Un policier de la Sûreté du Québec qui intervenait sur une propriété pour un feu à ciel ouvert dans le secteur de la rue Albert à Cowansville a été mordu par un chien.

Un policier de la SQ mordu, le chien abattu

Des policiers de la Sûreté du Québec qui intervenaient pour un feu à ciel ouvert ont abattu un berger allemand après que la bête s’en soit prise à un agent en le mordant gravement, lundi soir, à Cowansville.

Les événements se sont produits dans le secteur des rues Albert et Dieppe, vers 22 h 15. Les patrouilleurs se sont rendus dans la cour arrière d’un immeuble locatif. Ils ont aussitôt remarqué la présence d’un homme de 37 ans qui faisait l’objet de mandats d’arrestation en matière de stupéfiants, explique la sergente Aurélie Guindon, porte-parole de la SQ en Estrie.

Pendant que les policiers intervenaient, le chien s’en est pris à l’un d’eux et l’a mordu au bras. Au même moment, le suspect a pris la fuite à pied dans un bois près de la rivière. D’autres agents sont arrivés sur les lieux. « L’animal a été abattu puisqu’il présentait des signes d’agressivité envers eux », explique la sergente Guindon.

Le policier a été traité par les paramédics qui l’ont ensuite transporté à l’hôpital Brome-Missisquoi Perkins de Cowansville.

Un ratissage a été effectué par des policiers et un maître-chien afin de localiser l’individu en fuite, mais en vain. Le suspect était toujours recherché mardi. La SQ n’était pas en mesure de confirmer si le suspect avait ordonné à son chien de mordre le policier. Si tel est le cas, le suspect pourrait être accusé d’agression armée. 

Le directeur de la SPA des Cantons, Carl Girard, a été appelé à intervenir à la suite de la morsure du chien. Il a toutefois été tenu en retrait en raison de la dangerosité de l’intervention. « Quand l’animal a été abattu, il faisait noir. C’était dans un milieu boisé. Ce n’était pas évident pour les policiers », dit-il. Le chien et son maître étaient connus de l’organisme. À plusieurs occasions, des citoyens ont signalé que l’animal errait. « On savait qu’il était peureux, agressif, ce qui le rend un peu plus imprévisible, décrit-il. C’est un chien territorial. »

Carl Girard indique qu’il n’avait pas vu l’animal depuis plus d’un an. « Ce n’est pas un chien qu’on voit sur une base régulière, précise-t-il. On avait eu une plainte pour un chien errant dans le secteur, mais on ne l’a pas capturé, donc on ne pouvait pas certifier hors de tout doute que c’était lui. »