Le lauréat

Yvon Fortin: la science en toute simplicité

Yvon Fortin est un vulgarisateur incroyable. Dès la première question, il s’envole dans un discours où, tout d’un coup, la science paraît d’une grande simplicité.

Professeur de physique au Cégep Garneau pendant 35 ans, il est animé par la science, par l’histoire de la science, par les débats que les découvertes et les affirmations scientifiques ont suscités au fil des âges.

Il joue avec les concepts scientifiques comme d’autres jouent avec les mots, comme s’il s’agissait d’un exercice de jonglerie dans lequel tout devient cohérent au fur et à mesure que la discussion avance.

Ce n’est donc pas sans raison que l’Association des communicateurs scientifiques du Québec (ACS) et Radio-Canada lui ont remis le premier prix Thérèse-Patry en raison de son talent de vulgarisateur.

Abordant la gravitation selon Newton, il souligne que l’histoire du scientifique assis au pied du pommier recevant une pomme sur la tête relève plus de la fable que d’un fait. Il relate alors le questionnement de l’homme de science pour faire un détour dans le monde littéraire.

Science et littérature

«Saviez-vous que c’est Voltaire qui a fait connaître Newton aux Français?» Il expose alors le passage de l’homme de lettres en Angleterre au moment des funérailles du scientifique. Et le poème qu’il a écrit sur le personnage. Poème envoyé à la marquise Émilie du Châtelet. Elle écrira à son tour sur la loi de la gravité. Les Français avaient Descartes comme homme de science bien en vue, mais c’est à cause de Voltaire que la France a connu Newton.

Puis, il parle de Galilée, des forces politiques et religieuses en présence qui contestaient le scientifique, des discussions voilées qui reconnaissaient en coulisse la véracité des découvertes, mais qui n’étaient pas approuvables publiquement à cause de la sacro-sainte dogmatique de l’époque.

Il saute dans le monde de l’éducation pour décrire son travail de professeur, les contraintes des programmes, le plaisir d’enseigner, surtout de la nécessité de l’école. Des études, en fait, plus que les institutions d’enseignement. Car faire école, c’est le vrai monde de l’éducation, un processus lent et continu, et surtout durable puisque cela laisse une trace. «Le savoir n’est pas suffisant, clame-t-il. Il faut comprendre, réfléchir.»

«Il faut comprendre et saisir la beauté des théories en science», c’est la phrase dans le programme des cours qui l’a convaincu que l’enseignement serait son monde pour plusieurs années.

Les débats

«Les études, c’est ce qui transforme le monde», avance-t-il en montrant d’un long geste du bras tout ce qui meuble la salle de rédaction du Soleil. Les ordinateurs, les chaises, les téléviseurs, le papier sur les bureaux, «tout cela existe parce que des gens ont étudié» ceci ou cela pour créer des objets. Ily a de la science dans ces objets du quotidien.

Et le voilà parti dans une nouvelle direction pour raconter comment les débats entre des scientifiques aux idées opposées ont fait évoluer la science.

Il revient avec Galilée pour montrer comment, des siècles plus tard, un débat analogue refait surface et hante les tribunes dans le même style d’obscurantisme. «On parlait des problèmes de la couche d’ozone en 1892. On sait depuis longtemps que les scientifiques ont raison quant aux changements climatiques.» Mais comme à l’époque de Galilée, les opposants refusent d’accepter les faits prouvés hors de tout doute dans la cohérence de la science.

Pour lui, au-delà du prix Thérèse-Patry, il y a d’abord eu le choix de ses pairs qui ont soumis sa candidature. Le regard des gens du milieu valait déjà beaucoup à ses yeux. La décision du jury sur sa carrière, il l’a accueillie avec plaisir en disant : «j’espère que mes années d’enseignement auront eu un effet sur tous ces adolescents devenus des adultes».

Le lauréat

Maxime Laviolette: les valeurs au cœur du travail

Maxime Laviolette savait qu’il serait sur le podium au moins une fois lors du Gala Les Pléiades pour la Grande distinction remise par Desjardins, c’était connu.

L’entreprise Dessercom était en nomination dans deux autres catégories. Une fois sur deux pourrait être plausible. Il est pourtant remonté sur scène deux autres fois.

Mais la quatrième fois n’apparaissait sur aucun radar. Rien à l’horizon. Une fois de plus, il se lève. Cette fois, les émotions sont à leur comble. Quatre prix le même soir, c’était fabuleux et bouleversant.

Des émotions

«Je ne m’y attendais pas. D’autant plus que le travail ne se fait pas pour remporter des prix, mais par passion. C’est à cause de mes valeurs que je m’implique dans des causes sociales. Alors, cet honneur venait aussi combler un vide à cause de mes absences auprès de la famille, car j’ai trois jeunes enfants. Le prix montrait que mes engagements valaient la peine», souligne-t-il en se rappelant la montagne d’émotions qui l’avait envahi à ce moment.

