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Finale impressionnante pour clore le Festival western

SAINT-TITE — Décidément, la polémique des derniers mois entourant les rodéos n’a pas freiné les visiteurs du Festival western de Saint-Tite pour participer aux nombreux événements de ce genre, qui constituent encore une des attractions principales du festival.

Encore une fois cette année, la grande finale IPRA (International Professional Rodeo Association) présentée lors du dernier dimanche du festival a attiré des milliers de spectateurs. En effet, les grandes estrades du festival, qui peuvent accueillir 7200 personnes, étaient pleines, dimanche après-midi.

Plusieurs dizaines d’athlètes qui se sont qualifiés lors des rodéos présentés depuis mercredi dernier ont participé à la grande finale IPRA. Les nombreux spectateurs présents étaient fin prêts à encourager les cowboys, dont certains tentaient
de rester sur le dos d’un taureau agité qui pèse plus de 2000 livres alors que d’autres se jetaient et embarquaient sur le dos d’un cheval qui courait à environ 50 kilomètres à l’heure comme si c’était tout à fait normal. 

Controverse
autour des rodéos

Les activités de rodéo se retrouvent au cœur d’une polémique depuis maintenant plusieurs mois. C’est qu’en avril dernier, un rapport commandé par Alain Roy, professeur de droit de l’Université de Montréal, a conclu que les rodéos n’étaient pas conformes à la Loi sur le bien-être et la sécurité de l’animal, adoptée en 2015. 

Plusieurs groupes de défense des animaux, tels que la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) de Montréal, ont par la
suite dénoncé la tenue d’activités de rodéos. 

À ce moment, l’organisation du Festival western de Saint-Tite avait notamment critiqué le fait qu’un seul vétérinaire ait contribué à la réalisation de ce rapport. 

Du côté du gouvernement du Québec, un comité consultatif a été mis sur pied afin de se pencher sur la question. Un rapport devrait être publié par ce comité au printemps 2019. 

«Ce rapport-là va être beaucoup plus important pour nous», indique Francis Trépanier, président du conseil d’administration du Festival western de Saint-Tite. 

«On aimerait que ce rapport vienne confirmer que les rodéos sont faits d’une façon conforme à 100 % au niveau du bien-être animal, on est confiants que ce soit comme ça, mais on va attendre que ça sorte», soutient M. Trépanier. 

Il faut dire que le gouvernement s’est positionné à maintes reprises en faveur de la tenue du Festival western de Saint-Tite et des activités de rodéo qu’il présente chaque année.

Le festival a également reçu l’appui de représentants des quatre principaux partis depuis la polémique. En effet, Philippe Couillard et François Legault ont été de passage au festival au cours des derniers jours afin de réitérer leur soutien à l’organisation. De plus, Jean-François Lisée et Manon Massé, par le biais d’un candidat de la région,
ont confirmé leur appui à l’événement auprès de l’administration du festival. 

«C’est une tape dans le dos. On sait que ce qu’on fait, on le fait de façon professionnelle, mais que des gens viennent le constater et nous le confirment, c’est encourageant pour nous», mentionne M. Trépanier.

Une finale impressionnante 

Une des vedettes de cette grande finale est un cheval qui se nomme Cameron Dash, qui a remporté deux épreuves: l’échange de cavalier et le sauvetage. Il faut savoir que c’est la performance du cheval qui est presque entièrement évaluée lors de ces épreuves. Les cavaliers qui ont fait équipe pour remporter la première position dans ces deux disciplines sont Marc-Olivier Boudreau et Samuel Turcotte.

Cameron Dash a d’ailleurs remporté le titre de la meilleure monture «all around», ce qui signifie que c’est ce cheval qui a cumulé le plus de points depuis les qualifications qui ont débuté mercredi dernier.

Du côté de l’épreuve cheval sans selle, deux cowboys ont remporté la première position à égalité. Bruno Roby, de Bishopton, et Jeffrey Spur Lacasse, de Calgary, ont obtenu un pointage cumulatif de 158,5 lors de la grande finale. Ce résultat additionne le pointage qu’ils avaient obtenu lors des qualifications plus tôt cette semaine avec celui de la finale. C’est également le même principe de pointage cumula-
tif pour les autres disciplines présentées lors de la grande finale IPRA.

Pour ce qui est de l’épreuve prise du veau au lasso, c’est l’Américain Justin Thigpen qui a terminé au premier rang avec un pointage cumulatif de 16,3. 

De son côté, l’Albertain Dustin Flundra s’est démarqué en remportant pour une deuxième année consécutive la finale Coors Banquet dans la discipline cheval avec selle.

