Tom Néron est détenu en psychiatrie légale au CHUS. Son dossier était de retour, mardi, au palais de justice de Sherbrooke.

Une confession de Néron soulève des questions

Une confession que Tom Néron aurait faite à un présumé codétenu concernant le meurtre de sa mère en janvier 2018 dans le secteur Rock Forest soulève des questions.

Tom Néron était de retour devant le tribunal, mardi, en Cour supérieure au palais de justice de Sherbrooke.

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De nouvelles preuves attendues dans le dossier de Néron

La procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras a expliqué qu’une enquête préliminaire pourrait être réclamée pour entendre le témoignage de cet individu devant le tribunal.

Un débat relativement à l’audition de ce nouveau témoin pourrait être fait devant le tribunal.

La poursuite souhaite faire entendre ce témoin, mais l’avocat de la défense Me Marc-André Champagne de l’aide juridique indique que ce témoin est reconnu pour ses problèmes psychiatriques.

Il pourrait présenter une requête à ce sujet.

Il s’oppose aussi à la tenue de l’enquête préliminaire, étape à laquelle les deux parties avaient renoncé lors des procédures judiciaires.

Le dossier a été reporté au 18 septembre prochain pour fixer ce débat.

Une option de la tenue d’un procès devant la Cour supérieure sans jury avait été faite de façon commune. Le procès de deux semaines pourrait se dérouler en février 2019.

Le débat sera fait principalement sur la responsabilité ou l’absence de responsabilité criminelle de Tom Néron au moment des faits du 8 janvier dernier.

Les deux experts qui ont évalué Tom Néron devraient être assignés pour témoigner.

Apte

En mai dernier, Tom Néron avait été déclaré inapte à subir son procès par le tribunal. Après sa détention en psychiatrie, le corps médical a trouvé un médicament en Europe qui a permis que Tom Néron devienne apte en juillet.

Il doit cependant continuer à prendre cette médication pour que soit maintenue son aptitude à faire face au processus judiciaire.

L’homme est accusé du meurtre au deuxième degré de sa mère Arlène Girard, commis sur la rue du Paillard dans le secteur de Rock Forest. 

Tom Néron a subi une évaluation sur la responsabilité criminelle après qu’il ait apparemment asséné des coups de couteau mortels à sa mère. Cette évaluation avait été demandée à la suite du dépôt des accusations. Elle concluait à sa non-responsabilité criminelle au moment des faits. 

C’est en procédant à l’évaluation psychiatrique de Tom Néron relativement à sa responsabilité criminelle au moment des gestes que la psychiatre judiciaire a pu déterminer la psychose non contrôlée de Tom Néron. 

Selon la psychiatre, Tom Néron présentait des symptômes de psychose, soit des délires religieux. 

Il avait des besoins de lire plusieurs bibles pour les comparer, pour comparer les religions. Son délire s’est étendu à l’Hôtel-Dieu où on l’a évalué et où il avait des suivis. Il pense comme si l’hôpital allait le transformer, le changer. Il craint que l’hôpital le transforme en fanatique religieux. Le lien entre l’hôpital et ses délires est le nom de l’hôpital, Hôtel-Dieu. 

Tom Néron est diagnostiqué de schizophrénie depuis une dizaine d’années. Il a été évalué de la mi-février à la mi-avril à la demande du tribunal sur son aptitude au moment des gestes allégués. 

Arlène Girard était mère de dix enfants et Tom Néron était l’aîné. 

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Importation d’arme à feu prohibée : un Américain plaide coupable

John Paulino a plaidé coupable d’être entré au Canada avec une arme à feu prohibée.

Devant le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure, cet Américain de l’Arizona a plaidé coupable, mardi à l’infraction commise à l’été 2017 à Stanstead.

L’accusé était absent du palais de justice de Sherbrooke, mais a pu plaider coupable par téléphone.

Il fournira une preuve médicale de son absence au tribunal. Paulino a expliqué au tribunal qu’il a dû consulter un médecin pour traiter un problème de haute pression.

Il a assuré le tribunal qu’il serait présent lorsque la peine lui sera imposée.

L’individu originaire de l’Arizona voulait passer par le Canada pour retourner chez lui le 12 juillet 2017 lorsqu’il a commis l’infraction qui lui est reprochée.

C’est lors de la fouille secondaire qu’un agent de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a découvert une arme prohibée dans son véhicule. 

Détenu pendant quelques jours, il a été libéré sous conditions après avoir déposé 25 000 $ aux greffes du palais de justice de Sherbrooke. 

La peine minimale de trois ans pour l’accusation qui pesait contre Paulino en vertu de l’article 103 concernant l’importation illégale d’armes à feu a été écartée lors des négociations entre l’avocat de la défense Me Patrick Fréchette et le procureur aux poursuites pénales fédéral, Me Frank D’Amours.

Paulino fixera les observations sur la peine dans son dossier au moment où l’ancien chef de police américain de l’État du Missouri, Thomas Jeffrey Byrne, connaîtra sa peine le 17 septembre prochain.

Byrne transportait dans sa roulotte une arme Smith & Wesson de calibre 9 mm chargée lorsqu’il a été interpellé par des agents de l’ASFC à Stanstead en juin 2016. 

Incarcéré pendant quelques jours, Thomas Jeffrey Byrne avait aussi été remis en liberté après avoir déposé 10 000 $.

Il a plaidé coupable et attend sa peine.