Les administrateurs du BRAS-Outaouais sont arrivés au bureau lundi matin pour s'apercevoir qu'une fenêtre avait été fracassée.
Les administrateurs du BRAS-Outaouais sont arrivés au bureau lundi matin pour s'apercevoir qu'une fenêtre avait été fracassée.

Un voleur s'empare du coffre-fort d'un organisme communautaire

Louis-Denis Ebacher
Louis-Denis Ebacher
Le Droit
Un organisme communautaire du Vieux-Hull est privé de milliers de dollars à la suite du vol de son coffre-fort, survenu dans la nuit de dimanche à lundi.

Les administrateurs du Bureau régional d’action sida (BRAS) ont eu la mauvaise surprise de voir une fenêtre fracassée, lundi matin.

Ils ont rapidement remarqué que le coffre-fort de l’organisme avait été volé.

Selon le directeur général du BRAS-Outaouais, Sylvain Laflamme, la personne qui a commis ce crime connaît bien les lieux. «Il fallait vraiment savoir que le coffre-fort se trouvait à cet endroit. Selon moi, c’est probablement une personne qui est déjà venue ici, faire un paiement ou bénéficier de nos services.»

Le BRAS se servait d'une «petite caisse» pour donner cartes-cadeaux à des pairs aidants pour les remercier, ou à des gens démunis pour qu’ils puissent acheter des biens ou de la nourriture dans des commerces du quartier.

Le BRAS possède des logements, qu’il loue à des gens dans le besoin. «Ce qui fait mal, c’est qu'il y avait aussi de l’argent comptant provenant de certains loyers. Je ne suis pas certain que les assurances vont rembourser cela.»

La police de Gatineau a été appelée sur les lieux. En attendant que l'enquête progresse, M. Laflamme a publié une photo de la vitre cassée sur sa page Facebook. «Le Vieux-Hull, c’est petit. Beaucoup de gens nous ont déjà appelés.»

Comme plusieurs organismes communautaires, le BRAS ne roule pas sur l’or. Chaque dollar peut faire la différence auprès d’une clientèle vulnérable.

«Avec le froid qui s’en vient, rajoute M. Laflamme, nous aurions donné des cartes-cadeau pour que notre clientèle puisse aller s’acheter une paire de mitaines ou des bas chauds. C’est décourageant.»