Le rêve d’Élizabeth Rouillard: devenir la meilleure femme au monde dans les combats de karaté.

Élizabeth Rouillard: devenir la meilleure en karaté

Lauréate: Élizabeth Rouillard

Occasion: elle a gagné deux médailles d’or en karaté au Irish Open, à Dublin en Irlande.

Depuis quelques années, Élizabeth Rouillard enchaîne les victoires en karaté dans sa catégorie d’âge sur le circuit nord-américain et à l’international. Même chez les adultes dans la région de Québec, elle est invaincue.

Son rêve, du haut de ses 16 ans, c’est de pouvoir passer dans la catégorie adulte pour se mesurer aux femmes qu’elle a vues progresser chez les juniors du circuit nord-américain. La compétition chez les adultes est accompagnée de bourses en argent, ce qui lui donnerait la possibilité en gagnant de pouvoir participer à plus de compétitions un peu partout. 

Patin ou karaté

Elle a d’ailleurs abandonné les compétitions de katas (série de mouvements techniques) pour se concentrer sur ses aptitudes en combats. «J’ai hâte de voir ce que je vaux chez les adultes. Mon objectif, c’est de m’améliorer constamment pour devenir la meilleure femme au monde en karaté», affirme la jeune femme.

Même s’il n’y a pas de véritable championnat du monde dans le karaté Ken Po, gagner l’or au Irish Open de karaté, à Dublin, l’une des compétitions les plus courues au monde, «c’est l’équivalent d’être championne du monde», raconte-t-elle avec aplomb.

C’est son jeune frère qui apprenait le karaté à la maternelle qui l’a amené à s’inscrire dans une école. «Je faisais du patinage artistique. J’avais 7 ans, mais je n’aimais pas ça autant que le karaté», avoue-t-elle.

Championne

Neuf ans plus tard, elle accumule les victoires sur le circuit nord-américain qui compte 13 tournois, dont une seule compétition se tient à Québec, le Québec Open qui avait lieu en avril. Elle a gagné cinq médailles d’or. Le reste du temps, elle voyage entre la Californie à un bout du continent, et jusqu’à New York et Boston dans l’est.

Elle ne voyage pas seule, l’un de ses parents l’accompagne et souvent son frère est du voyage puisqu’il participe aux événements du circuit dans sa catégorie d’âge. 

Dans les tournois, elle participe dans sa catégorie d’âge et de poids, mais elle peut aussi tenter sa chance dans les catégories supérieures de poids chez les juniors et dans les compétitions par équipe.

En 2017, en Irlande, elle a gagné dans la catégorie des moins de 55 kilos et des moins de 60 kilos en plus d’une autre médaille dans la catégorie Open Weight (tous les poids) chez les jeunes de 15 à 19 ans.

Deux médailles

Cette année, à la suite d’un long périple de 36 heures pour se rendre à Dublin, pour l’Irish Open, elle a participé à ses premiers combats deux heures après l’atterrissage sans avoir vraiment dormi ni avoir mangé. Elle a remporté la médaille d’or en combat individuel chez les mois de 65 kilos et en combat par équipe, en plus d’être gagnante de la division Open Weight, le Canada contre l’Allemagne au tournoi Amerikick Internationals. Et elle a terminé deuxième chez les moins de 65 kilos.

Chaque jour ou presque, en dehors des fins de semaine de compétition, elle suit ses cours de karaté aux Studios Unis de Notre-Dame-des-Laurentides, ou bien elle s’entraîne en gymnase. Le jour, elle est en classe en cinquième secondaire.

Les études

«Nous avons une grande collaboration de l’école pour les tournois», raconte sa mère Johanne Houde, car les compétitions ont lieu les fins de semaine au moins une fois par mois dans le circuit nord-américain.

L’an prochain, elle sera au collège Champlain St. Lawrence dans le profil Affaires. Puis, ce sera l’université dans le même domaine. Elle aura encore besoin d’une certaine souplesse dans son parcours scolaire puisqu’elle n’a pas l’intention d’arrêter la compétition. 

Pour Élizabeth, le karaté est un exercice de dépassement de soi, de perfectionnement. C’est aussi l’apprentissage de la discipline et la concentration, essentiels pour son sport et aussi pour ses études.