Yann Bertrand, coordonnateur des opérations au CSAD, François Désilets, physiothérapeute, Jean Hould, directeur des opérations et David Labrecque, directeur général du CSAD.

Un spectateur sauvé par un défibrilateur au CSAD: «Tout s’est passé très rapidement»

TROIS-RIVIÈRES — Un homme ayant vraisemblablement subi un malaise cardiaque, vendredi soir au Complexe sportif Alphonse-Desjardins (CSAD) de Trois-Rivières, a eu la vie sauve grâce à l’intervention rapide de bons Samaritains et de la présence d’un défibrillateur cardiaque à l’intérieur du complexe sportif. Pour le directeur du CSAD, le dénouement heureux de cette histoire vient prouver une fois de plus l’importance pour les installations sportives d’investir massivement dans ce genre d’équipement.

L’incident s’est produit vendredi soir, alors que les Élites de Jonquière et les Estacades de Trois-Rivières, de niveau midget AAA, s’affrontaient sur la glace. C’est un spectateur, parent d’un joueur de l’équipe de Jonquière, qui a subi un malaise, alors que les deux équipes terminaient de jouer la deuxième période, se souvient l’arbitre du match, Mathieu Binette.

«On a entendu des cris parmi les spectateurs alors que nous étions en train de remettre la rondelle en jeu. Tout s’est passé très rapidement», se souvient M. Binette, qui a pris la décision de suspendre le match à ce moment.

Le thérapeute sportif de l’équipe locale est alors allé chercher le défibrillateur qui se trouvait dans le complexe, pendant qu’un médecin, une infirmière et un pompier qui se trouvaient dans l’assistance ont porté secours à l’homme. Simultanément, un autre employé du CSAD a immédiatement contacté l’ambulance. Des manœuvres ont alors été entreprises, avant que le défibrillateur ne soit utilisé, confirme le directeur général du CSAD, David Labrecque. «Ils ont eu recours au défibrillateur. Ces équipements sont à usage unique et nous devons en faire rapport à la compagnie à chaque utilisation. Nous devons aussi envoyer les données à la compagnie pour analyse. C’est ce que nous sommes en train de faire ce matin», expliquait M. Labrecque, lundi.

Selon les informations disponibles, l’ambulance est arrivée sur les lieux moins de cinq minutes après l’appel. L’homme aurait quitté le complexe en étant conscient, et il se trouverait dans un état stable, selon ce qui a été rapporté aux différents intervenants impliqués dans l’affaire.

«Nous avons rapidement ramené les joueurs vers la chambre. Pour ma part, je suis paramédic de métier, alors j’ai voulu aller aider, mais des gens compétents étaient déjà avec la personne alors nous avons pris en charge son enfant qui faisait partie de l’équipe. Nous avons senti que l’atmosphère était très lourde après l’incident, que les joueurs étaient secoués. Alors de concert avec la ligue, nous avons pris la décision d’arrêter le match pour la sécurité des jeunes», ajoute l’arbitre Mathieu Binette.

Bon investissement

Pour le CSAD, l’investissement dans un nombre imposant de défibrillateurs allait de soi, mais l’événement de vendredi vient confirmer que la décision de se munir de ces appareils au-delà du ratio qui est exigé était certainement la bonne. Le complexe est en effet muni de quatre défibrillateur, soit un à l’aréna Jean-Guy-Talbot, un pour la surface de Dek hockey, un situé entre l’aréna et le terrain synthétique et un dernier portatif disposé dans une valise que les employés du CSAD peuvent emporter avec eux au gré des besoins et des compétitions sportives.

Le défibrillateur utilisé vendredi soir étant maintenant hors d’usage jusqu’à son remplacement, c’est le défibrillateur portatif qui sera installé entre l’aréna et la surface synthétique pour les prochains jours. «Déjà vendredi soir, dès que nous avons déployé le défibrillateur, nous avons apporté celui dans la valise au cas où un autre événement devait survenir. Nous sommes tenus d’avoir un seul défibrillateur par complexe, mais nous en avons quatre et nous ne regrettons absolument pas cette décision», ajoute David Labrecque, qui précise que la totalité de l’équipe du CSAD est formée afin d’utiliser ces équipements à tout moment.

Au cours de la dernière année, le CSAD a eu recours aux défibrillateurs à trois reprises. «Les trois fois, l’appareil a pu ramener la personne. Malheureusement dans un des cas, la personne est tout de même décédée dans l’ambulance. Mais à deux autres reprises, dont vendredi soir, la rapide intervention des personnes autour et la présence d’un défibrillateur a permis de sauver deux vies», remarque David Labrecque.

Le match qui opposait l’équipe de Jonquière aux Estacades sera par ailleurs repris le 30 novembre prochain, à la prochaine visite des Élites. Le match commencera à 18 h et la troisième période de ce match interrompu sera reprise.

Il y aura ensuite une pause et le match du calendrier régulier sera disputé.