Depuis dix ans chez Dessercom, après avoir passé quelques années chez Garda, puis chez Exfo, c’est un chasseur de têtes qui l’a recruté pour diriger l’organisme sans but lucratif (OBNL) œuvrant entre autres dans les services ambulancier et le transport de patients.

Ce n’était pas un mariage de raison, mais une véritable connexion, l’entreprise et le futur dirigeant partageaient les mêmes valeurs, la même volonté de faire une différence pour les clients sur le terrain, et l’importance de s’impliquer dans les communautés où l’entreprise a pignon sur rue.

Les valeurs

«J’aime les gens, j’aime les causes. Je me suis toujours impliqué dans les milieux où j’étais et je vais continuer à le faire», répète Maxime Laviolette. «Me retrouver dans un OBNL qui est très présent dans les communautés et dans la philanthropie, je me retrouvais au bon endroit pour continuer dans la continuité de mes valeurs.»

Il continue donc son engagement dans les causes sociales, notamment dans le secteur de la santé avec Dessercom, en plus de diriger une organisation de 1000 employés répartis un peu partout dans la province.

Il souligne que l’entreprise est la plus importante dans son domaine au Québec et au Canada. Elle compte sur 220 véhicules sur la route, des ambulances et des véhicules de transport médical entre établissements. L’OBNL gère aussi des services accessoires dans les établissements du Centre intégré de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches.

Donner au suivant

«Ce que je veux que les gens retiennent de Dessercom, c’est plus que des opérations commerciales au service des patients, mais plus encore c’est de redonner aux communautés dans le secteur de la santé. Nous voulons faire notre part dans l’amélioration des soins de santé au Québec en donnant à des causes et à des projets qui agissent dans cette optique», précise M. Laviolette. 

C’est ainsi que Dessercom a mis en place des programmes pour aider les employés à s’engager dans leur milieu et faire une différence.

Il rappelle que si l’entreprise dans son ensemble est grande, dans les milieux où elle est présente comme en Estrie, dans Chaudière-Appalaches ou en Abitibi, elle est toute petite dans le milieu. «Il faut avoir la même attention pour les gens de ces communautés que celle que nous déployons à Lévis ou à Saint-Hyacinthe», continue l’homme d’affaires.

Au lendemain de la remise des prix, tous les employés étaient fiers des honneurs remportés, raconte-t-il. «Dans la salle des employés, on avait sorti le champagne pour célébrer les succès, car deux des prix reconnaissaient le travail colossal accompli dans les deux dernières années. C’était le fruit des efforts collectifs. Cela voulait dire “mission accomplie” pour tout le monde», conclut-il.

Le lauréat

Pierre Beaudry: dix ans à rouler contre le cancer

Après les mois d’hiver sur les pentes comme skieur et patrouilleur, Pierre Beaudry a repris l’entraînement et la mise en forme depuis mars pour son prochain défi : Montréal vers Québec sur 200 km à vélo, les 7 et 8 juillet.

Ce sera sa dixième participation au Cyclo-défi contre le cancer (contrelecancer.ca) quelques jours après avoir souligné son 69e anniversaire. L’événement lui tient à cœur pour plusieurs raisons.

Sa première participation lors du premier Cyclo-défi, il l’a fait pour un collègue, Yvon, qui avait appris dans les mois précédents qu’il était atteint d’un cancer. Et les autres participations ont suivi, parce que Pierre Beaudry est certain, en paraphrasant un proverbe africain, qu’un groupe peut aller plus loin qu’un individu seul qui va plus rapidement.

Il y a eu un autre ami, puis sa belle-sœur, et plus récemment un voisin qui, lui aussi, fait face à un cancer. Mais la recherche, répète-t-il, fait des miracles comme ces survivants parmi ses connaissances en rémission depuis cinq ans voire dix ans ou plus. Des moments de joie pour tout le monde, assure-t-il.

Non seulement le défi à vélo sert à amasser des fonds pour la recherche sur le cancer, mais c’est aussi une expérience de vie de groupe concentrée sur 48 heures. Il est capitaine d’une petite troupe de 20 cyclistes parmi les 1300 et quelques qui prendront le départ à Repentigny.

«Notre équipe n’est pas composée d’athlètes. Ce sont des gens de tous les âges du début de la vingtaine jusqu’à plus de 60 ans comme moi. Pendant les entraînements, nous nous supportons, nous nous encourageons, nous partageons les bons moments comme les plus difficiles», raconte-t-il.

Il fait une comparaison avec le support que le conjoint ou la conjointe, la famille et les amis apportent à une personne atteinte d’un cancer et la participation au Cyclo-Défi. Amasser des fonds pour la recherche, 2500 $ par équipier, c’est aussi apporter une contribution à la lutte contre le cancer, à l’amélioration des soins et des traitements. 

Alors que l’équipe parrainée par l’Industrielle Alliance s’assure d’amasser ses 50 000 $, M. Beaudry souligne que le Cyclo-Défi a recueilli 51 millions $ au cours des neuf dernières années pour le centre de recherche de l’hôpital juif de Montréal et le CHU de Québec. Au fil des ans, la recherche s’est concrétisée dans des succès, dans des améliorations des conditions de vie. Il n’en doute pas.