C’est avec un pointage cumulatif de 7,9 que Zane Kilgus, originaire de la Pennsylvanie, a terminé en première position de l’épreuve terrassement du bouvillon. L’athlète a également été nommé cowboy «all around», soit celui qui a cumulé le plus de points depuis mercredi dernier dans différentes compétitions.  

La seule épreuve entièrement féminine de la finale Coors Banquet, le baril femmes, a été remportée par l’Américaine Kindyl Scruggs, qui a cumulé un pointage de 32,650. 

Du côté des hommes, pour la même discipline, c’est Louis Paradis qui a terminé au premier rang, avec un pointage cumulatif de 33,259. 

Aucun des 10 concurrents qui s’étaient classés pour la grande finale Coors Banquet dans l’épreuve taureau n’a été en mesure de rester sur le taureau durant les huit secondes demandées pour cumuler un pointage, dimanche après-midi.

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Acrobaties et chaleur intense à Gatineau

Vrilles, montées en flèche, boucles, vols en formation, les pilotes au spectacle aérien Aéro Gatineau-Ottawa 2018 ont offert des acrobaties aériennes à couper le souffle aux milliers de personnes qui se sont rassemblées, samedi, sur les terrains de l’aéroport de Gatineau.

C’est le capitaine Stefan Porteous aux commandes de son CF-18 Hornet des Forces canadiennes qui a ouvert le bal, poussant les réacteurs de son appareil à des vitesses vertigineuses au-dessus de la piste d’atterrissage et effectuant des prouesses aériennes lui infligeant des forces centrifuges de 7G.

D’ailleurs, l’avion de combat figure parmi les préférés des visiteurs sur le site. Il y avait constamment une longue file d’attente pour accéder au cockpit ambulant de l’appareil.

«Nous sommes ici pour éduquer les Canadiens sur ce que les forces aériennes accomplissent pour eux chaque jour. L’aviation royale canadienne fait des opérations chaque jour. Nous avons deux missions importantes ici au Canada, soit la surveillance de l’espace aérien canadien et pour l’Amérique du Nord avec NORAD. C’est une mission où nous ne pouvons pas échouer. L’autre mission quotidienne est le sauvetage», a expliqué la major Holly-Anne Brown, du quartier général des Forces canadiennes à Ottawa.

Chroniques

Desbiens: tourtière extrême pour les boulistes

CHRONIQUE / C’est une autre idée de fou du maire de Desbiens, Nicolas Martel: cuisiner une tourtière extrême de 3500 livres (1587 kg) pour rendre encore plus extravagant son festival, Desbiens Extrême.

Annie Gagné, du Marché M. Bolduc situé juste en face de l’église de Desbiens, cuisine des plats préparés qui ont bonne réputation au village. Sa tourtière du Lac-Saint-Jean est particulièrement prisée de la part des villageois.

«Le maire Nicolas Martel est venu me voir il y a six ans pour me demander si je voulais embarquer dans son projet et de préparer une tourtière géante pour le festival. J’ai trouvé ça un peu fou sur le moment, mais j’aime les défis, j’aime créer et inventer dans mes mets cuisinés et j’ai donc accepté», raconte la cuisinière.

Ma recette

«Mais je voulais faire ma recette et dans le fond j’ai juste multiplié mes ingrédients sachant que pour 22 livres de patates, j’utilisais 10 livres de viande et j’ai fait le même calcul pour tous les ingrédients», explique la madame de la tourtière.

C’est donc 1584 livres (718 kg) de patates, 720 livres (326 kg) de viande, 1021 livres (463 kg) d’assaisonnements (sel, poivre, oignon et bouillon) qui baignent dans un plat de 30 pouces (76,2 cm) de large par 40 pieds (13m) de long recouverts par 175 livres (79,4 kg) de pâte.

«Le problème au début c’était le plat. On ne voulait pas faire 100 tourtières de 30 livres. C’est  Milano Bisaro de LAR Machinerie, une usine de Métabetchouan, qui nous a construit une rôtissoire d’un seul bloc en stainless», détaille son conjoint Marco Bolduc de l’épicerie M. Bolduc.

Vous comprenez que ce n’est pas un traiteur de l’extérieur qui prépare ce plat de choix, tout est fait au village. Les patates sont commanditées par Fruits du Royaume et la pâte est roulée d’avance par le Boulangerie Lajoie de Métabetchouan.

Vendredi soir, après le spectacle Party de QuébecIssime, je suis allé rencontrer les artisans qui déroulaient les dernières abaisses de pâte pour recouvrir notre met régional.



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Afflux soudain d'ours noirs à Ottawa et Gatineau

La densité de population élevée est une caractéristique de la majorité des capitales du G7, mais Ottawa se distingue ces jours-ci de ses pairs internationaux par une situation démographique inhabituelle: un afflux soudain d’ours.

