Une ancienne employée du magasin Costco de Sherbrooke verra son employeur lui verser une compensation de 110 500 $ à la suite d’un congédiement déguisé.

Une ex-employée de Costco a gain de cause

Une ancienne employée du Costco de Sherbrooke a obtenu un dédommagement de 110 500 $ de la part de son ancien employeur pour un congédiement déguisé.

Dans une décision rendue récemment, le juge Sylvain Provencher de la Cour supérieure ordonne à Costco de verser 100 500 $ à titre d’indemnité de congé et rémunérations de vacances ainsi qu’à lui verser sa contribution au REER pour une durée de 15 mois.

« Les inconvénients reliés à sa perte d’emploi, tels la perte de sécurité financière, les efforts de recherche d’emploi, la rupture avec son milieu de travail qu’elle affectionnait, pour ne nommer que ceux-là, relèvent plutôt de la fin d’emploi décrétée par l’employeur et sont en principe compensé par l’indemnité versée à titre de délai de congé », explique le juge Provencher dans sa décision.

L’ancienne employée a occupé un poste d’assistante-gérante au Costco entre 1993 et 2011. Elle avait développé un état dépressif à la suite de propos dénigrants et dévalorisants de son supérieur et a dû d’absenter du travail pendant deux ans.

Devant un climat qui lui semblait hostile à son retour au travail, elle a quitté ses fonctions en 2013. Un montant de 10 000 $ est ajouté à titre de dommages moraux.

« Le Tribunal est d’opinion qu’une somme de 10 000 $ est justifiée pour compenser l’humiliant, le dégradant et le blessant congédiement dont l’employée fut victime. L’attitude et les manœuvres des défendeurs notamment suivant le 6 novembre 2013 moment où Costco est mise au courant de la situation de harcèlement psychologique vécu par l’ancienne employée témoignent d’un traitement injuste, sans égards, considération, respect ou estime envers l’ancienne employée et portent atteinte à sa dignité et à son intégrité psychologique », analyse le juge Provencher.