Ne pas abandonner

«Il ne faut pas abandonner. C’est pour cela que je continue les efforts pour former une équipe dans le but de récolter de l’argent pour la recherche. Les efforts en valent la peine, car dans cette expérience à vélo tout le monde vit aussi un dépassement de lui-même», avance-t-il.

La vingtaine de participants de l’équipe de M. Beaudry s’entraîne ensemble les fins de semaine en allongeant les distances et en augmentant les difficultés. Et les exercices comportent l’esprit d’équipe pour se soutenir comme groupe. Chacun respecte le rythme des autres, la même vitesse alors que l’on se dit - 1 ou + 1 pour diminuer ou augmenter la cadence. Le meneur, lorsqu’il est fatigué, passe à l’arrière alors que le groupe lui coupe le vent pour qu’il reprenne son souffle. 

«Si quelqu’un a des difficultés, les autres vont l’aider, l’encourager. La pire année, ajoute-t-il, nous l’avons vécue il y a trois ans. Un temps exécrable, de la pluie, du vent, du froid pendant deux jours. Nous nous sommes tenus ensemble, pour faire un petit bout à la fois en nous encourageant. Dans l’ensemble du grand groupe, près de la moitié des randonneurs cyclistes ont dû abandonner. Nous étions tous fiers d’avoir atteint l’arrivée. Depuis, cette randonnée-là fait partie de mes meilleurs souvenirs.»

«Je suis fier de ma gang. Notre équipe intergénérationnelle est le lieu de bien des moments magiques. Je ne fais pas cela pour les honneurs, mais pour la cause et pour les moments que l’on vit ensemble», insiste-t-il alors qu’il est fin prêt à prendre la route pour une dixième année d’affilée.

Le lauréat

Rock Picard, formateur d’adultes responsables

Être choisi le meilleur entraîneur au Canada parmi tous ceux qui ont été reconnus par l’Association canadienne du sport collégial (ACSC), «c’est une très belle récompense», avoue Rock Picard, à la tête de l’équipe de volleyball des Titans du Cégep Limoilou depuis 20 ans.

Pourtant, tous les succès de l’équipe au cours de l’année, il ne se les attribue pas. 

«C’est à cause des efforts de tout le personnel d’encadrement», insiste-t-il. Ils sont 12, avec lui, à voir au bien-être des joueurs. Le préparateur physique, le psychologue préparateur mental, la nutritionniste, le chiropraticien, le physiothérapeute, les deux aides pédagogiques, les trois aides-entraîneurs, le statisticien, ils font tous partie de ces grands honneurs.

«Le travail, ça ne se limite pas aux parties. Ce sera beaucoup de préparation et de planification avec toute l’équipe de soutien pour que les joueurs soient au sommet de leur forme en février-mars, au moment le plus important de l’année», souligne M. Picard. Ce seront les préparatifs en vue des championnats. Les gens de l’entourage sont avec l’équipe depuis 2004. Ce sera un travail d’équipe, car personne ne peut faire le travail seul dans son coin.

Développement humain

Comme il s’agit d’un programme de sport-études, les joueurs doivent être performants en classe pour s’assurer une place sur le terrain. L’un ne va pas sans l’autre. Il y a des entraînements sur le terrain quatre après-midis par semaine, des séances de musculation en gymnase. Sans compter les heures obligatoires d’étude sous supervision par l’entraîneur, qui a aussi accès à tous les dossiers scolaires des joueurs.

Mais ce qui le réjouit le plus dans cette aventure, qui dure depuis 25 ans comme membre de l’équipe des entraîneurs, c’est le développement humain des athlètes. «Dans plusieurs cas, les gars étaient des décrocheurs au secondaire. Ils finissent leur secondaire parce qu’ils veulent jouer au volleyball. Ils avaient tous une passion pour le volleyball. C’est le sport qui les a tous menés au cégep. Et c’est aussi le sport qui les mène à performer en classe. Plusieurs visent à faire partie de l’équipe du Rouge et Or de l’Université Laval. C’est le sport qui les fait grandir et les rend adultes», expose M. Picard.

Vivre ensemble

Les jeunes arrivent à l’âge de 17 ans, ils passeront trois ou quatre ans, parfois cinq ans à étudier et à s’entraîner. L’encadrement, raconte l’entraîneur Picard, va plus loin que le sport. «Ses gars», comme il les nomme, apprennent à se discipliner, à bien se nourrir, à avoir l’esprit clair et alerte. Lors des tournois et des nombreuses parties à l’extérieur, ils doivent apprendre à vivre ensemble, à se respecter les uns les autres. Ils sont plusieurs heures, des fois une semaine à tout faire ensemble, à tout partager. 

