Louis Roy, lauréat du 22 mai 2016

Économie et affaires: Louis Roy gagnant

Fondée à Québec il y a 28 ans, Optel Vision a remporté en mai le convoité prix de l'entreprise de l'année aux Mercuriades 2016 dans la catégorie des grandes entreprises.
À la tête de cette compagnie spécialisée en solutions de traçabilité et d'inspection pour l'industrie pharmaceutique, Louis Roy impute une responsabilité sociale et communautaire au monde des affaires. «Il y a moyen d'être une entreprise capitaliste qui fait de l'argent et qui influence positivement en redonnant dans la communauté», plaide-t-il. Et son entreprise est le fruit de cette vision.
«Nous croyons être un modèle d'entrepreneur du futur, qui bâtit l'avenir de façon responsable en faisant la promotion du respect des humains, de l'environnement, de l'intégrité et la responsabilité sociale», peut-on lire sur le site Web d'Optel Vision, dont le siège social est situé dans le Parc technologique du Québec métropolitain.
L'entreprise, qui emploie 500 personnes dans le monde, dont plus de 300 personnes à Québec, se positionne «sans contredit comme la plus grande compagnie de système d'inspection du domaine pharmaceutique au monde», selon Louis Roy. Au cours des trois dernières années, le chiffre d'affaires de l'entreprise a en effet bondi de 337 %, pour atteindre le cap des 100 millions $.
Yves Plourde, lauréat du 10 janvier 2016
Yves Plourde, lauréat du 10 janvier 2016
«Nous avons toutes les raisons d'être fiers», lançait il y a un an Yves Plourde après qu'Entrepreneuriat Laval se soit vu décerner, parmi quelque 1500 incubateurs universitaires, le titre de premier accélérateur d'entreprises universitaires au monde par UBI Global, un organisme de recherche international. En effet, depuis sa création, en 1993, l'organisme sans but lucratif dirigé par M. Plourde a permis la création de 710 entreprises, dont Communauto, iXmedia, Matelas Dauphin et Yuzu Sushi, en accompagnant étudiants et membres du personnel universitaire dans leur projet entrepreneurial. Lors du concours d'UBI Global, Entrepreneuriat Laval s'est notamment distingué par la rétention des talents dans la région et le taux de survie des entreprises, «qui dépasse les 80 %», indique Yves Plourde.
Yvon Charest, lauréat du 7 février 2016
Yvon Charest, lauréat du 7 février 2016
Une stratégie d'entreprise mûrement réfléchie n'est pas garante d'un succès à long terme en affaires, selon Yvon Charest, président et chef de la direction d'Industrielle Alliance Groupe financier. Pour lui, il ne faut pas sous-estimer l'impact du développement des talents à long terme, ce qu'il fait notamment en livrant des rétroactions et des points d'amélioration à ses 5100 employés.
Cette approche a valu à Yvon Charest d'être nommé Personnalité financière de l'année 2015 par le journal et site Internet Finance et Investissement, qui lui avait décerné ce même titre en 2004 et en 2008.
Industrielle Alliance, qui fête cette année son 125e anniversaire et pour laquelle M. Charest a travaillé dès la fin de ses études en actuariat, en 1979, compte aujourd'hui quatre millions de clients.
Marc-André Pâlin, lauréat du 14 février 2016
Marc-André Pâlin, lauréat du 14 février 2016
Il est l'âme derrière le projet d'abat-jour géants illuminant l'avenue Cartier depuis maintenant deux ans. Après plus de six ans à la tête du regroupement des commerçants de l'avenue Cartier et des environs, Marc-André Pâlin a quitté le navire en 2016 avec «le sentiment du devoir accompli».
Sous sa gouverne, le regroupement est passé d'une association de gens d'affaires à une Société de développement commercial, le tout grâce à un plan de développement stratégique efficace élaboré dès son arrivée comme directeur général. Entre 2011 et 2015, l'ingéniosité de M. Pâlin a permis de faire passer la clientèle touristique du secteur de 6,1 % à 16 % de la clientèle totale.
Passionné par la politique municipale, Marc-André Pâlin travaille aujourd'hui pour l'Association des directeurs municipaux du Québec.
Vincent Bergeron, lauréat du 3 avril 2016
Vincent Bergeron, lauréat du 3 avril 2016
En 2011, Vincent Bergeron a ouvert avec deux autres avocats le bureau du cabinet ROBIC à Québec, qui compte aujourd'hui 13 employés. À 31 ans, il a été promu au poste d'associé, faisant de lui l'un des plus jeunes associés de l'histoire du cabinet spécialisé en propriété intellectuelle et en droit des affaires, fondé en 1892.
