L’adolescent a réglé ses dossiers de bris, lundi, devant la juge Lise Gagnon de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

Viol collectif : le tribunal lui fait confiance pour une 3e fois

Intercepté deux fois en bris de conditions depuis sa remise en liberté, un adolescent de 16 ans qui est accusé dans l’affaire des viols collectifs qui auraient été commis à Sherbrooke a été condamné à 50 heures de travaux communautaires.

L’adolescent a réglé ses dossiers de bris, lundi, devant la juge Lise Gagnon de la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.

Lire aussi: Agression sexuelle en groupe : deux accusés restent détenus

Accusé de viol, un ado brise encore ses conditions

La probation qui lui a été imposée tient aussi compte de la détention de huit jours qu’il a purgée depuis son arrestation pour son deuxième bris de conditions commis à la fin du mois d’avril.

Les travaux communautaires devront être effectués dans un délai de quatre mois.

« J’espère que tu as réfléchi en détention. La prochaine fois que tu briseras tes conditions, je ne sais pas si tu vas retourner en liberté. J’espère que tu vas être à ton affaire », a signalé la juge Gagnon en remettant l’adolescent en liberté sous conditions pour une troisième fois.

Dans la nuit du 28 au 29 avril dernier, l’individu a été arrêté vers 2 h dans la nuit alors qu’il flânait sur la rue Assomption dans l’est de Sherbrooke.

Le 26 avril dernier, ce même adolescent avait été arrêté au palais de justice de Sherbrooke alors qu’il discutait avec ses amis avec qui il s’était engagé à ne pas communiquer.

Il a reconnu ces deux bris de conditions.


« Tu devras te rapporter à deux agents de probation. »
La juge Lise Gagnon

En plus de se soumettre à l’autorité de ses parents, une surveillance du directeur provincial de la jeunesse sera effectuée.

« Tu devras te rapporter à deux agents de probation. Ton père, qui fait tout en son possible, et quelqu’un de l’extérieur vont s’assurer que tu respectes tes conditions », a mentionné la juge Gagnon.

L’adolescent devra entre autres être à son domicile entre 19 h et 7 h. Il ne pourra pas entrer en contact avec la victime alléguée ou les témoins dans cette affaire ni y faire allusion sur les médias sociaux.

« Il est important que tu suives toutes les conditions de remise en liberté », a répété la juge Gagnon.

Son dossier principal a été remis au 6 juillet par son avocate Me Mélissa Gilbert.

C’est Me Joanie Trudel qui représente le ministère public dans cette affaire.

Tous les adolescents accusés dans cette affaire doivent respecter des conditions semblables.

La semaine dernière, les deux accusés majeurs accusés d’agressions sexuelles en groupe se sont quant à eux vu refuser leur remise en liberté.

Blessing Dugbeh et l’autre individu de 18 ans ne se sont pas déchargés de leur fardeau afin d’être remis en liberté sous conditions.

En plus des gestes à caractère sexuel sur des mineurs, les deux individus sont accusés d’avoir tenté d’intimider les plaignantes au dossier entre février et avril 2018.