«Toute cette vie collective, ça les fait grandir comme personne, mais sur le coup ils ne s’en rendent pas compte», précise-t-il. «Lorsqu’un ancien vient me voir ici sur le terrain avec ses enfants et qu’il me dit : “Rock, j’ai compris ce que tu voulais me dire”, ça fait chaud au cœur. Nous avons eu une année exceptionnelle, et ils ne se rendent pas compte à quel point c’est énorme ce qu’ils ont vécu cette année. Dans quelques années, ils le comprendront.» Et ça, ça fait sa grande fierté, répète M. Picard à plusieurs reprises pendant l’entrevue.

«La victoire sur le terrain, c’est une chose. Voir les gars réussir leurs études et devenir des adultes responsables, c’est ce qui me rend le plus fier. J’ai vu un jeune décrocheur en secondaire 4 réussir à faire l’équipe pour devenir ingénieur huit ans plus tard. Chaque année, selon une étude que l’on mène ici, j’ai entre sept et neuf gars qui ne seraient plus à l’école s’il n’y avait pas le sport.»

Son équipe a terminé au premier rang de la ligue en saison régulière, en plus de gagner l’or au championnat provincial collégial et de remporter la Coupe de l’Est du Canada et le tournoi senior A de Moncton. En mars, l’équipe des Titans remportait la médaille d’or du championnat canadien.

Le lauréat

Élizabeth Rouillard: devenir la meilleure en karaté

Lauréate: Élizabeth Rouillard

Occasion: elle a gagné deux médailles d’or en karaté au Irish Open, à Dublin en Irlande.

Depuis quelques années, Élizabeth Rouillard enchaîne les victoires en karaté dans sa catégorie d’âge sur le circuit nord-américain et à l’international. Même chez les adultes dans la région de Québec, elle est invaincue.

Son rêve, du haut de ses 16 ans, c’est de pouvoir passer dans la catégorie adulte pour se mesurer aux femmes qu’elle a vues progresser chez les juniors du circuit nord-américain. La compétition chez les adultes est accompagnée de bourses en argent, ce qui lui donnerait la possibilité en gagnant de pouvoir participer à plus de compétitions un peu partout. 

Patin ou karaté

Elle a d’ailleurs abandonné les compétitions de katas (série de mouvements techniques) pour se concentrer sur ses aptitudes en combats. «J’ai hâte de voir ce que je vaux chez les adultes. Mon objectif, c’est de m’améliorer constamment pour devenir la meilleure femme au monde en karaté», affirme la jeune femme.

Même s’il n’y a pas de véritable championnat du monde dans le karaté Ken Po, gagner l’or au Irish Open de karaté, à Dublin, l’une des compétitions les plus courues au monde, «c’est l’équivalent d’être championne du monde», raconte-t-elle avec aplomb.

C’est son jeune frère qui apprenait le karaté à la maternelle qui l’a amené à s’inscrire dans une école. «Je faisais du patinage artistique. J’avais 7 ans, mais je n’aimais pas ça autant que le karaté», avoue-t-elle.

Championne

Neuf ans plus tard, elle accumule les victoires sur le circuit nord-américain qui compte 13 tournois, dont une seule compétition se tient à Québec, le Québec Open qui avait lieu en avril. Elle a gagné cinq médailles d’or. Le reste du temps, elle voyage entre la Californie à un bout du continent, et jusqu’à New York et Boston dans l’est.

Elle ne voyage pas seule, l’un de ses parents l’accompagne et souvent son frère est du voyage puisqu’il participe aux événements du circuit dans sa catégorie d’âge. 

Dans les tournois, elle participe dans sa catégorie d’âge et de poids, mais elle peut aussi tenter sa chance dans les catégories supérieures de poids chez les juniors et dans les compétitions par équipe.

En 2017, en Irlande, elle a gagné dans la catégorie des moins de 55 kilos et des moins de 60 kilos en plus d’une autre médaille dans la catégorie Open Weight (tous les poids) chez les jeunes de 15 à 19 ans.

Deux médailles

Cette année, à la suite d’un long périple de 36 heures pour se rendre à Dublin, pour l’Irish Open, elle a participé à ses premiers combats deux heures après l’atterrissage sans avoir vraiment dormi ni avoir mangé. Elle a remporté la médaille d’or en combat individuel chez les mois de 65 kilos et en combat par équipe, en plus d’être gagnante de la division Open Weight, le Canada contre l’Allemagne au tournoi Amerikick Internationals. Et elle a terminé deuxième chez les moins de 65 kilos.

Chaque jour ou presque, en dehors des fins de semaine de compétition, elle suit ses cours de karaté aux Studios Unis de Notre-Dame-des-Laurentides, ou bien elle s’entraîne en gymnase. Le jour, elle est en classe en cinquième secondaire.

Les études

«Nous avons une grande collaboration de l’école pour les tournois», raconte sa mère Johanne Houde, car les compétitions ont lieu les fins de semaine au moins une fois par mois dans le circuit nord-américain.

L’an prochain, elle sera au collège Champlain St. Lawrence dans le profil Affaires. Puis, ce sera l’université dans le même domaine. Elle aura encore besoin d’une certaine souplesse dans son parcours scolaire puisqu’elle n’a pas l’intention d’arrêter la compétition. 

