Nicolas Legault tend la main au gouvernement Trudeau pour obtenir l’appui financier nécessaire à la construction du seul vélodrome couvert au Québec.
Nicolas Legault tend la main au gouvernement Trudeau pour obtenir l’appui financier nécessaire à la construction du seul vélodrome couvert au Québec.

Vélodrome: le CNCB demande l’aide d’Ottawa

L’équipe qui pilote le projet du futur vélodrome couvert à Bromont a eu une mauvaise surprise, lundi, en ouvrant les enveloppes des candidats pour la construction du vaste bâtiment. Le budget pour cette étape avait été fixé à près de 14,5 millions $. Or, la plus basse soumission excède cette somme de 3 millions $. À quelques jours du lancement du chantier, l’appui financier du fédéral est nécessaire pour dénouer l’impasse, fait valoir le directeur général du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB), Nicolas Legault.

Pour Nicolas Legault et ses collègues, pas question de baisser la cadence si près du but. «Le public a grandement contribué à la campagne de financement. Le privé a fait son travail et le gouvernement provincial aussi. On n’a pas le choix de cogner du côté du fédéral pour lancer le projet le plus vite possible», a indiqué en entrevue le DG du CNCB.

Rappelons que Québec avait initialement attribué 4,5 millions $ au projet, via le ministère de l’Éducation. Le gouvernement provincial a ensuite monté la barre à environ 6,5 millions $ de subventions en août dernier. De plus, à l’instar de l’homme d’affaires Sylvan Adams, la municipalité de Bromont appuie le projet à hauteur de 2 millions $. À cela s’ajoute le million de Desjardins, issu du Fonds de 100 millions $ dédié à des initiatives régionales.

Rationalisation

Le projet du vélodrome intérieur Sylvan Adams, jumelé au Centre multisports Desjardins, prévoit une mise à niveau de l’ensemble des infrastructures du CNCB. La première étape consiste à poser un toit sur la piste des Jeux olympiques d’Atlanta de 1996, rapatriée à Bromont au tournant des années 2000. Il s’agit du seul vélodrome au Québec actuellement.

En plus de l’ovale de 250 mètres, dont la surface sera remise à neuf, deux gymnases multisports (volleyball, tennis, trampoline et gymnastique, entre autres), une salle de formation et une piste d’athlétisme de 200 mètres doivent être aménagés dans le vaste immeuble. La tenue de foires commerciales et de congrès figure également dans le plan d’affaires.

L’apport d’Ottawa est donc incontournable pour mener le projet à bon port, a réitéré Nicolas Legault. Le DG a souligné être en mode «rationalisation», car le contrat pour l’imposant chantier devra être accordé dans un délai de 45 jours.

«Après la construction, il faut équiper le bâtiment. On parle quand même d’un manque à gagner important. On est en sprint majeur de ce côté. On va travailler fort avec l’entrepreneur pour diminuer les coûts pour lancer les travaux.»