Béatrice Lamarche adore le patin, la compétition et la complicité avec ses partenaires de sport.

Béatrice Lamarche: le plaisir d’être sur la glace

Originaire de Sainte-Foy, âgée de 19 ans, Béatrice Lamarche se souvient qu’elle chausse des patins depuis l’âge de 4 ou 5 ans. Elle suivait des cours de patinage avec son frère. Sa jeune sœur, elle aussi, pratique le patin dans les épreuves de courte piste.

Le sport semble être inscrit profondément dans la génétique familiale, car son père a chaussé les patins en compétition olympique et sa mère est une adepte d’athlétisme.

S’entraîner tous les jours ou presque, ce n’est pas un fardeau, mais un plaisir. Entre les cours, la glace et le gymnase, elle semble s’amuser. Cela paraît dans sa voix, elle sait où elle va, sans pression, avec le désir de progresser, de s’améliorer compétition après compétition.

Plus encore, elle note la complicité entre ses partenaires sur la longue piste et l’autre groupe de la courte piste avec qui elle s’entraîne sans participer aux épreuves. «C’est une belle gang d’amis. Tout le monde s’encourage. On a du plaisir ensemble dans les entraînements comme dans les sorties.» 

Pas de jalousie, que des encouragements

Il n’y a pas de jalousie, pas de compétition pour savoir qui fera le meilleur temps, mais un climat où chacun et chacune s’encouragent et applaudit lorsqu’un membre de l’équipe réussit un bon coup. 

«Je suis chanceuse, avoue-t-elle. Mes parents ne m’ont jamais mis de pression. C’est plus facile de progresser de cette manière-là. Ils m’ont toujours dit de faire de mon mieux pour m’accomplir», confie-t-elle. Ils étaient au bord de la piste lorsqu’elle a gagné le championnat. «C’était le fun d’avoir mes parents et mes grands-parents avec moi. C’était aussi vraiment bien de voir aussi les familles des autres compétiteurs.» C’était la fête!

Championne du monde junior du départ de groupe, elle passera chez les seniors lors de la prochaine saison. Cette année, son début de saison était en dents de scie jusqu’en janvier. 

Le vent a tourné au début de l’année. «Je me sentais mieux, lance-t-elle pendant l’entrevue. Tout allait bien. Je n’étais pas nerveuse pour les championnats canadiens ni pour la compétition» des Mondiaux à Salt Lake City.

Si l’entraînement physique compte pour beaucoup dans les performances, le côté psychologique, l’équilibre et l’esprit clair ont aussi une grande importance pour affronter la pression des épreuves sportives. «Nous sommes très bien entourés, exprime-t-elle, autant par les entraîneurs, le support des pairs et l’aide des spécialistes de la psychologie sportive au besoin.

Étudiante en science de la nature au cégep, elle réussit à concilier le sport et les études. «Je fais mon cégep sur trois ans au lieu de deux ans. C’est une quinzaine d’heures de cours par semaine. Si j’ai un cours le matin, l’entraînement aura lieu le soir. Tout est organisé pour me permettre d’étudier», raconte-t-elle.

Même lors qu’elle est en compétition à l’extérieur de la ville ou du pays pour quelques jours ou quelques semaines, les études font partie des priorités. 

«Je ne peux pas me permettre de retard. Je dois garder le rythme, sinon ce sera plus dur de faire du rattrapage au retour.»

Elle sait que la prochaine année sera différente, mais dans sa voix et son discours, on ne sent aucune inquiétude. Elle sera dans l’équipe pour apprendre, pour s’améliorer, pour aller plus loin. 

Dans quelques semaines, elle prendra un peu de repos. Ce sera l’entraînement estival, le vélo surtout, et le patinage sur courte piste. 

Puis le départ pour le camp d’entraînement à Calgary en août jusqu’au début de la nouvelle saison dans un nouveau groupe.