Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le soir du drame, la victime s’affairait à vider complètement le grain d’un silo-séchoir.
Le soir du drame, la victime s’affairait à vider complètement le grain d’un silo-séchoir.

Une vis balayeuse en cause dans un accident de ferme mortel

Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est
Article réservé aux abonnés
L’omission d’interrompre la vis balayeuse lors du nettoyage d’un silo-séchoir est en cause dans la mort d’un homme de Saint-Joachim-de-Shefford (Montérégie), en décembre dernier.

Jeudi, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) a dévoilé les résultats de son enquête sur l’accident de travail ayant coûté la vie à Denis Beauregard, 70 ans.

Le soir du drame, M. Beauregard s’affairait, à l’aide d’une pelle et d’un balai, à vider complètement le grain d’un silo-séchoir de sa ferme du 8e rang Ouest.

C’est la première fois qu’il effectuait à cette tâche visant à remiser la vis de transfert située entre le silo-séchoir et l’élévateur à godets.

Pour ce faire, le septuagénaire marchait derrière la vis balayeuse, qui était toujours en fonction et qui «se déplaçait plus rapidement au fur et à mesure que la hauteur du grain diminuait», indique la responsable des communications à la CNESST, Marie-France Roulier, dans un communiqué.

«C’est alors que M. Beauregard est entré en contact avec la vis balayeuse et que ses jambes se sont retrouvées coincées sous l’équipement.» L’administrateur de la ferme Beauregard-Parent a été conduit au Centre hospitalier de Granby, où il a succombé à de graves blessures.

Directives

Pour éviter qu’un tel accident se reproduise, la CNESST recommande d’arrêter la vis balayeuse et de la cadenasser lors de tels travaux de nettoyage.

Tenir compte de tous les équipements reliés au silo et vérifier que l’énergie est bien contrôlée figure également dans ses directives. L’organisme ajoute que le nettoyage peut aussi se faire à l’aide d’un aspirateur à grain.

Afin de reprendre les travaux, la ferme Beauregard-Parent a dû soumettre à la CNESST une méthode de travail sécuritaire pour ce type de travail en silo-séchoir.

«Par la loi, l’employeur est tenu de prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs. Il a également l’obligation de s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires.»

Les conclusions de cette enquête seront soumises à l’Union des producteurs agricoles, aux Producteurs de grains du Québec, à l’Association des marchands de machines aratoires, à l’Association des grossistes en machinisme agricole et à l’Association canadienne de sécurité agricole.

Le rapport sera également diffusé dans les établissements de formation offrant le programme d’études en agriculture, dit la CNESST.