Les observations d’ours noirs ont récemment augmenté dans la région de la capitale nationale du Canada. Les responsables de la conservation disent qu’ils ont déjà dû repérer plus de 30 de ces grands mammifères dans les zones urbaines depuis le début du mois.

Les habitants les ont vus errer le long de rues résidentielles verdoyantes, fouiller dans des conteneurs à compost dans des cours arrière et l’un d’eux a même été aperçu dans les allées du marché By à Ottawa.

Plusieurs de ces animaux rebelles, dont celui surnommé affectueusement «ByWard Bear», ont été aperçus ou maîtrisés à quelques kilomètres de la colline du Parlement.

«Nous avons reçu beaucoup d’appels», a indiqué le spécialiste de la conservation de la faune Richard Moore, qui a tiré la semaine dernière des fléchettes tranquillisantes qui ont finalement neutralisé «ByWard Bear» alors qu’il s’accrochait à un arbre du centre-ville.

«Il n’est pas anormal d’avoir des ours noirs dans les zones urbaines, nous les avons de temps en temps... surtout à l’automne, quand il est temps d’engraisser un peu», a affirmé M. Moore.

Néanmoins, cette année a été particulièrement occupée.

Depuis le début de septembre, plus de 50 observations d’ours - plus de trois par jour - ont été signalées dans la région et dans les environs. La plupart d’entre eux ont été repérés de l’autre côté de la rivière des Outaouais, dans la ville de Gatineau, a indiqué M. Moore, directeur des services de conservation pour la Commission de la capitale nationale.

La région de la capitale du Canada est entourée de forêts et l’entrée du vaste parc naturel de Gatineau se trouve à seulement environ quatre kilomètres de la Chambre des communes.

Au moins une commission scolaire de Gatineau a encouragé cette semaine officiellement les parents à expliquer à leurs enfants les précautions à prendre contre les ours.

Mercredi, un automobiliste a heurté un ours sur un boulevard achalandé de Gatineau et la police a dû euthanasier l’animal blessé.

«Ils ne sont généralement pas dangereux, ils sont curieux», a dit M. Moore, qui a souligné que les ours noirs sont d’excellents nageurs en mesure de traverser la rivière des Outaouais en cinq minutes.

Adam Oliver Brown, professeur agrégé de biologie à l’Université d’Ottawa, a dit croire que la proximité plutôt inusitée de la ville à de vastes étendues d’espaces verts, l’étalement urbain de la région et la sécheresse inhabituelle de juillet expliquent probablement la multiplication des observations d’ours.

Les ours noirs, a-t-il noté, recherchent probablement de la nourriture dans les mangeoires et les poubelles des zones urbaines en désordre, car la sécheresse estivale les a laissés avec moins de baies et de noix dans les forêts.

Jusqu’à présent, l’aventure de «ByWard Bear» a suscité le plus grand émoi.

M. Moore, dans ses fonctions depuis 33 ans, a dit qu’il avait entendu parler d’ours dans toutes sortes d’endroits étranges, mais jamais parmi les restaurants et les bars d’un marché.

À son arrivée sur les lieux, le mâle juvénile de 75 kilos se trouvait à environ neuf mètres du sol, sur un arbre et entouré par la police.

M. Moore a abattu l’animal avec des fléchettes tranquillisantes alors que des agents de protection de la nature tendaient un énorme filet près du sol. Ils se sont préparés à l’impact d’un ours tombant - mais le mammifère ébranlé est resté sur son perchoir.

L’un des collègues de M. Moore a escaladé une échelle installée par les pompiers. L’officier a attaché une corde autour des pattes avant de l’ours et ils ont soigneusement extrait l’animal de l’arbre.

«Cela a pris deux coups pour l’endormir et même à ce moment-là, il ne s’est pas complètement endormi. Nous avons donc dû être assez rapides pour le mettre dans la cage», a-t-il relaté.

M. Moore a tout de même souligné que la situation avait été encore plus intense à l’automne 1995, lorsque les autorités ont retiré 160 ours de la région, principalement du côté du Québec.

M. Moore ne se souvient pas d’avoir entendu parler d’attaques d’ours dans la région. Les ours noirs, a-t-il ajouté, ne représentent pas vraiment une menace pour les humains tant que les gens les laissent seuls.

Mais il a souligné qu’il y a des règles à suivre lorsqu’on rencontre un ours.

«Les gens prennent des égoportraits avec des ours noirs et nous n’aimons pas ça, a-t-il affirmé. Les gens, quand ils prennent des égoportraits, ils tournent le dos à l’ours, ce n’est pas une bonne idée. C’est pourquoi nous essayons de les retourner le plus rapidement possible (dans la nature).»