Comme si ce n'était pas assez, Vincent Bergeron est également cofondateur de la plateforme de sociofinancement La Ruche, et prononce des conférences partout dans le monde pour donner un coup de pouce aux entreprises en démarrage. «Il y a beaucoup d'incubateurs d'entreprises au Québec. Je trouve que c'est important d'aider les entreprises à croître», croit-il.
Pour toutes ces implications, l'avocat a été nommé personnalité d'affaires de 2015 par la Jeune chambre de commerce de Québec.
Nicolas Rioux, lauréat du 17 avril 2016
Nicolas Rioux, lauréat du 17 avril 2016
Débarqué sur le boulevard Charest en 2005, Ubisoft Québec a donné une impulsion au milieu du jeu vidéo, à l'échelle à la fois québécoise et mondiale, notamment grâce au développement de plusieurs jeux de la série Assassin's Creed.
À la tête du studio de 375 employés depuis ses débuts, Nicolas Rioux s'est vu remettre en 2016 le prix Fidéides du rayonnement hors Québec, remis par la Chambre de commerce et d'industrie de Québec. Pour lui, «c'est un honneur de faire rayonner la ville de Québec partout sur la planète», ce qu'il fait avec plaisir lorsque vient le temps de présenter les jeux conçus par Ubisoft Québec à l'étranger.
Et ça semble porter ses fruits, car la capitale «est maintenant le troisième pôle de développement de jeux vidéo au Canada, devant Toronto», affirme-t-il.
Frédéric Dugré, lauréat du 1er mai 2016
Frédéric Dugré, lauréat du 1<sup>er</sup> mai 2016
L'entreprise de Québec H2O Innovation a remporté en 2016 le prix Water Technology Company of the Year aux Global Water Awards. Une récompense prestigieuse qui est le fruit d'un travail d'équipe constant et efficace, insiste Frédéric Dugré, qui a cofondé H2O Innovation en 2000, alors qu'il était âgé de 25 ans.
En tant que président de l'entreprise, il mise d'ailleurs sur le bien-être de ses 185 employés, dispersés un peu partout au Canada, aux États-Unis et en Espagne, pour développer chez eux «un sentiment d'appartenance fort». «Il doit toujours y avoir le côté humain de la relation autant entre tous les employés qu'envers nos clients ou nos fournisseurs. [...] Prendre soin des collègues de travail et de l'entreprise, cela fait partie de la culture et des valeurs d'H2O Innovation», dit-il.
Patrick Beaulieu et Denis Doré, lauréats du 4 septembre 2016
Patrick Beaulieu et Denis Doré, lauréats du 4 septembre 2016
Cracké, c'est l'histoire du papa autruche Ed, qui tente maladroitement de sauver sa couvée des plus périlleuses péripéties. Mais c'est également l'histoire de Patrick Beaulieu et Denis Doré, fondateurs du studio d'animation Squeeze, établi dans le quartier Saint-Roch.
Ayant des parcours complètement différents, les partenaires se sont rejoints dans leur passion pour l'animation de haute qualité. Ils ont lancé à l'automne leur série animée Cracké, actuellement diffusée sur Teletoon et accessible à quelque 200 millions de téléspectateurs à travers le monde.
«Si les créateurs d'Hollywood Pixar et Disney ont pu exporter leurs créations partout dans le monde à partir des États-Unis, rien ne peut nous empêcher de le faire nous aussi à partir de Québec», disait en septembre Denis Doré. Et il le prouve actuellement.
André Gaumond, lauréat du 27 novembre 2016
André Gaumond, lauréat du 27 novembre 2016
Après 22 ans à la barre de Mines Virginia, dont la réputation dépasse les frontières du Québec, l'heure de la retraite a sonné en 2016 pour André Gaumond, le fondateur de cette puissance minière. Le Nord-du-Québec ne recèle pas de secrets pour cet ingénieur géologue qui a contribué à la découverte du gisement d'or de classe mondiale Éléonore, racheté par Goldcorp en 2006 pour quelque 500 millions $.
À ses yeux, l'exploration minière «commence par le gros bon sens», notamment en ce qui a trait à l'implication des communautés autochtones dans les projets miniers.
En tant que «seul Blanc invité au Grand Conseil des Cris», il dit d'ailleurs avoir été «très flatté d'entendre les chefs dire que leur approche était un exemple de comportement qu'ils souhaitaient [avoir] avec les autres compagnies minières».