Ce dont Éric Dupont est le plus fier, c’est d’avoir été la bougie d’allumage du programme de dons planifiés Les Cent-Associés.

Éric Dupont: les dons planifiés, une voie d’avenir

Entrepreneur à succès, scientifique dans le secteur de la santé, Éric Dupont ne dirige plus d’entreprise, mais il s’adonne à ses passions dans cette nouvelle portion de sa vie active.

Outre les arts martiaux, le pilotage de son avion ou de son hélicoptère, entre les cours de musique et de chant, il met ses énergies dans la philanthropie.

«Je m’implique depuis 25 ans dans la philanthropie, explique-t-il. Au début, je donnais de mon temps. Par la suite, avec mes entreprises et les revenus qui augmentaient, je pouvais donner de l’argent. Avec le temps, la crédibilité se bâtit et les organisations me demandaient d’être président d’honneur pour des collectes de fonds.»

Au fil des ans, il estime avoir dépassé les 50 présidences d’honneur pour différentes causes, que ce soit les hôpitaux de la région de Québec, la fondation du cœur et bien d’autres encore. C’est d’ailleurs ce qu’il fera le 2 octobre avec Christine Michaud comme coprésident du cocktail-bénéfice de la Faculté de médecine de l’Université Laval.

«Avec des collègues, j’ai pu aider des fondations et des institutions à amasser des millions de dollars, relate-t-il. Mais il y a un quatrième type de philanthropie très important : la philanthropie planifiée. J’en ai fait mon cheval de bataille. C’est ce que j’ai fait il y a deux ans en annonçant que lèguerais 5 millions $ à huit causes qui me tiennent à cœur dont l’Université Laval, le Musée national des beaux-arts et quelques autres.»

Cent-associés

Ce dont il est le plus fier, c’est d’avoir été la bougie d’allumage du programme de dons planifiés Les Cent-Associés visant à réunir 100 donateurs qui verseront au moins un million de dollars dans un fonds au profit de futures générations d’étudiants. Il est convaincu que 100 donateurs, même plus, viendront dans l’organisation au point de dépasser les 100 millions espérés.

«J’aimerais que le million de dollars que je lèguerai à ma mort serve au développement de l’entrepreneuriat dans toutes les facultés de l’Université Laval. Nous sommes actuellement 25. Nous sommes comme les Cent-Associés du début de la colonie. Ils ont donné 1000 écus. Ces 1000 écus aujourd’hui valent aujourd’hui 1 million $.»

Il a aussi légué un autre million au fonds Alfred-Pellan pour les dons planifiés. Le fonds veut amasser 25 millions $ de cette manière dans les prochaines années.

Pour lui, la philanthrope planifiée permettra d’amasser des sommes colossales au profit des arts, de la culture et de l’éducation.

Dons planifiés

«La plupart des gens ayant une bonne indépendance financière pourraient léguer jusqu’à 10 % de leurs avoirs au décès sans pénaliser leur famille ou leur descendance pour aider des causes qui leur tiennent à cœur», estime-t-il.

Cette année, il a voulu aider d’autres facultés de l’Université Laval. Il a fait don de guitares qu’il avait collectionnées à la faculté de musique. Il a fait de même avec plusieurs tableaux offerts à la faculté des arts, des tableaux qu’il a peints, pour que cela puisse servir à financer leurs projets.

«J’ai eu le privilège d’être formé dans trois facultés de l’Université Laval, celles de l’administration, des sciences et de la médecine», ajoute-t-il en précisant l’importance de redonner. «J’essaie d’appliquer les principes des grandes étapes dans la vie, le learn, earn and serve. J’ai appris. J’ai obtenu mon indépendance financière avec les quatre compagnies fondées avec mon frère Luc, dont trois ont été vendues. Et maintenant je peux être au service de causes qui me tiennent à cœur, dans mon après-carrière dans les affaires, où je peux faire une différence parfois modeste et parfois plus importante», conclut-il.