Nicolas Chrétien pose fièrement avec ses deux trophées remportés au gala des Mercuriades.

Crakmedia choisie PME de l’année

Il était 6 h, un vendredi matin. Nicolas Chrétien recevait un message de Guillaume Fréchette, vice-président aux finances de Crakmedia. L’entreprise avait gagné le trophée de la PME de l’année aux Mercuriades 2018 de la Fédération des chambres de commerce du Québec qui célèbre le talent entrepreneurial.

Lauréat : Nicolas Chrétien, président fondateur de Crakmedia

Occasion : l’entreprise a remporté le trophée de la PME de l’année au gala des Mercuriades

«J’ai cru qu’on me faisait une blague. Nous avions déjà gagné le trophée du développement des marchés internationaux. Je ne m’attendais à rien d’autre. C’était bel et bien vrai et je n’étais même pas là pour recevoir le trophée le plus prestigieux de la soirée», raconte-t-il en se remémorant le mélange d’émotions qui le bouleversait ce matin-là.

Après le message de Guillaume Fréchette, l’organisation des Mercuriades confirmait l’honneur.

La veille, vers la fin de la soirée, alors que des gens commençaient à quitter la salle, il se demande s’il peut partir. Le matin suivant, il doit réorganiser le bureau à Québec avant le départ pour Cancún avec la grande majorité de ses employés. «J’étais excité, maintenant que le trophée était dans la poche. Je ne pensais qu’à la suite des choses, à Cancún», se souvient-il. 

«C’était notre troisième participation au gala. Nous avions de forts compétiteurs dans notre catégorie. J’étais déjà très fier de notre trophée. D’autant plus qu’il n’y avait pas de liste des sélectionnés pour la PME de l’année, je pensais pouvoir partir sans faire de bruit. J’aurais dû comprendre le message à demi-mot qu’il fallait que je reste. J’avais en tête les derniers préparatifs de notre voyage qui devait servir à créer un esprit de famille dans l’entreprise.»

Il n’en reste pas moins que Nicolas Chrétien est très fier des deux trophées qui sont une reconnaissance des efforts des dernières années. «Celui de la PME de l’année, je ne l’ai pas vu venir», avoue-t-il. «C’est un honneur que je ne pourrais jamais oublier.»

Tous à Cancún

Le voyage à Cancún a pris toute la place dans sa tête, car il voulait absolument créer un esprit de famille avec ses employés. Souder les liens, faire en sorte que les gens des différents départements apprennent à se connaître dans ce qu’ils font et dans ce qu’ils sont.

«Ce n’était pas un simple party, avance-t-il, même s’il y avait des moments de fête. Il y avait des séances de travail tous les jours, même si nous étions au Club Med. Les activités étaient prévues pour que les gens se retrouvent avec des collègues des autres équipes, pas les uns d’un côté et les patrons de l’autre. Je voulais que les gens me disent «Bonjour Nic» et non «Bonjour Monsieur ou bonjour patron». C’était l’occasion de nous créer des souvenirs communs dans un autre cadre que celui du travail».

Le truc, au premier jour, a été de mélanger tout le monde dans des petites équipes. Chaque jour, pendant tout le voyage, deux heures d’activités étaient prévues pour les Los Crakos par une organisation spécialisée dans le team building, le renforcement des liens d’équipe. Il y avait des défis à relever par équipe où chacun découvrait les forces et les habiletés de ses partenaires. Plus personne n’était devant son écran ou avec des clients. Ils étaient ensemble. Ce n’était pas grave de faire plonger le patron sous l’eau pour lui voler le ballon, ça faisait partie du jeu, des techniques pour créer de nouveaux liens dans un autre contexte.

Et les effets se sont fait sentir dès le retour dans les bureaux sur Charest. Le midi, pendant le dîner dans la cafétéria, ce ne sont plus les gens d’équipe de travail qui mangent ensemble. Les mélanges sont faits autrement maintenant. «Les gens se parlent plus qu’avant.  Ils connaissent le nom des autres, pas simplement leur fonction dans l’entreprise», raconte un Nicolas Chrétien fier de son coup.

Quant au développement international, les efforts continuent de plus belle. L’an dernier, le patron de Crakmedia a passé près de 100 jours à l’étranger pour convaincre de nouveaux clients. Plusieurs voyages sont planifiés à Barcelone, Chypre, Prague. L’entreprise vient même d’ouvrir un bureau en Europe pour continuer sa croissance.