont trois jours de festivités, ailleurs au Québec ou dans le monde. Ici, nous produisons l'équivalent de trois grands festivals, compare-t-il. Trouvez un festival ailleurs au monde qui rassemble une foule équivalent à 30 % du total de la population de la région? Nous, nous le réalisons avec 230 000 visiteurs pour une population de 700 000 personnes. C'est hallucinant.»
La grande fierté de l'équipe à la suite d'une fête aussi réussie vient de la motivation collective et du partage des valeurs liés au succès, car pour l'équipe du FEQ, l'échec n'est pas une option. Le leitmotiv affiché dans le corridor principal le rappelle jour après jour : ici, on carbure au succès.
«C'est assurément et vraiment un succès d'équipe que je compare à un club de hockey, ose Daniel Gélinas. Il y a l'équipe défensive composée de l'administration qui s'assure que les budgets seront respectés. Et l'équipe des attaquants, les gros pointeurs que sont les as de la programmation, du marketing et des ventes. Tout cela fonctionne dans le respect du plan de match et du coach. Il faut toujours être gagnants!»
Et ce succès n'existerait pas sans la population, affirme M. Gélinas. Les gens de Québec ont cru et appuyé le FEQ depuis 50 ans et ils y croient toujours puisque 60 % des participants sont de la région. «C'est ce qui fait que Québec et le FEQ se démarquent en Amérique du Nord dans l'industrie du spectacle», conclut-il.