Pour Élizabeth, le karaté est un exercice de dépassement de soi, de perfectionnement. C’est aussi l’apprentissage de la discipline et la concentration, essentiels pour son sport et aussi pour ses études.

Le lauréat

Crakmedia choisie PME de l’année

Il était 6 h, un vendredi matin. Nicolas Chrétien recevait un message de Guillaume Fréchette, vice-président aux finances de Crakmedia. L’entreprise avait gagné le trophée de la PME de l’année aux Mercuriades 2018 de la Fédération des chambres de commerce du Québec qui célèbre le talent entrepreneurial.

Lauréat : Nicolas Chrétien, président fondateur de Crakmedia

Occasion : l’entreprise a remporté le trophée de la PME de l’année au gala des Mercuriades

«J’ai cru qu’on me faisait une blague. Nous avions déjà gagné le trophée du développement des marchés internationaux. Je ne m’attendais à rien d’autre. C’était bel et bien vrai et je n’étais même pas là pour recevoir le trophée le plus prestigieux de la soirée», raconte-t-il en se remémorant le mélange d’émotions qui le bouleversait ce matin-là.

Après le message de Guillaume Fréchette, l’organisation des Mercuriades confirmait l’honneur.

La veille, vers la fin de la soirée, alors que des gens commençaient à quitter la salle, il se demande s’il peut partir. Le matin suivant, il doit réorganiser le bureau à Québec avant le départ pour Cancún avec la grande majorité de ses employés. «J’étais excité, maintenant que le trophée était dans la poche. Je ne pensais qu’à la suite des choses, à Cancún», se souvient-il. 

«C’était notre troisième participation au gala. Nous avions de forts compétiteurs dans notre catégorie. J’étais déjà très fier de notre trophée. D’autant plus qu’il n’y avait pas de liste des sélectionnés pour la PME de l’année, je pensais pouvoir partir sans faire de bruit. J’aurais dû comprendre le message à demi-mot qu’il fallait que je reste. J’avais en tête les derniers préparatifs de notre voyage qui devait servir à créer un esprit de famille dans l’entreprise.»

Il n’en reste pas moins que Nicolas Chrétien est très fier des deux trophées qui sont une reconnaissance des efforts des dernières années. «Celui de la PME de l’année, je ne l’ai pas vu venir», avoue-t-il. «C’est un honneur que je ne pourrais jamais oublier.»

Tous à Cancún

Le voyage à Cancún a pris toute la place dans sa tête, car il voulait absolument créer un esprit de famille avec ses employés. Souder les liens, faire en sorte que les gens des différents départements apprennent à se connaître dans ce qu’ils font et dans ce qu’ils sont.

«Ce n’était pas un simple party, avance-t-il, même s’il y avait des moments de fête. Il y avait des séances de travail tous les jours, même si nous étions au Club Med. Les activités étaient prévues pour que les gens se retrouvent avec des collègues des autres équipes, pas les uns d’un côté et les patrons de l’autre. Je voulais que les gens me disent «Bonjour Nic» et non «Bonjour Monsieur ou bonjour patron». C’était l’occasion de nous créer des souvenirs communs dans un autre cadre que celui du travail».

Le truc, au premier jour, a été de mélanger tout le monde dans des petites équipes. Chaque jour, pendant tout le voyage, deux heures d’activités étaient prévues pour les Los Crakos par une organisation spécialisée dans le team building, le renforcement des liens d’équipe. Il y avait des défis à relever par équipe où chacun découvrait les forces et les habiletés de ses partenaires. Plus personne n’était devant son écran ou avec des clients. Ils étaient ensemble. Ce n’était pas grave de faire plonger le patron sous l’eau pour lui voler le ballon, ça faisait partie du jeu, des techniques pour créer de nouveaux liens dans un autre contexte.

Et les effets se sont fait sentir dès le retour dans les bureaux sur Charest. Le midi, pendant le dîner dans la cafétéria, ce ne sont plus les gens d’équipe de travail qui mangent ensemble. Les mélanges sont faits autrement maintenant. «Les gens se parlent plus qu’avant.  Ils connaissent le nom des autres, pas simplement leur fonction dans l’entreprise», raconte un Nicolas Chrétien fier de son coup.

Quant au développement international, les efforts continuent de plus belle. L’an dernier, le patron de Crakmedia a passé près de 100 jours à l’étranger pour convaincre de nouveaux clients. Plusieurs voyages sont planifiés à Barcelone, Chypre, Prague. L’entreprise vient même d’ouvrir un bureau en Europe pour continuer sa croissance. 

Le lauréat

Noëlla Lapierre, des années de bénévolat pour le plaisir

Bénévole depuis presque 18 ans à la Maison des Grands-Parents dans le secteur Sainte-Foy, Noëlla Lapierre s’occupe d’un groupe pour l’aide aux devoirs du haut de ses 83 ans et cinq mois.

PRÉSENTATION

Lauréate : Noëlla Lapierre

Occasion : Elle a reçu dimanche la médaille du lieutenant-gouverneur pour ses années de bénévolat à la Maison des Grands-Parents.

