Kevin Parent a de nouveau alerté les autorités policières en 2014, pour du harcèlement qu’il aurait subi de la part de la Trifluvienne Renée Toupin.

Une fan de Kevin Parent devant la justice

TROIS-RIVIÈRES — La Trifluvienne Renée Toupin fait de nouveau face à la justice pour avoir harcelé son idole, le chanteur Kevin Parent.

La femme de 53 ans, qui n’en est pas à ses premiers démêlés judiciaires pour des gestes semblables, vient tout juste d’être accusée de quatre nouveaux chefs de harcèlement criminel. Les événements qui lui sont reprochés seraient survenus le 24 juin 2015 à Val-Bélair, le 31 juillet 2016 à Carleton, le 10 février 2017 à Shawinigan et le 14 juillet 2017 à Joliette. 

En fait, dans la majorité des cas, elle aurait profité de la tenue des spectacles de Kevin Parent dans ces villes pour s’en approcher d’un peu trop près et le harceler. C’est du moins ce que révèle la dénonciation autorisée par la procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière. 

Lors de sa comparution mercredi au palais de justice de Trois-Rivières, la suspecte était absente, étant plutôt représentée par son avocat Me Bertrand Jacob en vertu d’une désignation. Ce dernier a demandé à ce que le dossier soit reporté au 12 janvier au stade de l’orientation. Il entend d’ici là prendre connaissance de la preuve recueillie par le ministère public contre sa cliente. L’obsession de Renée Toupin pour le populaire chanteur n’est pas nouvelle. Ses premières incartades remontent en 2004. Elle s’était notamment introduite par effraction dans la résidence personnelle de Kevin Parent au milieu de la nuit pendant qu’il dormait pour lui faire des déclarations d’amour, ce qui lui avait valu de la prison. 

En 2007, elle était cependant retournée dans la résidence du chanteur. Ce dernier avait réussi à la chasser après qu’elle lui eut promis de quitter la région. La prévenue avait tenté d’entrer en contact avec lui à deux reprises dans les jours suivants à la Marina de Carleton-sur-Mer. Kevin Parent avait finalement porté plainte à la Sûreté du Québec qui avait arrêté la suspecte à Trois-Rivières. Elle avait par la suite été envoyée en examen psychiatrique. À la lumière du rapport, un tribunal l’avait déclaré non criminellement responsable. Son cas avait alors été soumis au Tribunal administratif du Québec. 

Or, la groupie a persisté à le harceler au fil des années en assistant à presque tous ses spectacles aux quatre coins du Québec. Elle est allée jusqu’à parcourir plus de 800 kilomètres pour se rendre en Gaspésie. Elle lui a aussi offert une rose noire en lui précisant qu’il était l’homme de sa vie.

N’en pouvant plus, le chanteur avait de nouveau alerté les autorités policières en 2014. Par le biais d’une déclaration écrite, le chanteur avait fait savoir qu’elle se présentait aux gens comme étant sa conjointe. 

L’artiste avait d’ailleurs soutenu craindre pour sa sécurité en raison du comportement imprévisible de Renée Toupin au point de s’empêcher de prendre contact avec ses fans pendant ses spectacles par crainte de ses agissements. 

Le tribunal avait alors ordonné à la femme de se tenir loin du chanteur en vertu d’un engagement. Pendant l’année qui avait suivi, elle avait eu l’obligation de garder la paix, d’avoir une bonne conduite, de ne pas communiquer directement ou indirectement avec Kevin Parent, de ne pas assister à ses spectacles et de ne pas approcher ses résidences ni même de se rendre dans la région de la Gaspésie.