L’accusé avait mis le feu à la résidence qu’il occupait avec sa mère, en avril dernier, parce qu’elle voulait l’évincer.

Un Tanguy incendiaire écope de deux ans de prison

Un homme de 40 ans accusé d’avoir mis le feu à la maison qu’il habitait avec sa mère, à East Farnham, a reconnu ses torts devant le tribunal.

Le procès de Marc Tétrault devait se tenir plus tôt ce mois-ci, mais l’accusé a choisi de plaider coupable aux principales accusations qui pesaient contre lui soit incendie criminel, menaces, fraude et possession de métamphétamines.

En avril dernier, excédé par les demandes répétées de sa mère pour qu’il quitte le domicile familial, l’homme au lourd passé criminel avait mis le feu à la résidence de la rue Jones à l’aide d’une bombonne de propane et d’un chalumeau.

Personne n’avait été blessé dans l’incendie qui avait fait pour environ 200 000 $ de dommages, la maison ayant été déclarée perte totale. M. Tétrault a été arrêté quelques heures plus tard à Cowansville.

Ses relations avec sa mère, déjà conflictuelles, s’étaient aggravées depuis la mort du conjoint de cette dernière, trois mois plus tôt. Il « pensait hériter de tout » et « en demandait toujours plus », avait indiqué la femme lors de l’enquête préliminaire.

Dispute

C‘est pourquoi Mme Tétrault avait commencé à rassembler les effets personnels de son fils, la veille du crime, ce qui a déclenché une dispute et mis — littéralement — le feu aux poudres. Elle a été réveillée, le lendemain, par le crépitement du toit de sa résidence.

La juge Julie Beauchesne, de la Cour du Québec, a accepté le 4 octobre dernier la suggestion de sentence commune présentée par la Couronne et la défense, représentées par Me Émilie Dion et Me Élise Henderson.

L’accusé devra passer deux ans en prison, mais, compte tenu du temps déjà passé en détention préventive, il lui reste 15 mois à purger. À sa sortie, il sera soumis à une probation de deux ans et il lui sera interdit de posséder des armes pour le reste de sa vie.

Par le passé, Marc Tétrault avait été trouvé coupable d’accusations de vol, extorsion, voies de fait armées, harcèlement, méfaits, introduction par effraction, entrave au travail des policiers et non-respect de ses conditions.