Ce n’est pas étonnant comme choix d’engagement, car l’enseignement fait partie intégrante de sa génétique. Ses deux grands-mères, sa mère, ses cinq sœurs, et elle aussi, ont passé leur vie dans les écoles. Dans son cas, c’était au primaire, puis au secondaire à l’école Rochebelle.

À la retraite

Elle siège toujours au conseil d’administration de l’organisme qu’elle a présidé pendant quatre ans. Elle prend part aux activités avec plaisir, dit-elle.

«Lorsque j’ai pris ma retraite de l’enseignement en 1998, je me suis donné trois ans pour prendre le temps de décanter et me reposer. J’ai vu quelques années plus tard que la Maison des Grands-Parents cherchait des bénévoles pour l’aide aux devoirs entre autres. Comme j’ai enseigné toute ma vie, j’ai cru que je pouvais donner un coup de main avec mon expérience», souligne Mme Lapierre.

Pourtant, depuis quelques années, les bénévoles vont dans les classes pour apprendre les nouvelles méthodes. «On n’enseigne plus le français et les mathématiques comme avant», explique-t-elle. Il faut donc que les grands-parents bénévoles refassent leurs classes pour que leur aide aux devoirs reste dans la même ligne de fonctionnement que les professeurs, avec les mêmes règles et le même vocabulaire.

Depuis quelque temps, l’organisation peut compter sur une employée permanente pour la coordination. «Avant, tout était organisé par des bénévoles, signale Mme Lapierre. Nous formons encore aujourd’hui une famille tissée serrée. Les gens se voient en dehors de leurs heures de bénévolat. Et nous avons quelques fois par année des activités tout le monde ensemble. Il y a un bel esprit de famille et d’entraide. S’il manque un bénévole pour l’aide aux devoirs, l’un des autres s’occupera de deux enfants au lieu d’un seul. C’est ça l’entraide. Aucun enfant ne sera laissé à lui-même.»

Le sens de la gestion

Et ces bénévoles dans les différents ateliers sont des professionnels à la retraite ; des enseignants comme Mme Lapierre, des ingénieurs, des infirmières, des agronomes pour en nommer quelques-uns.

Comme elle avait un sens inné de la gestion, c’est elle qui s’occupe de l’organisation de son groupe d’aide aux devoirs. En même temps, elle participe au recrutement et à l’évaluation des bénévoles. Les nouveaux arrivés doivent montrer patte blanche, car ils auront des enfants sous leur responsabilité. Les règles sont claires.

Outre sa passion pour le bénévolat, jusqu’à ce qu’elle vende sa propriété il y a quelques jours, Mme Lapierre s’occupait de ses plates-bandes, de ses fleurs et d’un petit potager. Sur la table de la cuisine, elle montre quelques fleurs qu’elle a coupées dans son jardin la veille du passage chez le notaire. «Ça me rappelle la maison», lance-t-elle.

Quant à l’honneur qui lui est fait par la remise de la médaille du lieutenant-gouverneur, elle prétend qu’elle ne le mérite pas plus qu’un autre bénévole. «C’est une reconnaissance que je partage avec les 116 bénévoles de la Maison des Grands-Parents. Tout le monde mériterait une médaille. Mon bénévolat, je l’ai toujours fait par plaisir», confie-t-elle.

Le lauréat

Marc Lamarre: la passion sortie du cellier

Rares sont les restaurants au Québec qui embauchent un sommelier pour s’occuper uniquement des vins. Comme Marc Lamarre, ils sont sur le plancher comme les autres serveurs, mais avec un petit quelque chose de plus à cause de leur passion pour le vin.

«Conseiller les gens pour les rendre heureux lorsqu’ils se payent un bon moment au restaurant, ça me passionne», lance celui qui a gagné le prix de sommelier de l’année lors du premier gala les Lauriers de la gastronomie.

La reconnaissance

«J’ai été étonné, mais aussi ravi, de gagner devant d’autres sommeliers comme Véronique Rivest qui a terminé deuxième au monde lors d’une compétition internationale. C’est une belle tape dans le dos, parce que ce n’est pas un concours ou une compétition, mais un choix par un jury composé de gens de l’industrie de la restauration», continue-t-il. La reconnaissance par les pairs rejaillit aussi sur le restaurant et les collègues.

Marc Lamarre demeure humble devant cette reconnaissance. Le lendemain du gala, il nettoyait des pattes de tables au restaurant Le Clocher Penché, rue Saint-Joseph, où il travaille depuis cinq ans.

Le travail de sommelier est arrivé par un chemin inattendu. Après ses études en sciences humaines, il quitte Montréal en 2003 et se cherche un emploi à Québec. Un ami lui parle d’un poste de commis-débarrasseur dans un restaurant dans le quartier Saint-Roch. Même sans expérience dans la restauration, il se dit qu’il sera certainement capable de remplir des verres d’eau et débarrasser une table.

