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Le Programme d’aide financière au développement de l’offre de vélos en libre-service s’accompagne d’une enveloppe de 8 millions de dollars pouvant financer jusqu’à 50% des dépenses admissibles pour l’achat de vélos, qu’ils soient réguliers ou à assistance électrique, de même que l’acquisition de stations d’ancrage et les frais d’exploitation du service.
Le Programme d’aide financière au développement de l’offre de vélos en libre-service s’accompagne d’une enveloppe de 8 millions de dollars pouvant financer jusqu’à 50% des dépenses admissibles pour l’achat de vélos, qu’ils soient réguliers ou à assistance électrique, de même que l’acquisition de stations d’ancrage et les frais d’exploitation du service.

Un programme pour des vélos libre-service partout au Québec

Marie-Ève Martel
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est
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Lui-même un grand amoureux du vélo, le ministre des Transports et député de Granby, François Bonnardel, a annoncé mercredi un nouveau programme pour financer la mise en place de stations de vélo en libre-service dans toutes les régions du Québec.

Nommée Programme d’aide financière au développement de l’offre de vélos en libre-service, l’initiative s’accompagne d’une enveloppe de 8 millions de dollars pouvant financer jusqu’à 50% des dépenses admissibles pour l’achat de vélos, qu’ils soient réguliers ou à assistance électrique, de même que l’acquisition de stations d’ancrage et les frais d’exploitation du service.

Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la politique de mobilité durable 2030 du gouvernement du Québec et vise à favoriser les initiatives en transport collectif au détriment de « l’auto solo ».


« C’est vraiment le fun comme service à Montréal, mais ça pourrait être extraordinaire dans les autres régions du Québec. »
Le ministre des Transports, François Bonnardel

Le programme, en vigueur jusqu’au 31 mars 2023, s’adresse aussi bien aux municipalités qui désirent mettre en place un tel service que celles qui en bénéficient déjà et qui voudraient le bonifier.

« Je suis très heureux de l’annonce d’aujourd’hui (mercredi), qui contribuera à améliorer l’accès aux transports actifs partout au Québec. Davantage de citoyennes et de citoyens pourront désormais bénéficier de vélos en libre-service en région », a déclaré le ministre.

M. Bonnardel avait déjà évoqué son intention de mettre sur pied un tel programme à l’automne 2019, une idée tirée de la politique du gouvernement précédent, sous l’égide de Philippe Couillard. « Le problème, c’est que personne n’avait mis cette initiative de l’avant, et pour moi, c’est un enjeu qui m’interpelle depuis le début de mon mandat », a indiqué le député en entrevue à sa sortie du conseil des ministres.

« C’est vraiment le fun comme service à Montréal, mais ça pourrait être extraordinaire dans les autres régions du Québec », a-t-il poursuivi.

La Ville de Québec prévoit d’ailleurs d’implanter un service de vélopartage au cours des prochains mois sur son territoire. L’entreprise de Joliette Bécik Jaune a également contribué à l’implantation de services similaires dans quelques municipalités de la province.

Le ministre confiant

M. Bonnardel est confiant qu’un bon nombre de municipalités québécoises lèveront la main pour se prévaloir de l’aide financière du programme.

« Ce n’est pas une dépense si faramineuse que ça d’installer deux ou trois stations avec une douzaine de vélos chacune, une fois que la moitié des coûts est subventionnée », indique le ministre.

Le ministre des Transports François Bonnardel est confiant qu’un bon nombre de municipalités québécoises lèveront la main pour se prévaloir de l’aide financière du programme.

Celui-ci est convaincu que les détails du programme permettront aux administrations municipales de procéder à une bonne analyse de leurs besoins et de déposer des demandes par la suite.

Advenant que l’initiative soit victime de son succès, l’élu s’engage à « tout mettre en œuvre » pour que le programme d’aide financière soit prolongé, voire bonifié pour permettre à un plus grand nombre de municipalités de s’en prévaloir.

« C’est trop important, dit-il. On a vu le succès [du service] à Montréal : près d’un million de transports, quelque 660 bornes et 8000 vélos. Je ne vois pas pourquoi ce succès ne pourrait pas suivre dans les régions. »

De l’intérêt par plusieurs villes 

Bien qu’il n’ait pas eu le temps de prendre connaissance des détails de l’annonce au moment où il a été contacté par La Voix de l’Est, le maire de Granby, Pascal Bonin, voit d’un bon œil la mise en place du programme.

« C’est sûr que ce genre de programme pourrait être fort intéressant pour nous, compte tenu qu’on a compté un million de passages sur l’Estriade et qu’on souhaite aménager une piste cyclable sur la rue Principale », a-t-il indiqué, lui-même cycliste aguerri.

L’idée d’adhérer à un programme de vélo en libre-service n’est pas nouvelle dans la ville du Zoo, alors que la municipalité a déjà envisagé, en 2019, cette opportunité de mettre des vélos et des trottinettes à la disposition de ses citoyens.

Déjà, le programme de subvention pour soutenir l’acquisition d’un vélo, un partenariat entre la Ville et la fondation Écolo-Vélo du Cœur, mais aussi d’autres organismes à but non lucratif locaux, ayant eu cours pendant les trois dernières années, s’était avéré fort populaire, si bien que Granby avait bonifié à trois reprises le montant disponible pour répondre à la demande.

Le réseau cyclable de la ville a également pris de l’expansion au cours des dernières années, signe que cette activité de loisir continue de gagner des adeptes. « À Granby, le maire et le conseil ont amené le transport actif de façon très forte dans la Ville », souligne le maire Bonin.

De l’autre côté de l’autoroute 10, à Bromont, l’intérêt pour ce service est tout aussi grand. La municipalité prisée des adeptes de plein air mise déjà sur ses attraits naturels et ses infrastructures pour attirer des cyclistes d’ici et d’ailleurs à venir pédaler le temps d’une journée ou bien à venir s’y installer pour en profiter toute l’année.

L’annonce de mercredi a réjoui le maire Louis Villeneuve, qui a tôt fait de mettre le dossier entre les mains de la chargée de projet Annie Cabana. « On avait déjà étudié la possibilité d’offrir notre service, avec Tourisme Bromont et les Amis des sentiers, mais malheureusement, on n’avait pas pu aller de l’avant pour des raisons budgétaires, a-t-il rappelé. C’était un choix déchirant, mais c’était loin d’être un manque d’intérêt de notre part. »

« C’est sûr qu’un programme comme celui qui a été annoncé ce matin, ça peut venir changer la donne, a-t-il renchéri. C’est quelque chose que j’aimerais beaucoup voir à Bromont et ça cadre en plein dans notre vision d’une ville touristique et cycliste. »

Pour Bromont, se définir comme « ville vélo » amène d’innombrables retombées, notamment au plan économique. « On a au moins 65 % des gens qui viennent rester chez nous pour le plein air et le vélo », avait également indiqué l’élu, en 2019.