Mériane Labrie n’a pas peur des défis même si elle part à la conquête de grands marchés.

Changer le monde, une galette à la fois

L’entreprise Madame Labriski a beau être une micro-entreprise, sa fondatrice n’a pas pour autant une vision microscopique. Au contraire, elle part à la conquête du monde avec une énergie sans borne pour changer le monde une galette à la fois, sans sucre raffiné.

Énergique, enthousiaste, tout sourire, et pleine d’humour, Mériane Labrie a découvert sa voie, pratiquement sa mission, en répondant à un besoin essentiel à sa vie de marathonienne : une nourriture saine capable de la remplir d’une bonne énergie pour finir sa course.

À l’écouter parler avec verve, personne ne pourrait croire que cette jeune femme puisse manquer d’énergie. Mère de deux enfants de 7 ans et 2 ans, à la tête de deux entreprises, dont l’agence d’idéation 21 grammes qu’elle a cofondée, conférencière invitée, Mme Labrie vient de signer une entente commerciale pour sa purée de dattes qui sera vendue dans 290 points de vente au Québec.

En même temps, elle songe à un deuxième livre de recettes de galettes et desserts santé, car le premier titre a été vendu à 100 000 exemplaires au Québec. Il sera traduit en anglais pour le marché canadien et celui des États-Unis. Et elle rêve d’autres projets d’envergure pour l’automne déjà et dans les prochaines années.

«Mes recettes dans le livre ne contiennent aucune indication sur le nombre de calories. C’est voulu. Je ne suis pas diététiste, ni nutritionniste. Je veux que les gens retrouvent le plaisir de manger sainement sans culpabiliser. Il faut manger des produits bons pour la santé et bouger», affirme celle qui est en guerre contre le sucre raffiné et les desserts industriels. Le centre de son univers sucré, c’est la purée de dattes.

Une mission

Elle note le cas d’une jeune femme anorexique de son entourage qui calculait toutes les calories. Pour elle, c’est un enfer. Avec humour, elle raconte sa première bouchée de sa galette «Vous avez dit «brownies» ?» «C’est comme si j’avais été saisie et envahie par E.T. pour partir à la conquête de la planète tellement c’était bon», lance-t-elle en riant.

Pourquoi avoir choisi Madame Labriski comme nom d’entreprise?

«Simplement parce que je voulais que l’ADN de l’entreprise soit différent de ma vie, avec une petite pointe d’humour aussi. C’est aussi la raison des noms des galettes. Je voulais que les noms aient du goût, qu’ils suscitent la curiosité, le côté wow avec le sourire», répond celle qui travaille dans une agence de publicité où les mots doivent créer une image.

Alors on trouve des galettes comme la «Sel que j’aime», la «Pinotte musclée au lait en poudre» ou La «Bedon-Banane», la «J’aime ta fraise» et encore la «Mognon d’ourson» pour titiller l’imagination avant même d’avoir goûter au produit.

Lorsque l’idée de départ a germé tranquillement en 2009-2010. Huit ans plus tard, Mériane Labrie carbure toujours à la même énergie qu’elle a voulu mettre dans ses galettes de marathonienne. Comme elle veut cuisiner sans sucre raffiné, sans gras ajouté, poussant les possibilités jusqu’à des recettes sans gluten et sans œufs pour les personnes intolérantes pou allergiques, elle met toute son énergie sportive dans cette passion.

Pour elle, manger santé, ça doit goûter bon, pas le sable ou la gravelle. Manger, dit-elle, doit procurer du plaisir, pas de la culpabilité. Manger santé, assure-t-elle, ça réveille les neurones pas mal plus que les produits industriels.

Elle ne manque pas d’inspirations pour ses produits pendant qu’elle se laisse inspirer dans sa vision d’affaires par Caroline Néron et Dominic Brown qui ont repoussé les limites dans leur vie d’affaires pour réussir. Le prix des Fidéides vient l’encourager dans la poursuite de son rêve de conquérir le monde.

En bref

Lauréate : Mériane Labrie, la maman entrepreneure qui a fondé Madame Labriski

Occasion : elle a remporté le prix des Fidéides 2018 de la Chambre de commerce de Québec dans la catégorie micro-entreprise et travailleur autonome.