Le parcours

Son travail l’amène à aller chercher des bouteilles de vin dans le cellier du restaurant. Curieux, il lit les étiquettes pour comprendre, pour en savoir plus sur ces vins. Il achète le Larousse des vins, et il lit tout ce qu’il peut sur le sujet. La passion s’installe. «C’était une croisée de chemin avec toutes les matières qui m’intéressaient comme l’histoire, la géographie, la politique. Je lisais tout, c’était presque obsessif», expose-t-il.

Il travaillait au restaurant Yuzu, sur la rue du Parvis depuis un an. Son patron, voyant sa passion pour le vin, lui dit qu’il rencontrera un représentant en vin dans les heures qui suivent. Dorénavant, il aura la tache des commandes de vin.

«Le vin devenait presque une folie. Avec trois amis, on achetait quelques bouteilles pour déguster, comparer, se faire une idée. Alors, en 2005, j’ai suivi le cours de sommelier à l’École hôtelière de Québec d’une durée de 400 heures. J’aurais pu suivre celui de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, mais il dure trois ans. Le reste de ma formation est autodidacte.»

La passion ne se dément pas. Il a visité des vignobles en France, mais ces années-ci, il consacre son temps avec les producteurs du Québec qu’il visite régulièrement.

Ses découvertes

Après le Yuzu pendant près de 10 ans, il passe au Clocher Penché comme serveur et comme sommelier. C’est lui qui confectionnera la carte des vins. «C’est une carte équilibrée, car le restaurant est du type bistrot. Nous accueillons une clientèle diversifiée et les vins doivent aussi plaire aux gens. Il y a donc des incontournables, comme certains Bordeaux, même si ce n’est pas dans mes goûts, confie-t-il. Mais j’ai mes coups de cœur et des trouvailles pour les clients qui veulent faire des découvertes.»

Sa passion, il doit la conjuguer avec un brin de psychologie, car il doit comprendre en 30 ou 40 secondes, parfois à demi-mot, les goûts des clients et leur proposer des choix intéressants. 

Et il ne laisse pas ses collègues dans le brouillard. Il a développé quelques outils au travers de sa gestion pour partager les informations sur les vins, leurs origines, leur histoire, question de bien servir la clientèle. Le vin a toute son importance, mais c’est le client au centre de ses préoccupations.

Le lauréat

Kathleen Paré: au service des plaisanciers

PRÉSENTATION: Lauréate : Kathleen Paré, directrice générale de la Marina du Port de Québec

Occasion: La Marina du Port de Québec a reçu le Nautique d’or de l’Association maritime du Québec comme marina par excellence pour la qualité de ses installations et les services aux plaisanciers.

Même si elle est très visible entre les rues Abraham-Martin et Saint-André, et qu’on y voit beaucoup de bateaux de plaisance, peu de gens en dehors des plaisanciers connaissent le fonctionnement de l’organisation de la Marina du Port de Québec.

L’été, c’est une ruche de 25 personnes qui fonctionne 7 jours sur 7, 24 heures sur 24. Chaque année, les 415 places des pontons de la marina sont occupées par un peu plus de 300 membres et par plus de 1000 visiteurs venus admirer Québec.

Kathleen Paré dirige les destinées de la Marina depuis 2002. Elle rappelle que l’endroit a été créé en 1984 par la Société du Vieux-Port de Québec pour la venue des Grands Voiliers. Mais, depuis 1987, la Marina est sous la responsabilité du Port de Québec comme division autonome, c’est-à-dire qu’elle doit faire ses frais.

Se refaire une beauté

Au cours des dernières années, la Marina s’est refait une beauté et s’est engagée dans une mission de conscientisation environnementale tout en jouant son rôle comme vecteur touristique. Ce sont d’ailleurs ces efforts qui ont été reconnus par le Nautique d’or de l’Association maritime du Québec.

«Ce sont des efforts financiers importants et un gros travail d’équipe», souligne Mme Paré qui est au services des plaisanciers. Les nouveaux pontons qui comprennent les nouvelles installations électriques, l’approvisionnement en eau potable et la gestion des eaux usées ont exigé des investissements de 5 millions $. «Nous avions des rénovations à faire et des mises à niveau de nos équipements pour correspondre à notre vision de développement pour les prochaines années», précise Mme Paré.

La qualité des infrastructures, la qualité des services, la formation des employés, les préoccupations environnementales et l’engagement de la marina dans l’industrie maritime avaient leur poids dans la balance pour l’obtention des honneurs. «C’est un petit village à gérer, continue Mme Paré. Avec plus de 400 places et trois ou quatre occupants par bateau de plaisance, ça fait beaucoup de monde à servir.»

Un village à gérer

«Québec est une ville maritime, mais ce n’est pas ancré dans les mœurs et dans la culture comme en Europe. Cependant, lorsque des touristes arrivent ici, ils sont conquis et ils reviennent parce qu’ils trouvent l’accueil chaleureux. Ils adorent l’environnement.» Et c’est un apport économique non négligeable pour la ville, car les plaisanciers se rendent dans les restaurants et participent aux activités culturelles. Certains réservent leur place pour le Festival d’été de Québec.

