Il semble être encore possible que l'endroit conserve sa vocation.

Le futur du Cercle toujours incertain

Tous les scénarios sont encore sur la table concernant le futur du complexe Le Cercle. Si des réinvestissements sont possibles pour conserver «la marque», un tout nouveau concept pourrait tout aussi bien voir le jour. La direction assure avoir reçu plusieurs offres et dit prendre le temps de les analyser.

Discrète depuis que le processus de faillite de l’entreprise a été éventé la semaine dernière, la direction du Cercle a accepté de partager quelques informations, mercredi, quant à l’avenir du restaurant-bar-spectacles situé dans le quartier Saint-Roch. 

Louis-Philippe Allard-Bergeron, directeur exécutif du Cercle, a confirmé en entrevue téléphonique ce que Le Soleil rapportait il y a quelques jours, à savoir qu’il était encore possible que l’endroit conserve sa vocation. Cette option se trouve toutefois aux côtés de plusieurs autres qui auraient été soumises par «différents acteurs de la région de Québec».

Sans nommer qui que ce soit pour des raisons de négociations, M. Allard-Bergeron a dressé la liste des scénarios. «On a des gens qui sont arrivés avec une offre pour investir dans Le Cercle. Il y a d’autres gens qui sont arrivés avec une offre de partenariat pour acheter des parts. On a des gens qui sont arrivés avec une offre d’achat, qui veulent acheter complètement la place», a-t-il énuméré. Certains parleraient d’acquérir «la marque de commerce», d’autres seulement les locaux pour lancer un tout nouveau projet.

«En ce moment on est en train de faire le tri de tout ça. On essaie de faire ce qui est le mieux financièrement mais aussi pour le quartier. […] Ça va être un dénouement relativement rapide.»

Le Cercle a complètement fermé ses portes le 31 décembre. Le propriétaire de l’entreprise, Bruno Bernier, avait annoncé la mauvaise nouvelle à ses employés quelques jours auparavant.

Tous les spectacles prévus au Cercle en 2018 ont été relocalisés ou ont été carrément annulés. L’entreprise s’est engagée à rembourser les billets et invite les détenteurs à surveiller les réseaux sociaux.

Une salle «nécessaire» 

À la tête de District 7 Production, Karl-Emmanuel Picard fait partie des promoteurs qui ont été pris par surprise par la fermeture du Cercle. Il a dû déplacer de nombreux concerts qui risquaient autrement d’être annulés. «Je n’ai pas nécessairement eu un beau temps des Fêtes. Je réalise que cette salle-là est nécessaire», a-t-il expliqué au Soleil. Si nécessaire qu’il serait prêt à collaborer à la programmation de la salle de spectacle si des investisseurs cherchent à s’y installer.

«Je ne serais pas prêt à faire une offre d’achat seul», a dit M. Picard. «Mais je pourrais être un très bon collaborateur dans le projet. Pour le futur du Cercle, il va falloir un gros fond de roulement pour la programmation.» M. Picard est aussi copropriétaire de l’Anti Bar et Spectacles, sur la rue Dorchester.