Près de trois ans après son lancement, seulement 116 cliniques sont inscrites au système Rendez-vous santé Québec sur plus de 1400 établissements à travers la province.

Le gouvernement tient à Rendez-vous santé Québec

Son système de prise de rendez-vous médicaux en ligne peine toujours à s’imposer face à la concurrence privée de Bonjour-santé. Mais le gouvernement Legault tient à Rendez-vous santé Québec (RVSQ), malgré seulement 8 % d’adhésion des cliniques après presque trois ans d’existence.

Dans les maisons où ça tousse à temps plein, cet hiver, les Québécois tentent d’obtenir une consultation avec un médecin par tous les moyens. Dont les systèmes de rendez-vous en ligne, question d’éviter d’engorger les urgences des hôpitaux encore plus.

Mais près de trois ans après le lancement, seulement 116 cliniques sont inscrites au système Rendez-vous santé Québec (rvsq.gouv.qc.ca) sur plus de 1400 établissements à travers la province. En octobre, ce nombre était à 69.

Sur les 116 répertoriées, on en compte 11 dans la grande région de Québec, huit en Chaudière-Appalaches, deux dans le Bas-Saint-Laurent, une en Gaspésie et aucune sur la Côte-Nord. À Montréal, c’est 21, 16 en Outaouais et 13 à Laval.

Le site Bonjour-santé

À titre de comparaison, le site privé Bonjour-santé (bonjour-sante.ca), dont certains services sont payants, revendique 1013 cliniques dans son catalogue. Le site Bonjour-santé existe depuis 2013.

«Notre souhait est que toutes les cliniques se dotent d’un système de prise de rendez-vous en ligne, tel que le service offert gratuitement aux patients par RVSQ», affirme Camille Lambert-Chan, attachée de presse du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant.

Il n’est donc pas question de laisser tomber Rendez-vous santé Québec ni de forcer les cliniques à y adhérer, encore moins de leur demander d’abandonner Bonjour-santé.

«Le système RVSQ est utilisé sur une base volontaire et nous avons travaillé avec les médecins de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec pour ajuster le système et l’adapter à leurs besoins. Notre gouvernement privilégie une approche collaborative et non contraignante comme le voulait le précédent gouvernement», poursuit la porte-parole du ministre Carmant.

Si le système public existe depuis 2017, davantage d’efforts sont mis pour le faire connaître et adopter par les cliniques depuis l’an passé.

«Le ministère de la Santé et des Services sociaux a mis en place des équipes dédiées à la gestion de changement et responsables d’accompagner les cliniques dans le déploiement depuis juillet 2019. Les échos que nous avons du terrain confirment un changement important de perception de l’outil RVSQ et nous amènent à croire que le déploiement va s’accélérer rapidement.

«Le système RVSQ, en tant que seul système de prise de rendez-vous gouvernemental et entièrement gratuit pour les patients et pour les cliniques, demeurera disponible. Son utilisation est en augmentation constante, de même que l’appréciation qu’en témoignent les cliniques», conclut Mme Lambert-Chan.