Les plaisanciers viennent d’ailleurs au Québec, c’est certain. Bon nombre d’entre eux viennent de l’Ontario et des États-Unis. Par exemple, pour le Rendez-vous naval de l’an dernier, des gens avaient réservé leur place au bassin Louise depuis deux ans.

Si la moyenne des plaisanciers possède des embarcations variant entre 30 et 40 pieds, des visiteurs arrivent avec des yachts de 100 pieds ou plus, des embarcations de prestige et de grand luxe valant plus de 100 millions $ comme on en voit dans les grands ports internationaux.

«Lorsque ces yachts accostent ici, bien des gens voudraient savoir à qui ils appartiennent. Nous ne le savons pas, car nos contacts se font avec les capitaines ou avec les agents maritimes», raconte Mme Paré.

Avec son équipe, la directrice, qui travaille pour le Port de Québec depuis une vingtaine d’années, continue ses efforts de promotion touristique tout en mettant sur pied des activités propres à la Marina. «Ce sont des efforts constants de toute une équipe», rappelle-t-elle.

Le lauréat

François Dion, artisan des changements numériques

PRÉSENTATION: Lauréat : François Dion, président de Levio Conseils.

Occasion : l’entreprise a obtenu deux prix lors du Gala des Fidéides de la Chambre de commerce de Québec, dans la catégorie jeune entreprise et comme entreprise de l’année dans la catégorie moyenne et grande entreprise.

Créer de la valeur dans la transformation informatique d’une entreprise en alliant les affaires et la technologie pour produire des bénéfices. Tel est le modèle de travail de l’entreprise Levio Conseils et de son président François Dion.

La compagnie existe depuis quatre ans à peine. Fondée en 2013, elle démarre ses opérations en janvier 2014. Du seul employé au départ, M. Dion est entouré aujourd’hui de 350 spécialistes en gestion et en technologie. «Nous devrions être 450 à la fin de l’année», soutient l’homme d’affaires à la recherche de nouveaux talents pour continuer la croissance de la compagnie.

La région a beau flirter avec le plein emploi, la rareté de la main-d’œuvre dans le secteur la technologie ne l’effraie pas. «Si la croissance a été rapide», avance-t-il, «c’est que nous avons ce qu’il faut pour attirer les gens. La culture de l’entreprise et nos valeurs font en sorte que les gens veulent venir ici».

Les valeurs

L’entreprise se spécialise dans la transformation numérique dans de projets touchant  les services financiers et les assurances.  Il se souvient de son premier grand projet : l’intégration des opérations de la division canadienne de l’assureur State Farm dans les opérations de Desjardins Assurances.

«C’était motivant un projet comme celui-là. Il y avait des travaux informatiques importants, la refonte des processus d’affaires. Il fallait faire atterrir tout cela dans une gestion des changements pour 4000 personnes», illustre-t-il.

L’orientation de Levio consiste à aider et à accompagner les entreprises dans les projets de transformation numérique ambitieux. Une partie de l’équipe s’occupe du volet «affaires» et une autre du volet  technologique. «Il faut nécessairement un lien entre les composantes du processus d’affaires et des TI pour générer du succès et des bénéfices pour la compagnie», explique-t-il.

Car Levio peut compter sur des spécialistes en gestion comme en technologie, jusqu’à la formation du personnel sur les nouveaux outils, du début à la fin du projet.

Un encouragement

Recevoir deux prix lors des Fidéides, ce fut deux grands moments de fierté. «Pas seulement pour moi, mais pour toute l’équipe», affirme M. Dion. «Nos efforts et notre vision d’affaires sont reconnus par des pairs. C’est une bonne tape dans le dos, une marque d’encouragement à continuer!»

Le siège social de l’entreprise est Québec, une fierté que M. Dion ne veut pas cacher. Levio a un bureau à Montréal, un autre à Toronto, et une filiale verra le jour en Illinois, aux États-Unis. Le premier employé américain est déjà embauché et il entrera en fonction au début de juillet.

Lorsqu’il a fondé sa compagnie, son objectif était de générer de la valeur dans les grands projets d’informatisation. Et le nom Levio, un terme latin qui signifie rendre plus léger, «c’est aussi être plus agile pour amener les gens de TI et des affaires à travailler ensemble de manière efficace pour les changements génère de la valeur et des bénéfices pour le client.»

Il mise sur les talents du Québec pour gérer des projets de 300 ou 400 millions $ en utilisant des méthodologies nouvelles,  en adaptant la recette au contexte du projet et de l’entreprise, et en cherchant à innover constamment.

«Notre vision, expose-t-il, est d’être un leader en transformation numérique dans l’industrie des assurances et de services financiers. Ça passe par une stratégie orientée sur les besoins du client, sur son modèle d’affaires. Nous devons gérer l’exécution du projet de façon agile avec une séquence planifiée des interventions. Nous implantons des technologies modernes incluant le passage par l’infonuagique et les techniques de microservices.»