Simon Allaire, député de Maskinongé, participera vendredi à une réunion visant à trouver des solutions pour faire face aux contrecoups économiques qu’engendre la fermeture indéterminée du Zoo de Saint-Édouard.

Zoo de Saint-Édouard: la classe politique se mobilise

Trois-Rivières — «À court terme, ça va être difficile de trouver une solution», soutient Simon Allaire, député de Maskinongé, questionné sur les impacts de la fermeture du Zoo de Saint-Édouard sur l’économie locale. Il convient qu’il s’agit d’un dur coup, en évoquant notamment les commerces situés à proximité, comme le Camping du Zoo et le dépanneur du village. M. Allaire participera à une réunion de travail, vendredi matin, en compagnie de Réal Normadin, maire de Saint-Édouard, et des responsables des dossiers économiques et touristiques à la MRC de Maskinongé.

S’il dit ne pas être familier avec les aspects légaux encadrant le traitement des animaux, le député affirme qu’il serait surpris que le propriétaire du zoo soit à nouveau autorisé à exploiter ses installations, compte tenu des accusations auxquelles il doit répondre. Or, à court terme, précisément parce que des procédures judiciaires sont en cours, M. Allaire soutient qu’il risque aussi d’être difficile de trouver un acheteur.

Par ailleurs, le député explique avoir eu à traiter du dossier du Zoo, du temps qu’il œuvrait lui-même pour Desjardins. «Le dossier n’est pas simple et facile, les états financiers du zoo sont difficilement vérifiables, à partir de ce moment-là, c’est très difficile de trouver un acheteur qui va être capable de juger de la rentabilité réelle du zoo», soutient-il.

M. Allaire explique que l’entreprise est «difficilement finançable». La réunion de travail de vendredi, dit-il, consistera donc à mettre en place une démarche pour trouver un investisseur qui croira suffisamment au projet et qui disposera de moyens conséquents.

De son côté, Réal Normandin, maire de la municipalité, préfère ne pas spéculer sur la suite des choses. Il se dit cependant préoccupé par le déménagement des animaux et se demande comment M. Trahan a pu obtenir toutes les autorisations qui s’imposent pour exploiter son zoo s’il est vraiment coupable de tout ce dont on l’accuse.

«Il y a des questions qui se posent», laisse-t-il tomber. Il maintient avoir toujours vu en Normand Trahan un homme généreux, travaillant de façon adéquate et sincère.